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Les français à l’export ou quand les enveloppes nationales ne sont pas utilisées !

Même si le dynamisme de certains acteurs de la filière vitivinicole mérite d’être souligné, force est de reconnaitre que le réflexe export n’est pas encore acquis pas le plus grand nombre. Si l’on sait que les vins du Nouveau Monde appartiennent pour la plupart à des consortiums géants qui disposent de solides moyens en matière de promotion, que dire alors des producteurs italiens ou espagnols dont la volonté s’affirme jour après jour ?

Au-delà de quelques problèmes culturels, ce ne sont pourtant pas les moyens qui manquent malgré ce que tout un chacun pourrait éventuellement affirmer pour justifier sa démarche timide à l’export. Volontariat International à l’Etranger (VIE) par Ubifrance, assurance prospection par Coface ou encore OCM par Viniflhor, combien de producteurs connaissent vraiment les aides dispensées à la filière ? Et l’on ne peut même pas dire que les démarches soient compliquées … ce serait trop facile !

Dans un récent communiqué, Vitisphère rapportait l’inquiétude de Marianne Fischer Boehl qui s’inquiétait de la très faible consommation des fonds accordés aux états membres au titre de l’enveloppe nationale dans le cadre de l’OCM. « A fin mai, c’est-à dire à la mi- parcours de la première année de la réforme, les états membres n’ont en moyenne dépensé que 20% de leur enveloppe nationale. Certains n’ont encore rien dépensé » s’est alarmé la commissaire européenne chargée de l’agriculture et du développement rural. Et d’ajouter : « A ceux qui ne sont pas encore dans les starting blocks, je dis lacez vite vos chaussures de course et partez. C’est à tous les acteurs du secteur de faire des projets pour utiliser au mieux ces fonds. Et je pense essentiellement aux programmes de promotion. Alors creusez vous pour trouver plus d’idées pour utiliser cet argent »

Vinexpo Bordeaux n’a fait que confirmer que les marchés asiatiques seraient les premiers à redémarrer, ceux qui se positionnent dès maintenant seront indiscutablement les premiers servis. Certains l’ont déjà compris et enregistrent des débuts prometteurs, quant aux autres … ils ne pourront pas dire qu’ils n’avaient pas été prévenus. A moins que l’on ne continue à penser que la supériorité du vin français est tellement évidente que les acheteurs asiatiques vont naturellement venir à nous ! Mais il est largement permis d’en douter …

Sources : www.exporterduvinenasie.com et Vitisphère

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2 commentaires pour “Les français à l’export ou quand les enveloppes nationales ne sont pas utilisées !”

  1. “Et l’on ne peut même pas dire que les démarches soient compliquées … ce serait trop facile !” avant d’écrire une telle inepsie, vous auriez bien fait de vous plonger dans un dossier de demande de subventions VINIFLHOR et auriez aisément compris pourquoi elles ne sont pas utilisées .
    Si de telles subventions ne sont pas utilisées, c’est parce que volontairement on en fait de véritables usines à gaz pour dissuader de les demander. Après ça, on a beau jeu de prétendre que les subventions ne sont pas utilisées et de pouvoir les supprimer sans que personne n’ait à y redire…

  2. Bonjour, le ton était sûrement un peu provocateur ce qui a eu le mérite de susciter une réaction fort légitime de votre part. Si les demandes Ubifrance et Coface ne présentent pas de réelle complexité, force est de reconnaître que le dossier Viniflhor est plus ardu et c’est un bémol que nous aurions du exprimer dans cet article. De là à dire que les demandes sont délibérement complexes pour dissuader les demandeurs, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Pourquoi ne pas faire porter votre projet par une école de commerce type EDC (Ecole des Dirigeants et des Créateurs d’Ebtreprise) ou autres et bénéficier ainsi des étudiants et de l’expérience de leurs professeurs ?

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