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Incidence prévisible de la dépréciation de l’euro sur les échanges internationaux de vin

L’euro, qui valait 1,49 dollar au début de décembre 2009, a connu une chute très rapide : le 8 juin 2010, il était passé sous la «barre» de 1,20 dollars (1,19). C’est ce même jour que – symboliquement – Airbus obtenait un contrat de 11,5 milliards de dollars pour une commande des Emirats, ce qui symbolisait le regain de compétitivité des entreprises de la zone euro. Si, dans celle-ci, l’Allemagne est adepte de la politique de l’euro fort, d’autres pays ressentent l’incidence bénéfique pour leur commerce de la dépréciation de cette monnaie sur les exportations hors de la zone monétaire. Elles ont progressé en valeur de plus de 10 % dans le premier trimestre de 2010, pour atteindre 125 milliards d’euros en mars. Ce résultat tient, certes, en partie à la reprise de l’activité commerciale, mais en partie aussi à la dépréciation de l’euro. L’incidence de cette dépréciation devrait être notable sur les échanges de vins entre la zone euro et le « reste du monde ».

Les pays de cette zone ont, sur le plan vinicole, une grande importance : 94 % du potentiel vinicole et 79 % du volume de la consommation dans l’Union européenne, 60 % du potentiel de production et 50 % de la consommation dans le monde.La forte baisse de l’euro par rapport aux grandes monnaies mondiales devrait donc en 2010 influer sur les échanges des pays de la zone.

Source : Vitisphère

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