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16.000 € pour une bouteille de Champagne aux enchères !

Une bouteille d’un champagne rare a atteint l’enchère de 16.000 € lors d’une vente samedi 28 mars établissant ainsi un nouveau record mondial pour un champagne vendu aux enchères. Cette vente a d’ailleurs affiché des scores impressionnants : 96% des 1.000 lots ont trouvé preneurs, le tout pour un montant total de 3,5 millions d’euros. Les principaux acheteurs provenaient de Hong Kong, de la Chine Continentale, de Taiwan, du Japon, de la Corée du Sud, de Singapour ou encore d’Indonésie. 

Un super lot de 132 bouteilles de La Romanée Conti La Tâche dont les millésimes étaient compris entre 1985 et 2003 s’est échangé pour environ 1.89 millions de dollars HK (soit environ 180.000 euros) conformément aux estimations qui annonçaient un prix de vente situé entre 1,6 et 2,4 millions de dollars HK (HKD).

Plus de 1.000 bouteilles de champagnes rares provenant de la collection de Robert Rosania ont également été l’objet de nombreuses convoitises, la bouteille de Krug 1928 adjugée à plus de 16.000 € a d’ailleurs fait l’objet d’enchères particulièrement disputées.

La maison de ventes aux enchères, Acker Merrall & Condit (USA), s’est déclarée satisfaite du résultat de cette vente. « Ceci ne fait que confirmer le remarquable intérêt de la clientèle de Hong Kong pour les vins d’exception même si le marché s’est stabilisé en 2009 » affirme John Kapon, président et directeur des enchères de cette affaire de famille sur le marché depuis 1820. « Notre fichier client est en croissance constante, la plupart de nos clients sont de Hong Kong » déclare t’il tout en ajoutant que de nombreux clients de Chine, du Japon et de Corée font également partie de ce fichier. 

Acker Merrall & Condit est le leader de la vente aux enchères aux Etats-Unis et dispose maintenant d’un bureau à Hong Kong. La vente de samedi était la troisième tenue par cette entreprise depuis mai dernier, lorsqu’Acker Merrall & Condit a établi le record absolu sur le marché asiatique du vin avec un montant total dépassant les 6,2 millions d’euros. 

Depuis février 2008, Hong Kong a aboli les taxes sur le vin et la bière, les principaux acteurs de cette filière s’attendent donc à une progression spectaculaire des ventes. Sotheby’s a annoncé récemment qu’ils tiendraient leur première vente aux enchères début avril à Hong Kong avec 5.100 bouteilles de vin.

Source : news.xinhuanet.com

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3.(suite) Hong Kong, future plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin ?

Suite du troisième chapitre de cette étude commanditée par le Département Recherche du Hong Kong Trade Development Council auprès d’Actrium Solutions (HK). Ce document, en langue anglaise, sur la distribution et le commerce du vin à Hong Kong et en Chine est l’un des plus complets qui soit disponible gracieusement. Compte tenu de son intérêt , www.exporterduvinenasie.com a décidé de le traduire et d’en faire profiter les lecteurs qui ne parlent pas la langue de Shakespeare. Les différents chapitres seront publiés au fur et à mesure sur ce blog, restez connecté pour vous tenir informé des dernières publications.

Les faiblesses de Hong Kong
De prime abord, Hong Kong semble disposer de tous les ingrédients pour devenir la plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin. Cependant, les autres concurrents asiatiques à ce titre ne doivent pas être sous estimés. De fait, Hong Kong pourrait éventuellement échouer dans sa mission de conquête du marché si des moyens adéquats ne sont pas mis en place pour s’affranchir de quelques obstacles.

1. Bref historique dans le commerce du vin comparé à Londres.
Hong Kong dispose d’un pool significatif de négociants, lesquels disposent d’une solide connaissance du vin et de sa distribution sur un plan international. Toutefois, cette expérience du marché du vin fin reste embryonnaire comparée à celle de Londres en la matière. En effet, la cité britannique dispose d’une expertise multiséculaire et d’un exceptionnel tissu relationnel avec les producteurs et les négociants du monde entier. Dans le monde viticole, Londres fait clairement autorité en termes d’évaluation, de formation et reste la référence en matière d’indexation du cours des vins. De fait, la réputation de Londres ne s’est pas faite du jour au lendemain …

2. Le premier avantage pris par Singapour.
Au début de ce siècle, Hong Kong a essayé de s’imposer comme plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin mais l’éclatement de la bulle Internet en 2000 et l’épidémie de grippe aviaire en 2003 ont sérieusement freiné son développement économique en la matière. Singapour a tiré avantage de cette situation sans réelle concurrence sur le marché asiatique et bénéficie maintenant d’une solide réputation. Par ailleurs, Singapour peut également capitaliser sur le salon Wine for Asia qui n’en est pas à son coup d’essai, Hong Kong a donc affaire à fort parti.

3. Une expertise limitée dans le domaine du vin.
La distribution du vin est une industrie aux multiples facettes et son succès dépend de nombreux secteurs adjacents. Hong Kong doit apprendre à coordonner de multiples activités : hôtellerie, restauration, logistique et stockage sans parler des séminaires, conventions et autres salons ou de tous les autres services qui gravitent autour de l’industrie viticole. Singapour a, depuis longtemps, reconnu le besoin de former une génération d’experts du vin pour soutenir le développement régional de cette industrie. Depuis plus de dix ans, le Centre d’Education et de Formation de l’Association Hôtelière de Singapour (Singapore Hotel Association Training and Education Centre) développe des programmes spécifiques destinés au secteur hôtelier et à tous les services de premier rang. Singapour dispose donc d’une main d’œuvre expérimentée pour tout ce qui touche de près ou de loin le commerce du vin, Hong Kong ne peut pas en dire autant dans l’immédiat. De fait les fondations ne sont pas encore suffisamment établies pour soutenir le développement de Hong Kong même si les choses bougent très rapidement. Hong Kong a clairement besoin d’experts en logistique, d’œnologues, de consultants, de formateurs, de sommeliers, de viticulteurs sans parler de main d’œuvre de premier rang.

Le positionnement de Hong Kong
Après avoir étudié les forces en présence et évalué les avantages et les inconvénients de Hong Kong, il est clair que son positionnement doit être différent de Singapour et ne pas se limiter à la logistique. Hong Kong doit s’orienter principalement sur le commerce, le marketing et l’investissement, secteurs qui enregistrent les plus fortes valeurs ajoutées et pour lesquels Hong Kong dispose de solides atouts. Hong Kong a toutes les chances de prendre une position de leader à condition de respecter les trois points suivants :

1. Un centre de commerce et d’investissement.
Une connaissance du vin qui s’améliore de jour en jour, un système financier particulièrement bien établi, une libre circulation de l’information et des biens … Hong Kong dispose d’une image flatteuse en tant que place mondiale de l’économie libre. Ceci est un avantage non négligeable pour se positionner en tant que plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin.

2. Un centre d’exposition et de marketing.
Le nombre significatif de professionnels du marketing, le niveau de connaissance de certains experts et la remarquable expérience de Hong Kong en matière d’organisation de salons professionnels sont autant d’atouts pour relever ce challenge.

3. Un centre de stockage et de distribution.
La position géographique privilégiée de Hong Kong, son aéroport ultra moderne, ses infrastructures de transport adaptées, ses procédures douanières simplifiées et l’efficacité globale de son management comptent également parmi les points forts de la cité.

Source : Hong Kong Trade Development Council
Prochain chapitre : Les stratégies mises en oeuvre

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Shanghai : une bonne adresse pour les vins du Languedoc

Un an après son ouverture, la Maison du Languedoc-Roussillon à Shanghai, ouverte par le conseil régional, tire un premier bilan de son action : l’action de ses équipes dans l’assistance aux entreprises régionales a permis de faciliter la commercialisation de 1,3 M de bouteilles. Grâce aux contrats passés avec des distributeurs, ce chiffre devrait doubler cette année. Yiran Liu, directrice de l’anrenne de Shanghai, constate que la tendance n’est plus à l’exportation de vins d’entrée de gamme à 1,50 € la bouteille. L’année dernière, 60% des containers comportaient des vins positionnés entre 2 et 5 €et le reste entre 3 et 7 €. Autre précision : les consommateurs chinois privilégient les vins médaillés ! La distribution des vins “Sud de France” se fait sur Shanghai mais aussi sur Guangzhou, Shenzen et Pékin, mais aussi dans les provinces du Sichouan, du Shadong, du Hubeï et du Hunan.

Source : VSB La Lettre

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Ils plaquent tout pour aller vendre du vin en Chine

Barbara et Frédéric Choux

Barbara et Frédéric Choux

Nous avons retrouvé cet article du Journal du Net daté de septembre 2007. Ce n’est certes pas une news de première fraicheur mais il est intéressant de noter que ce couple de pionniers de la distribution du vin français en Chine signalait déjà : “les opportunités pour le vin français sont incroyables” à une période ou les droits de douane n’avaient pas encore été abolis à Hong Kong. Par ailleurs, l’article fait état de prix de vente de 4,6 à 8,8 € avec une montée en gamme, il existe donc bien un marché entre “l’ultra premium” des ventes aux enchères et le vin à 1 € ! Peut être recevrons nous prochainement des nouvelles de Barbara et Frédéric Choux ?

“Avec mon épouse Barbara, nous avons toujours été passionnés par le vin” explique Frédéric. “J’ai fait toutes mes études dans le Bordelais”. Au bout de 8 ans dans l’audit financier à Paris, Frédéric plaque tout et décide de lancer son entreprise de distribution de vin. Le secteur étant totalement bouché en France, le couple part s’installer en Chine. “Ce pays nous semblait le marché le plus prometteur. Alors qu’en France on boit en moyenne 50 litres de vin par habitant, les Chinois n’en boivent pour l’instant que 0,45 litre !” justifie Frédéric.

Une implantation stratégique loin des mégalopoles
Ils choisissent un point de chute plutôt original : Dalian, une ville “moyenne” (7 millions d’habitants), à une heure d’avion à l’est de Pékin. “C’est un peu une “Côte d’Azur” chinoise” sourit Frédéric. Mais Dalian est surtout un endroit stratégique : c’est le troisième port de Chine. “Nous voulions éviter la concurrence frontale avec les grosses boîtes installées à Shanghaï ou Pékin”. Malgré leur implantation atypique, ces marchés sont facilement accessibles.

Miser sur la qualité
Les vins importés sont exclusivement français. “Nous avons plus de 40 vins à notre carte, soigneusement sélectionnés auprès de producteurs que nous connaissons personnellement” garantit Frédéric. Les bouteilles sont acheminées en Chine en bateau réfrigéré à 15°C pour conserver la qualité intacte. Si le couple a commencé à distribuer ses produits auprès de particuliers, le chiffre d’affaires est aujourd’hui réparti à peu près également entre la grande distribution (Carrefour et Auchan), l’hôtellerie restauration haut de gamme, les entreprises et les particuliers. “Le secteur corporate est particulièrement intéressant car on nous commande souvent de grandes quantités pour des banquets ou des cadeaux d’entreprise. Pour la fête nationale, qui a lieu le 1er octobre, nous devons par exemple livrer 900 bouteilles dans 23 villes différentes”. Les prix vont de 46 à 888 yuans (4,6 euros à 8,8 euros). C’est certes un peu cher pour le Chinois de base, mais pas pour la classe moyenne grandissante. “On remarque que les Chinois montent en gamme au fur et à mesure qu’ils apprennent à connaître le vin. Les gens nous posent des questions de plus en plus précises, et certains sont de vrais connaisseurs” atteste Frédéric.

De la promotion gratuite !
Il y a certes une forte concurrence, mais ses produits bénéficient indirectement de toutes les campagnes de promotion du vin en général. “Plus les Chinois connaîtront ce produit, et plus la consommation va augmenter”. Même le gouvernement leur facilite la tâche : il encourage les Chinois à se détourner de l’alcool de riz (qui titre 50° !), et à adopter des alcools meilleurs pour la santé.

Des routes en état pitoyable
Le gros problème reste la logistique. La Chine est un pays immense : “On doit acheminer des produits assez fragiles sur des routes parfois mal entretenues. Sur la côte est, ça va, mais dès qu’on va un peu à l’intérieur du pays, c’est une catastrophe”. Sans compter les tracasseries administratives lors du passage d’une province à une autre. “Toutes ces formalités prennent beaucoup de temps. On peut mettre 7 jours à envoyer une bouteille à l’autre bout de la Chine, alors que nos clients réclament des délais de livraison de plus en plus rapides” se plaint-il. Frédéric et Barbara n’ont pas encore eu le temps de profiter vraiment de leur vie chinoise. “En 3 ans, on n’a pris qu’une semaine de vacances” explique Frédéric. “Il faut tout le temps serrer des mains, distribuer des cartes de visite, organiser des dégustations…” Mais il voit l’avenir en rose : “les opportunités pour le vin français sont incroyables”.

Frédéric Choux : fondateur du site DCT Wines

Frédéric Choux - Fondateur de DCT Wines

Son profil   
Age : 33 ans (à l’époque de l’article ;-) )
En Chine depuis : octobre 2004
Création de l’entreprise : avril 2005
Effectifs : 22 personnes, dont 5 Français

Source : Le Journal du Net

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Chine : quand l’élite du vin courtise l’élite automobile

AWA Wine, entité de l’assureur Regal Life Concepts, basé à Canton, a annoncé la conclusion d’un partenariat avec la branche chinoise de la compagnie automobile Lexus, ZhongSheng LEXUS, dont l’objet est d’organiser des dégustations de vin dans le magasin-vitrine de la marque dans la ville de Dongguan.

Dongguan est limitrophe de Canton et compte le plus grand centre commercial du monde ; sa région, au sein de la province de Canton, est la troisième région d’exportation du pays ; c’est une des régions de Chine où le développement est le plus dynamique et où sont réunies les conditions de l’émergence d’un marché des vins fins prometteur pour AWA Wine.

Nie Weifeng, PDG de AWA Wine a précisé que ce partenariat s’inscrivait dans une démarche plus globale : “Des partenariats avec les concessionnaires de voiture de luxe se sont révélées être une stratégie payante pour le recrutement de notre clientèle et des membres de notre club de dégustation. Nous allons continuer à travailler en ce sens et à relier notre mission et notre image à celle de ces prestataires qui offrent à leurs clients des services d’exception dans des endroits splendides.”

Eric Wildstein, PDG de Regal Life, a déclaré qu’ “en liant son destin à des clubs de voitures d’élite, comme Lexus ou BMW, AWA Wine avait assuré sa notoriété au sein d’un groupe important de clients chinois influents, tout à fait en ligne avec sa cible pour les événements d’entreprise qui constituent le gros de son activité”.

Source : www.vitisphere.com

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Berry Bros & Rudd engage un nouveau directeur du développement

A Hong Kong, le négociant de grands crus, Berry Bros. & Rudd vient d’engager Geordie Willis en tant que directeur du développement pour faire face à la croissance du marché dans le Sud-est asiatique.

Willis, neveu du président (Simon Berry), prend en charge le développement sur Hong Kong et la région de cette affaire de famille de plus de 310 ans à travers huit générations. Hong Kong s’est auto proclamé plateforme asiatique du commerce et de la distribution du vin depuis l’abolition des taxes l’année dernière.

Nicholas Pegna, directeur général de Berry Bros., déclare : « Le marché est rapidement devenu mature et la demande reste très soutenue avec un remarquable engouement pour tout ce qui touche la connaissance du vin. ». Il ajoute : « L’affectation de Geordie à notre équipe hongkongaise va permettre de répondre à l’intérêt croissant des clients de la région et plus particulièrement de Chine ». Willis, qui est âgé de 28 ans, a passé deux ans en tant que maître de cave dans le magasin le plus important de Londres avant de quitter l’entreprise pour rejoindre une agence marketing.

Source: just-drinks.com editorial team

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3. Hong Kong, future plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin ?

Troisième chapitre de cette étude commanditée par le Département Recherche du Hong Kong Trade Development Council auprès d’Actrium Solutions (HK). Ce document, en langue anglaise, sur la distribution et le commerce du vin à Hong Kong et en Chine est l’un des plus complets qui soit disponible gracieusement. Compte tenu de son intérêt , www.exporterduvinenasie.com a décidé de le traduire et d’en faire profiter les lecteurs qui ne parlent pas la langue de Shakespeare. Les différents chapitres seront publiés au fur et à mesure sur ce blog, restez connecté pour vous tenir informé des dernières publications.

Les forces de Hong Kong
Les facteurs qui ont permis à Londres de se positionner comme la première cité mondiale de distribution et de commerce du vin sont divers : position géographique avantageuse, plateforme commerciale bien organisée, excellentes ressources en matière de stockage du vin et droits de douane avantageux. Hong Kong dispose d’avantages extrêmement similaires :

1. Position géographique
La situation géographique de Londres lui permet d’accéder aux vins des régions les plus connues (Italie, France …) tandis qu’Hong Kong est à proximité immédiate des marchés en plus forte croissance tels que la Chine Continentale et les régions du nord de l’Asie. Située au cœur de l’Asie, Hong Kong est aux portes du Pearl River Delta (estuaire de la Rivière Perle), arrière pays qui offre un réseau routier de première catégorie vers la Chine. Dans ce contexte, Hong Kong s’impose logiquement comme le point de départ des échanges commerciaux avec le reste de l’Asie. Si Hong Kong devient la plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin (WTDC), le transport des vins du Nouveau Monde sera grandement simplifié. En effet, ces produits pourront maintenant atteindre directement l’Asie sans transiter par Londres : un tel dispositif permet de gagner du temps, de réduire les coûts et offre également l’avantage de ne pas exposer le vin à des transports de longue distance éventuellement préjudiciables à sa conservation.

Hong Kong dispose d’autres avantages : sa flexibilité, sa compétitivité et sa capacité logistique à distribuer rapidement les produits à la demande (ex : à l’occasion d’évènements ponctuels de promotion du vin) ou en petite quantité aux nombreux clients asiatiques. De surcroît, le climat de Hong Kong est plus tempéré que Singapour en hiver, un avantage certain pour le transport et le stockage.

2. Une libre circulation des biens.
Hong Kong est un port franc sans droit de douanes à l’exception d’un droit d’accise pour quelques rares articles. Depuis plusieurs dizaines d’années, cette disposition a permis à Hong Kong de devenir la plateforme commerciale asiatique de référence pour de nombreux produits à forte valeur ajoutée. A titre d’exemple, Hong Kong est l’un des principaux marchés d’investissement de la perle et ce, indépendamment de l’absence de production locale. Ce statut de plateforme commerciale attire de nombreuses entreprises particulièrement pointues dans le domaine du négoce international. Ceci vaut également pour les fournisseurs et les acheteurs asiatiques grâce à l’efficacité du management local et son bilinguisme.

3. Absence de droits de douane.
Le 27 février 2008, le Secrétaire d’Etat aux Finances de Hong Kong a annoncé l’abolition des taxes sur les vins avec un effet immédiat. Jusqu’alors, Hong Kong ne jouissait pas d’une position favorable pour le négoce compte tenu des droits de douane calculés sur la valeur du vin, les charges administratives entrainaient des frais logistiques importants qui freinaient les négociants. Cette situation diminuait clairement  les chances de voir Hong Kong prendre le leadership sur le commerce et la distribution du vin.

La suppression des taxes a de nombreux effets positifs :

3.1) La réduction des charges administratives et des coûts de stockage.
- Aucun besoin d’entrepôt en douane : l’importateur n’a plus à s’acquitter de droits de douane et aucune inspection des produits n’est exigée. Le stockage du vin peut s’effectuer sans contrainte ; outre l’avantage offert aux négociants, ceci a également un effet positif sur l’immobilier avec la reconversion d’anciens buildings industriels en plateformes de stockage adaptées.
- Un encouragement pour les collectionneurs asiatiques et hongkongais à rapatrier leurs collections et bénéficier du remboursement des taxes depuis Londres ou d’autres cités étrangères. Pour les investisseurs les plus sérieux, ce remboursement peut s’avérer suffisamment élevé pour réinvestir sur Hong Kong.

3.2) La simplification de la distribution et du commerce du vin.
- L’abolition des droits de douane face à de nombreux pays européens entraine inévitablement une augmentation du négoce des vins « premium » et positionne Hong Kong comme une place de marché incontournable dans ce domaine. L’augmentation du volume des transactions va naturellement créer un second marché pour la vente des vins de haut de gamme.
- L’absence d’inspection et de stockage prolongé en zone douanière présente moins de risque pour la conservation des grands crus, le fait que les négociants n’aient plus à supporter de charges administratives ne peut que promouvoir le commerce du vin et ce, de manière durable.
- Le stockage en quantité de nombreux grands crus sur site permet d’offrir une logistique sur mesure et une livraison à la demande à moindre coût et ce, quelle que soit la quantité et le moyen de transport. Les évènements ponctuels de promotion du vin et autres opérations marketing sont assurés d’un support logistique sans failles. 

3.3) La promotion des ventes aux enchères et du haut de gamme.
Comme cela a été vu précédemment, l’absence de taxe indexée sur la valeur du vin est également un élément qui plaide en faveur de l’investissement. Les maisons de vente aux enchères trouvent en Hong Kong une ressource idéale pour écouler leurs biens auprès des investisseurs asiatiques.

3.4) La promotion de la dégustation et de la consommation.
Hong Kong est également amené à prendre une place de premier ordre dans le domaine de l’oenotourisme, la levée des taxes a également un effet positif sur les réunions, séminaires, conventions et autres salons (MICE : Meetings, Incentives, Conventions, Exhibitions) et sur le tourisme à titre privé. De fait, Hong Kong rivalise maintenant avec les premières capitales mondiales telles que Londres ou New York. 

3.5) Le premier port franc mondial des grandes économies.
Au-delà de tous les avantages exprimés ci-dessus quant aux aspects de logistique et commerce, la levée des taxes envoie un signal très fort à tous les acteurs de la filière, la valeur publicitaire d’un tel dispositif est considérable.

3.6) Un système financier bien établi (libre circulation des capitaux)
Depuis plusieurs décades, Hong Kong s’est imposé comme une solide plateforme financière d’investissements. Un récent rapport de la City of London Corporation donnait Hong Kong comme la troisième base financière internationale après Londres et New York devant Singapour et Zurich. Le marché hongkongais est le plus actif en termes de valeurs mobilières et de liquidités et Hong Kong est le centre asiatique le plus influent dans le domaine du capital investissement avec le contrôle d’environ 30% du capital de la région pour un montant de 40 milliards de dollars US. Ce succès financier s’explique en partie par la libéralisation de l’économie et par le fait que les plus values et dividendes ne sont pas assujettis à taxes. Les fonds d’investissements dans l’industrie du vin sont contrôlés par des entreprises étrangères qui disposent de bureaux locaux. Cet état de fait est principalement lié au droit d’accise qui existait dans le passé. Compte tenu de la solidité de son système financier, Hong Kong a maintenant toute latitude à attirer de nouveaux capitaux et différents experts tels qu’investisseurs, analystes et chercheurs.

3.7) Le développement du marketing de marque
Le pouvoir de la marque est un élément important pour les consommateurs asiatiques, lesquels y sont particulièrement sensibles. Les stratégies de marques des producteurs du Nouveau Monde ont porté leurs fruits et leur ont permis d’enregistrer de véritables succès marketing. Le pool d’experts en marketing et autres professionnels basés à Hong Kong est un atout important pour les fournisseurs et négociants qui souhaitent implanter leurs produits dans la région et ce, plus particulièrement dans le domaine du haut de gamme. Depuis longtemps, Hong Kong est l’une des toutes premières places de marché pour de nombreux produits « tendances » : montres, bijouterie, cosmétique et mode. C’est donc assez logiquement que le vin haut de gamme profite maintenant de cette vitrine pour la commercialisation … A terme, la connaissance et l’expérience développées par Hong Kong pourrait bien permettre à des acteurs du marché continental d’imposer leurs marques à l’international. Car Hong Kong a toujours été le choix de prédilection pour les investisseurs étrangers désireux d’approcher le marché de la Chine et pour les entreprises chinoises souhaitant s’implanter en dehors de leurs frontières.

3.8) L’aspect culturel et l’enseignement du vin
La culture et le style de vie sont deux fondamentaux du vin et la présence de vrais connaisseurs ne peut qu’augmenter la crédibilité de Hong Kong en tant que plateforme internationale de distribution et de commerce. La connaissance du vin remonte à plusieurs décennies compte tenu des relations entretenues avec le Royaume Uni. Plus récemment, le retour d’immigrants vers Hong Kong n’a fait que renforcer cette connaissance du vin. Pour ce qui concerne les grands crus et autres « vintages », Hong Kong dispose d’un nombre impressionnant de connaisseurs dont les collections sont dignes des plus grands standards internationaux. Quant au marché de masse, tous les indicateurs tendent à démontrer un intérêt grandissant de la part du grand public.
- Il y a plus de 2.000 licences de débit de boissons et 180 grossistes en vins sur Hong Kong
- Les hôtels et restaurants accueillent des dîners de dégustation particulièrement courus et les caves à vins des hôtels de prestige regorgent de grands crus et autres bouteilles « vintage »
- On ne compte plus les centres, associations, clubs et écoles qui se sont ouverts autour du vin au cours des dernières années.

3.9 L’impartialité
A l’instar de Londres, Hong Kong n’est pas considéré comme partial compte tenu de sa production de vin particulièrement limitée. Les producteurs des régions traditionnelles ou du Nouveau Monde n’ont aucun doute quant à l’impartialité et la crédibilité de Hong Kong en tant que plateforme internationale de distribution et de commerce du vin.

3.10 La qualité des transports,
Le trafic portuaire de Hong Kong est l’un des plus élevés au monde et son aéroport (HKIA) occupe la première place en matière de fret aérien international depuis 1996. En 2006, le Hong Kong International Airport a contrôlé plus de 4 millions de tonnes de fret devançant Séoul – en deuxième position – d’un million de tonnes. L’intégration continue du Pearl River Delta, le Yangtsz River Delta et d’autres emplacements stratégiques en Chine Continentale vont permettre à Hong Kong de renforcer sa position de « hub » aérien vers la Chine Continentale en offrant des services compétitifs et efficaces pour le transport des passagers et le fret. 

Quelques élements sur l’aéroport de Hong Kong
85 compagnies aériennes
150 destinations couvertes
40 destinations couvertes vers Chine Continentale 
42 destinations couvertes vers autres villes asiatiques 
68 destinations couvertes vers autres villes mondiales
5.600 vols hebdomadaires 
Source : autorités de l’aéroport de Hong Kong – 2006

Aucune autre métropole asiatique n’offre autant de correspondances et de liaisons aériennes régulières vers la plupart des grandes villes de Chine avec un coût de transport aussi modéré. Si l’on considère que la Chine Continentale est le moteur de la croissance pour le commerce du vin en Asie, Hong Kong dispose incontestablement d’un avantage décisif en la matière.

Source : Hong Kong Trade Development Council
Prochain chapitre : Hong Kong, future plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin ? (Les faiblesses et le positionnement de Hong Kong)

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Champagne d’exception : cuvée spéciale année du Buffle.

En Chine, chaque année est marquée du sceau d’un animal. Cette année, nous entrons donc dans l’année du buffle. Pour cette raison, les champagnes Pommery ont concocté une cuvée Louise rosée 2000. Attention série limitée. Cette cuvée est la quintessence du savoir-faire œnologique du chef de cave des champagnes Pommery.

Ce très grand champagne trouve son équilibre dans l’assemblage de pinot noir d’Aÿ, chardonnays d’Avize et de cramant, soit rien moins que trois grands crus de la Champagne. Après un vieillissement dans les crayères Pommery, la cuvée Louise dévoile une robe aux teintes rose tendre pâle et légèrement ambré, signe d’une belle maturité et d’une grande délicatesse. On reconnaîtra un arôme de fraise des bois associés à des fruits blancs comme la pêche de vigne et la pomme.

Pour fêter l’année du buffle, la bouteille est présentée dans un coffret de bois laqué précieux – laque Chine rouge. Il n’en existe que 200 exemplaires.

Source : Trésors du Goût www.tresors-du-gout.fr

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