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Frédéric Beerens : Hong Kong, centre de l’Asie

Frédéric Beerens est le «Monsieur Asie » du champagne Gosset et du cognac Frapin. Fort de son expérience dans cette partie du monde, il nous explique, sans langue de bois, les rouages de ce marché, dans ses bons comme dans ses mauvais côtés…

R. V. I. : En tant que représentant de deux prestigieuses marques françaises en Asie, quel regard portez-vous sur l’élan asiatique de cette dernière décennie ?

Frédéric Beerens : La région est principalement tirée par la Chine où le cognac et le champagne ont encore de belles perspectives. Le champagne peut encore progresser dans tous les pays d’Asie, sauf peut-être au Japon où il a atteint le plafond. Dans ce même pays, les ventes de cognac sont désespérantes et personne ne sait comment redresser ce marché qui était si florissant. On n’a jamais vendu autant de cognac que lorsque le VSOP était à 12 000 yens et le XO à 40 000 ! Dès lors qu’ils coûtent respectivement 2 500 et 8 000, on n’en vend plus ! L’image est vieillissante. Dans la plupart des bars que fréquentent les jeunes, on trouve des centaines de whiskies, vodkas, liqueurs… et une bouteille de cognac ! Les Cognaçais n’ont peut-être pas saisi leur chance en évitant les millésimes et les indications d’âges simples ! Cette arrogance leur a coûté le marché taïwanais, où les malts font un malheur. L’atteste la réflexion des importateurs aujourd’hui : « Vous nous vendez un cognac 20 ans d’âge au même prix qu’un XO dont vous nous disiez qu’il avait 30 ans ! »

R. V. I. : Quelles sont, selon vous, les orientations du marché en Asie dans les années à venir ? Observe-t-on des tendances selon les pays, selon les critères sociaux ou autres ?

F. B. : En Chine, la consommation d’alcool et de vins importés ne représente qu’une toute petite part. Il faut que ce marché se développe naturellement au niveau du goût en proposant, au début, des produits davantage sucrés. N’oublions pas qu’au Japon, il y a 25 ans, les tendances étaient pour les vins doux d’Allemagne et les rosés d’Anjou. Pour le champagne, cela prendra du temps en Chine, mais il y a trois problèmes : les Chinois n’aiment pas le blanc, ni le sec, ni les bulles. Mais ça va évoluer. Imaginons que les femmes se mettent à aimer le champagne comme ça a été le cas au Japon ! Pour Gosset, nous adoptons une stratégie d’attente en Chine, ce qui signifie que nous laissons les grandes marques faire le travail de base.De notre côté, nous mettons l’accent sur la haute gastronomie, les hôtels, et sur les caves à vins. La restauration indépendante se développe énormément et c’est notre chance. Les marchés évoluent, le consommateur cherche autre chose que « les étiquettes ». Donnons comme exemple l’Australie, un marché dont je m’occupe aussi, où nous avons fait de belles percées en axant sur le haut de gamme. Lorsque j’y passe dix jours, je n’entends plus parler des grandes marques et ça fait du bien. Côté cognac, il se vend en Chine surtout dans trois secteurs : il y a le marché de la nuit (night-clubs, karaokés), le marché cadeau (fête de la Lune, Nouvel An chinois), puis les restaurants et les banquets. Pas les bars ni les pubs ! Enfin, le Chinois ne boit pas chez lui. Toutefois le marché cadeau fonctionne, mais il est risqué. Il faut inclure en plus de la bouteille des cadeaux tels des verres, des miniatures ou autres. Ainsi, si la présentation n’est pas bien étudiée, on risque de se retrouver avec un grand stock de coffrets qu’il est impossible d’écouler l’année suivante.

R. V. I. : On parle souvent de la difficulté à commercer avec les Chinois. Qu’en est-il réellement ? Sont-ils fiables ? Quelles sont les précautions à prendre ?

F. B. : La Chine est de plus en plus ouverte, on y fait des affaires comme ailleurs. Mais il faut être réaliste, le temps des joint-ventures est fini. Elles se sont souvent traduites en « joint-adventures » ! Au passage, soulignons quand même que les grands importateurs de vins et spiritueux en Chine sont souvent plus flexibles que ceux du Japon. Aux USA, j’ai connu dans toutes les sociétés où j’ai travaillé de grandes difficultés de règlement avec des procès coûteux. Jamais en Chine ! Concernant la corruption, elle est toujours là mais les autorités essayent de la combattre avec beaucoup plus de rigueur qu’aux Philippines, en Indonésie ou en Thaïlande par exemple. Et puis, on ne peut pas supprimer du jour au lendemain la contrebande. Le plus grand problème est l’imitation des carafes, et même Frapin y a été confronté.

R. V. I. : Vous êtes posté à Hongkong, marié à une Hongkongaise, est-ce un plus pour appréhender ce marché, cette culture asiatique ?

F. B. : Hongkong est vraiment le centre de l’Asie. On s’y installe facilement, on est près de tout, mais ça coûte cher. Mon épouse m’aide beaucoup sur des marchés comme la Chine et Taiwan et nous voyageons régulièrement ensemble. C’est un plus.

R. V. I. : Après Hongkong, c’est Macao qui devient un port franc en matière de vins. Y a-t’il concurrence entre ces deux zones ?

F. B. : Macao, après des décennies sans véritable progrès et une image douteuse, a surtout explosé à cause de ses nouvelles licences de casinos qui la mettent au niveau de Las Vegas. Mais les hôtels sont vides en semaine, et durant les week-ends ça commence à se calmer. On se demande s’ils ne vont pas trop vite. Macao a besoin de développer des activités de salons, d’expositions, de conférences, de voyages incentive. Mais maintenant, qui souhaite emmener ses employés dans un centre de jeux, de massages et de prostitution ? Pour l’instant, ce sont les Chinois de Chine, c’est tout. Un de nos concurrents y a ouvert un bar à champagne mais on y boit surtout de la bière ! Bref, Hongkong a peu à craindre de Macao… et Macao de Hongkong tant que cette dernière n’a pas de casinos… En revanche, Singapour pourrait poser des problèmes à Macao dès l’ouverture de nouveaux casinos…

 

 

Source : La Revue Vinicole Internationale

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Assortir les vins à la cuisine chinoise.

L’exploration de la cuisine chinoise est un triple bonheur pour les amateurs de vins et de gastronomie.

Premièrement, votre expérience culinaire peut s’adapter à tous les calendriers et à tous les budgets grâce à la multitude de restaurants qui existe : service complets, buffet à volonté ou repas à emporter.

Deuxièmement, la cuisine chinoise est principalement basée sur des ingrédients fraichement cuits, des herbes et des épices et très peu de matières grasses. Ces plats se marient bien avec les vins primeurs destinés à être consommés rapidement, il n’est pas nécessaire de dépenser une somme importante dans un cru vieilli en fût de chêne pour se faire plaisir.

Troisièmement, l’association des vins avec la cuisine chinoise est délicieuse.

Ce serait une erreur de recommander un vin en particulier avec la cuisine chinoise : après tout, peut-on le faire aux Etats-Unis avec des plats aussi différents qu’un steak façon Chicago ou un homard de Nouvelle-Angleterre ? Pour autant, comme avec toutes les autres cuisines, certains principes directeurs s’appliquent quant au choix des vins à marier avec la cuisine chinoise à commencer par la recherche de dénominateurs communs de saveur.

Les plats légers se marient avec des vins du même type tandis qu’un plat plus riche demandera un vin plus puissant. Les plats « braisés rouge » (red cooking) de Shanghai aux saveurs de soja et de terre s’associent bien à des cépages Syrah. Les plats cantonais, plus légers, tels que les fruits de mer cuits à la vapeur ou les volailles s’associent bien avec un vin blanc tel que le Tocai (Italie), le Grüner Vetliner (Autriche), l’Albarino ou encore le Riesling. Ces « dénominateurs communs » indicatifs s’appliquent pour tout sauf pour les plats salés, fumés ou épicés. Le poulet « Kung Pao » ou le canard fumé au thé de Sichuan se servent avec un vin sucré ou très fruité tels le Riesling, le Vouvray (France) ou un léger Pinot Noir aux fruits précoces.

N’oubliez pas l’aspect biochimique de Bacchus. Le vin rouge contient du tanin, un acide qui crée une certaine amertume au palais (le café noir en est aussi riche dans le domaine non vinicole). Cette astringence amère se transforme en sensations riches lorsque le tanin se mélange avec la graisse comme le steak associé au vin rouge ou la crème ajoutée au café. Gardez votre Napa Cab richement tannique ou votre Bordeaux premier cru pour les steaks américains. Si votre préférence va au rouge, choisissez alors des vins plus légers tels que le Pinot noir (Californie ou Oregon), un bon Beaujolais (France) ou encore un Malbec (Argentine).

La cuisine chinoise vous permet de partager tout un ensemble de plats pour deux ou vingt convives. Chaque invité apporte sa propre bouteille pour partager de nouvelles expériences. Voici une sélection de quelques crus intéressants : 

Riesling, « Kung Fu Girl », Charles Smith, spécialement produit pour la cuisine asiatique. Ce vin blanc est peu sucré, mais présente des caractéristiques intéressantes d’abricots, poires, citrons verts et de nombreuses minéralités. Le vignoble « Bonny Doon » est également connu pour son « Pacific Rim Riesling » aux saveurs de pêches et d’agrumes.

Le Pinot Noir, Block No. 45, un vin sec aux saveurs de cerises accentuées avec des épices brunes et des tanins soyeux, ce Pinot se marie bien avec le canard, le porc et des plats de fruits de mer plus riches.

Le Merlot Mandolin, presque sucré, avec des saveurs de baies et de cerises et des tanins doux, ce Merlot léger est préféré à des crus plus nobles lorsqu’il est jumelé avec de la viande telle que des travers de porc ou encore du bœuf avec la sauce de haricots noirs. 

Enfin, les vins pétillants se marient particulièrement bien avec tous les aliments. Un de mes meilleurs souvenirs reste l’association d’un Champagne Jean Laurent Blanc de Noirs (non millésimé, disponible en quantité limité chez Louis Glunz Wines) aux saveurs de fruits d’été avec 100% de Pinot noir à une queue de homard aux crabes farci dans un restaurant chinois de Paris. Vous pouvez également choisir un équivalent américain tel que le Chandon ou le Gruet plus facile à se procurer. Vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas inviter les vins pétillants aux festivités du Nouvel An Chinois, un quatrième bonheur en quelque sorte !

Source : Daily Herald pour China Wine Information Website

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Vins : + 12,5 % pour Jeanjean en 2008

Le groupe Jeanjean voit son chiffre d’affaires progresser de + 12,5 % sur l’année 2008 à 174,4 millions d’euros. L’entreprise languedocienne s’attend également à dépasser largement son résultat opérationnel de 2007 (1,7 million d’euros). La direction du groupe explique ces performances par la conjonction de plusieurs facteurs, parmi lesquels : « la pertinence de [sa] stratégie d’implantation dans toutes les régions viticoles du Sud de la France, la montée en gamme de [ses] produits. Le tout associé à la mutualisation des forces de vente et au redéploiement de [ses] réseaux de distribution. »

L’activité de Jeanjean a progressé de + 13,8 % en France et de + 10,2% à l’export via de nouveaux débouchés comme la Chine, où l’activité à été multipliée par trois, et les Etats-Unis (+ 24%). Le Groupe est implanté dans le Languedoc avec la société Jeanjean, à Châteauneuf du Pape avec Ogier et le Clos de L’Oratoire, en Provence avec la maison Gassier, à Cahors avec Rigal, en Roussillon avec Cazès et à Saint-Emilion via le négoce Antoine Moueix.

Source : www.rayons-boissons.com

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Le Festival du Vin Fasia à Shanghai.

Fasia, le premier importateur de vins français et propriétaire de caves en Chine a lancé le premier festival du vin français à Shanghai en présentant le must de la civilisation occidentale. Les amateurs ont passé un excellent moment en rencontrant sur place de nombreux spécialistes et l’un des 50 premiers maitres sommelier du monde. Fantastique !

Les invités ont pu déguster une large gamme de vins français blancs et rouges avec les explications du maître sommelier. Sponsorisée par Jean Boireau et le Château de Pizay, la réception s’est faite autour de sushis, de fromage et pain français, de pâtisseries et autres douceurs. Neighbor Café Gourmet faisait également partie de la fête en proposant de délicieux burgers grillés. Bacchus n’aurait pas renié un tel évènement !

Source : China Wine Information Website

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Le Bureau du Tourisme de Hong Kong lance « l’Année de la Gastronomie et du Vin » pour attirer les touristes de la Chine Continentale.

Afin de maintenir les chiffres en progression du tourisme, Hong Kong a annoncé récemment le lancement de « l’Année de la Gastronomie et du Vin ». Le Bureau du Tourisme estime que le nombre de touristes en provenance de Chine Continentale devrait progresser de 4,1% pour atteindre 17,5 millions de visiteurs.

Durant cette nouvelle année, une promotion importante de cette opération va être effectuée dans 42 villes chinoises. En outre, le Bureau du Tourisme va investir 320 millions de dollars HK dans 18 régions touristiques dont la Chine Continentale, la Corée du Sud et les Philippines. Ce même organisme déclare que la récente abolition des taxes sur le vin et l’expertise culinaire de Hong Kong aura indiscutablement un effet attractif pour les touristes. En outre, de nombreux packages ont été prévus pour s’adresser à une clientèle variée ; familles, jeunes ou encore seniors.

En 2008, Hong Kong a reçu plus de 29,5 millions de touristes enregistrant ainsi une progression de 4,7% par rapport à l’année précédente avec une majorité de visiteurs (16,9 millions) en provenance de la Chine Continentale.

Source : China Hospitality News

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Le patron de Sotheby’s Asia annonce qu’aucun licenciement ne sera effectué en dépit de la crise économique asiatique.

Kevin Ching, président directeur général de Sotheby’s Asie annonce le maintien total de ses effectifs dans la région. Cette maison de vente aux enchères basée à New York emploie 1.500 personnes dont 120 dans la région Asie Pacifique et plus précisément 80 sur Hong Kong.

Sotheby’s a également des bureaux à Melbourne et Sydney, l’Asie représente 8% des ventes totales qui atteignent 4 milliards de dollars US. Sotheby’s et son concurrent direct Christie’s International ont pourtant annoncé des licenciements après avoir enregistré d’assez mauvais résultats suite à la crise économique internationale.

En décembre, le comité exécutif de Sotheby’s a approuvé un plan de licenciement et d’économies portant sur 7 millions de dollars US en 2009. Après avoir enregistré des pertes lors du troisième trimestre, Sotheby’s a établi une provision de 5 millions de dollars US pour les indemnités de licenciement. Depuis mi-décembre, Sotheby’s s’est séparé de 60 personnes aux USA.

« Nous restons orientés sur la qualité des lots proposés et non sur la quantité » déclare Kevin Ching. Ce dernier annonce également que les enchères de vin à Hong Kong atteindront 3 millions de dollars US lors de la prochaine vente en avril. Le vin est l’un des rares domaines sur lequel les ventes aux enchères asiatiques se sont maintenues. Plus de 80% des lots ont trouvé preneur lors de l’une des plus importantes ventes effectués par Christie’s et Acker Merrall & Condit Co.

Source : Bloomberg

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Introduction : Hong Kong, plate forme pour la distribution et le commerce du vin : l’opportunité d’un développement industriel.

L’étude ci-après a été commanditée par le Département Recherche du Hong Kong Trade Development Council auprès d’Actrium Solutions (HK). Ce document, en langue anglaise, sur la distribution et le commerce du vin à Hong Kong et en Chine est l’un des plus complets qui soit disponible gracieusement. Compte tenu de son intérêt , www.exporterduvinenasie.com a décidé de le traduire et d’en faire profiter les lecteurs qui ne parlent pas la langue de Shakespeare. Les différents chapitres seront publiés au fur et à mesure sur ce blog, restez connecté pour vous tenir informé des dernières publications.

Résumé
• Le marché asiatique et plus particulièrement celui de la Chine Continentale représentent une opportunité importante pour les producteurs de vin qui souhaitent exporter leurs produits.
• L’abolition récente des taxes d’importation à Hong Kong va encourager le commerce du vin et aider Hong Kong à se positionner comme plate forme de commerce et de distribution. 
• Le HKTDC a organisé le premier Salon International du Vin de Hong Kong (Hong Kong International Wine Fair) en août 2008 afin de promouvoir ce développement industriel.
• Ce positionnement de Hong Kong en tant que plate forme de commerce et de distribution devrait générer une valeur ajoutée complémentaire supérieure à 1 milliard de HK dollars en 2012 et près de 3 milliards en 2017.

Avec la diminution de la consommation en Europe et le ralentissement de la croissance du marché américain, tous les regards convergent maintenant vers un relais de croissance identifié : le marché asiatique. Actuellement, ce marché représente seulement un faible pourcentage de la consommation mondiale et la proportion des vins importés n’est pas encore significative. Pour autant, la progression du marché asiatique est estimée à 10 à 20% par année pour les cinq prochaines années avec comme principaux moteurs la Chine Continentale, Hong Kong, Singapour, la Corée et Taiwan. La consommation du vin en Asie (hors Japon) devrait doubler et atteindre 17 milliards de dollars US en 2012 et même 27 milliards en 2017. Cette demande exponentielle représente une opportunité sans précédent pour les producteurs qui souhaitent exporter leur production. La valeur des vins importés en Asie (hors Japon) devrait atteindre 1,1 milliards de dollars US d’ici 2012 et 1,5 milliard d’ici 2017. La Chine Continentale est le plus gros importateur en volume et sa part est estimée à 870 millions de dollars US à l’horizon 2017.

Tandis que les volumes d’importation de vin en Asie offrent des opportunités exceptionnelles pour les producteurs du monde entier, une niche représente également un potentiel exceptionnel de croissance : le marché de l’investissement qui inclut les primeurs proposés par les négociants, les fonds d’investissements des banques privées et les ventes aux enchères. Bien que le volume total soit encore modeste en Asie, les investissements dans le domaine du vin sont déjà énormes dans d’autres places financières telles que New York ou Londres. Le rythme de croissance de ce marché est supérieur à celui de l’importation : l’investissement dans ce créneau permet aux collectionneurs une gestion sophistiquée de leur portefeuille. Là encore, les prévisions d’investissement pour les collectionneurs asiatiques sont de l’ordre de 500 millions de dollars US en 2012 et 970 millions en 2017.

Les facteurs qui ont conduit Londres à devenir la plate forme mondiale de référence dans le domaine du vin sont divers : position géographique, position établie de centre des affaires, connaissance du vin, impartialité, infrastructures de premier ordre pour le stockage et politique favorable pour ce qui concerne les droits de douane. Hong Kong possède de nombreux avantages comparables. De fait, la récente abolition des taxes par le gouvernement ne peut que favoriser la position de Hong Kong en tant que plate forme mondiale pour cette industrie. De fait, cette levée des taxes va avoir de nombreux effets positifs : réduction des charges administratives et des couts de stockage, facilitation du commerce et de la distribution, incitation à s’installer à Hong Kong pour de nombreux négociants en grands crus et autres maisons de vente aux enchères, invitation à la création de sessions de dégustation … Hong Kong devient par ailleurs le premier port franc du vin dans le domaine des grandes puissances économiques.

Ceci étant, Hong Kong a quelques handicaps qui doivent être surmontés pour atteindre ce statut de leader asiatique. A commencer par l’absence d’antériorité dans le commerce du vin en comparaison avec Londres, la concurrence de Singapour qui a anticipé la montée en puissance de ce marché et le manque d’expertise du vin. Dans ce contexte, il est clair que Hong Kong ne doit pas seulement se concentrer sur la logistique mais se positionner comme une plate forme de commerce, de distribution, d’investissement, de marketing, d’exposition et de stockage du vin.

Indépendamment de la levée des taxes, Hong Kong doit également faire des efforts en termes de marketing et de formation tout en développant des outils pointus en matière d’investissement. Si ces conditions sont remplies, Hong Kong a toute latitude pour prendre 24 % du marché import en 2012 et 33% en 2017. La réexportation de ces produits associé à l’augmentation du commerce de détail va générer des bénéfices directs à toute l’économie hongkongaise sans parler des retombées positives sur bien d’autres activités commerciales : stockage, salons professionnels, programmes de formation, tourisme, publicité et promotion, services de consultants. Les employés travaillant dans ces différents secteurs consommeront également davantage créant ainsi un cercle vertueux pour l’économie globale. De fait, le caractère ambitieux et les perspectives d’un tel projet créeront indiscutablement de nombreux emplois.

Par ailleurs, Hong Kong peut capturer 55% du marché régional de l’investissement en 2012 et 69% en 2017 si le développement du marché est effectué avec succès. Dans ce contexte, les bénéfices pour l’économie de Hong Kong seront d’autant plus importants : les activités liées à l’investissement sont synonymes de forte valeur ajoutée.

Source : Hong Kong Trade Development Council
Prochain chapitre : La montée en puissance du marché asiatique

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Salon professionnel des Vignerons Indépendants d’Europe : 9 février 2009 – CNIT Paris La Défense

Avec des vignobles d’une superficie moyenne de 12ha et une production qualitative, les Vignerons Indépendants répondent clairement à la demande des acheteurs professionnels : trouver des domaines authentiques qui peuvent proposer aussi bien des volumes que des produits de niche, de tradition. Ainsi, contrairement à une idée reçue, la plupart des Vignerons Indépendants produisent des vins en quantité suffisante pour traiter avec le circuit professionnel. Au savoir-faire qu’ils ont à l’export, s’ajoute également une maîtrise des outils de communication indispensables à leurs démarches: pratique de l’anglais, emails, site web…

Exigeants sur la qualité des vins qu’ils élaborent eux-mêmes, de la vigne à la commercialisation, les vignerons indépendants garantissent la traçabilité de leur production et proposent une gamme de produits diversifiée tant en termes de couleurs, de cépages, de millésimes que de prix ou de volume disponibles. Toutes les conditions requises seront réunies afin de proposer aux visiteurs français et étrangers un accueil à la hauteur de leurs attentes.

Source : Wine4trade

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Salon International du Vin de Hong Kong : Denis Stevens chargé de la commercialisation en France

Après une première édition réussie, en août dernier, de la Hongkong International Wine Fair (8 700 visiteurs professionnels et plus de 210 exposants), le Hongkong Trade Development Council (HKTDC) a renouvelé le mandat de Trade Events Solutions et de son manager Denis Stevens pour la commercialisation et la promotion en France de ce nouveau salon international. Outre la France, le périmètre des activités de Trade Events Solutions s’étend  également à quelques autres pays tels que le Maroc, la Tunisie…La 2e édition de la HKIWF (Salon International du Vin et des Spiritueux de Hong Kong) se tiendra du 4 au 6 novembre prochain au Centre de Congrès et d’Expositions de Hongkong.

Contact : Denis Stevens – Tél : +33 (0)6 14 05 42 45 – E-mail : info@tradeventsolutions.com – Site : www.tradeventsolutions.com

Source : vsb-lalettre.fr

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Hong Kong accueille le premier concours asiatique des vins et spiritueux.

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Hong Kong (HKTDC : Hong Kong Trade Development Council) a annoncé, en présence d’un panel d’experts réputés, sa décision d’accueillir pour la première fois sur le continent asiatique l’International Wine and Spirit Competition (IWSC) dans le cadre du prochain Salon International des Vins et des Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine & Spirits Fair). Ce concours mettra l’accent sur les accords entre les vins et la cuisine asiatique et sera également l’occasion de décerner le titre du « Meilleur Vin de Chine ». 

Raymond Yip, directeur exécutif adjoint du HKTDC, déclare, « Suite à la levée des taxes par le gouvernement de Hong Kong début 2008, le HKTDC a organisé la première Hong Kong International Wine Fair en août dernier. Cet évènement a été un immense succès, nous souhaitons renforcer les relations commerciales entre visiteurs et fournisseurs et l’International Wine & Spirit Competition (HKIWSC) s’inscrit dans cette démarche. Nous sommes donc très heureux d’accueillir ce premier concours asiatique des vins et spiritueux lors de notre prochain salon, rebaptisé Hong Kong International Wine & Spirits Fair (Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong), en novembre prochain ».

« Nous sommes également ravis que l’International Wine & Spirit Competition qui fait autorité depuis 40 ans ait accepté l’invitation du HKTDC pour l’organisation du premier concours du nom sur le territoire asiatique. Un tel évènement ne peut que renforcer l’intérêt des visiteurs professionnels et des médias du monde entier » a par ailleurs, ajouté Raymond Yip, « ce sera indiscutablement l’un des temps forts de l’édition 2009 avec différentes activités telles que dégustations, séminaires, conférences et sélection des meilleurs crus, autant de valeur et de prestige pour le HK International Wine & Spirits Fair ».

L’édition 2008 a attiré 240 exposants de 25 pays, 8.758 visiteurs professionnels de 55 pays et 10. 096 visiteurs grand public le dernier jour.

Ce premier Concours International des Vins et Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine & Spirit Competition) prévoit d’ailleurs une étroite collaboration avec l’IWSC à Londres, le leader incontesté quant à l’organisation de ce type d’évènement.

De son côté, Allen Gibbons, directeur exécutif de l’IWSC a déclaré : « Nous sommes très excités par le potentiel du marché asiatique, la collaboration avec un partenaire aussi prestigieux que le HKTDC nous permettra de mettre en place le meilleur guide possible pour l’assortiment des vins avec la cuisine asiatique »

Différentes récompenses seront données, les juges devront identifier les meilleurs vins pour accompagner des plats chinois traditionnels tels que l’ormier braisé, le canard de Pékin, le dim sum cantonnais ou encore le poulet Kung Pao. La direction du jugement sera confiée à Simon Tam, premier expert mondial du jumelage des vins avec la cuisine asiatique et président de l’International Wine Centre. ( http://www.exporterduvinenasie.com/?p=9 )

Selon Simon Tam, « L’industrie vinicole est en plein essor sur le marché chinois, les amateurs sont de plus en plus avertis et les Chinois sont très sensibles aux différentes saveurs. La demande d’information sur les accords entre les vins et les plats asiatiques n’a jamais été aussi élevée. Ce concours sera certainement l’occasion d’attirer l’attention des producteurs de vin du monde entier qui pourront saisir l’occasion de répondre à la demande des consommateurs ».

Le trophée du « Meilleur Vin de Chine » sera également décerné lors de cette compétition, une première mondiale qui vise à représenter l’industrie locale et donner une image complète d’authentiques saveurs asiatiques.

Le jury sera composé d’experts asiatiques en provenance de Chine, Japon, Corée, Singapour et Taïwan dont le Dr. Tony Jordan en tant premier juge de tête international et Debra Meiburg, premier Maître du Vin en Asie et directeur général du concours. Les vins seront jugés par pays, région, variété et style et les trophées refléteront la sensibilité des asiatiques en la matière.

Les résultats du concours serviront de guide pour les consommateurs asiatiques, de plus la sélection sera suffisamment large pour proposer aux consommateurs un assortiment complet des meilleurs vins du monde et leur permettre de répondre à toutes les occasions et situations. Les résultats seront annoncés lors de la cérémonie d’ouverture du Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong (Hong Kong International Wine Fair) qui se tiendra du 4 au 6 novembre 2009 au Centre des Congrès et des Expositions de Hong Kong.

Le site web du Hong Kong International Wine & Spirits Competition : www.asiasbestwinesandspirits.com

Source: HKTDC

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