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Exportations françaises de vin – Une situation contrastée

Depuis 1999, les exportations mondiales de vins tranquilles ont augmenté de 28,9%, passant de 61,8 Mhl en 1999 à 79,67 Mhl en 2008. De leur côté, les exportations françaises ont connu une belle croissance entre 1993 et 1998, avant de marquer le pas entre 1998 à 2005.

« Depuis deux ans, on note une reprise des exportations. Mais nous avons quand même perdu environ 2,5 Mhl. », expliquait  Henri Henrotte, chef du service “Vin et spiritueux” d’UbiFrance, lors d’une conférence organisée dans le cadre du salon Dionysud. « Les vins de pays ont connu une décennie de véritable développement et ont été sans conteste le moteur de nos exportations avec une croissance de 50% des vins de pays d’Oc notamment. À l’export, c’est la catégorie qui a entraîné une augmentation des exportations françaises, mais depuis deux ans, la machine s’est enrayée », poursuivait-il. Quant aux vins de table, leur avenir est incertain, d’autant plus que le débouché russe s’est refermé.

Sur les huit derniers mois, on commence à voir émerger de nouvelles tendances : une évolution en valeur, d’environ 8,2%, mais une baisse certaine en volume, de 8,7%. « La valeur a augmenté sous l’impulsion d’expéditions importantes de grands crus de bordeaux année 2005 », détaillait Henri Henrotte. Mais ce n’est évidemment qu’un phénomène passager et aujourd’hui la situation est nettement moins favorable, que ce soit en Bordeaux ou Bordeaux supérieur et en Languedoc-Roussillon, où les exportations de vins de pays sont en recul de 10% par rapport à 2007.

La France a raté le coche
Globalement, la croissance de consommation enregistrée au Royaume-Uni a profité à tout le monde… sauf à la France ! « Nos parts de marché sont passées de 38% à 21% entre 1994 et 2007. Même chose aux USA où le marché est en forte croissance et où pourtant la France exporte toujours 500 000 hl. » Les USA sont le 1er marché export aujourd’hui, mais cette croissance a surtout profité aux vins italiens et australiens. « Aux Etats-Unis, la France n’est pas une référence en matière de vin et cela n’est pas sans poser des problèmes au niveau de la communication.

Sur le marché allemand, la France maintien sa position, tout comme l’Italie. L’Espagne est en légère augmentation. À noter que les vins américains et australiens, malgré une stratégie de communication forte autour de marques emblématiques, n’ont pas trouvé la même réussite qu’au Royaume-Uni.

Au Japon, la France est le premier fournisseur, avec 42% des importations japonaises. « Nous faisons là bas une très belle résistance ! » En Chine, l’évolution est extrêmement récente et les importations de vins sont passées de 0,9% en 1996 à 3% en 2006. Les importations sont dominées par le vrac (82,4%) et les bouteilles restent encore confidentielles (17,6%).

« Certains pays plantent abondamment, comme la Chine, même s’il est difficile d’avoir des informations précises. Mais il ne fait pas de doute qu’elle sera dans le top 5 d’ici 5 à 6 ans, vu qu’elle plante l’équivalent de la surface des Côtes du Rhône chaque année ! ». Derrière la Chine, on retrouve des pays émergents, comme le Mexique et l’Océanie. Dans ce paysage, la France reste bien entendu un acteur majeur et historique, à parts égales avec l’Italie (environ 20% de la production mondiale). Mais la maison “France” semble affaiblie à l’export. « Exporter ne s’improvise pas ! Avant de se lancer, il faut évaluer les moyens humains, matériels et les marchés abordables selon sa gamme de produits. », conclut Henri Henrotte.

Céline Zambujo
 
Source : Viti-net

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Quelques lignes directrices pour l’investissement dans les grands crus

La saison des fêtes va de pair avec l’ouverture de bonnes bouteilles (encore que les autres saisons s’y prêtent très bien aussi !). Mais c’est aussi le moment de vous préoccuper de votre portefeuille d’investissement (ou tout au moins ce qu’il en reste). Nicholas Pegna, directeur général de Berry Bros & Rudd à Hong Kong, nous donne quelques conseils sur la manière d’investir dans le vin.

Quel est la tenue du marché du vin dans la crise économique actuelle ? Quelles sont vos recommandations ?
Il est exact que les prix se sont quelque peu tassés au cours des derniers mois. Quoi qu’il en soit, ceci a également un aspect positif en ouvrant le marché à un nombre d’acheteurs plus important. Nous constatons que les crus les plus anciens maintiennent leur prix marché tandis que certains acheteurs découvrent des vins fantastiques qui sont maintenant disponibles en quantité suffisante à des prix raisonnables. Il faut également garder en mémoire que si le prix du produit est affecté par les lois du marché, sa qualité ne change pas. En conséquence, il y a de très belles opportunités à saisir pour ceux qui investissent pour la première fois. Voici quelques exemples : Château Margaux 1996 (Margaux) à 660 € la bouteille, Château Latour 1996 (Pauillac) à 950 € ou encore Château Haut Brion 1982 (Graves) à 900 €.

Quels sont les crus dans lesquels vous n’investiriez pas aujourd’hui ?
Je pense qu’il est préférable de s’en tenir aux crus français dans l’immédiat, et plus particulièrement dans le Bordeaux qui, historiquement, a toujours tenu le haut du marché. La règle qui consiste à acheter les meilleurs crus des meilleurs producteurs s’applique toujours par les temps qui courent. Il vaut mieux s’en tenir aux valeurs refuges et éviter les phénomènes de mode dont la valeur ne tiendra pas aussi bien sur le long terme.

Est-ce que les gens achètent moins ? Ou moins cher ?
Les gens achètent encore mais nous avons constaté un changement des habitudes avec une accentuation de la demande sur des vins meilleur marché. L’un des corollaires est que le public se risque plus facilement sur des crus moins connus qui peuvent offrir un rapport qualité prix remarquable. C’est naturellement le rôle du détaillant de proposer des produits de qualité quelque soit le niveau de prix que le consommateur est prêt à dépenser.

Depuis la levée des taxes par le gouvernement de Hong Kong, nous avons constaté que cette baisse n’a pas été répercutée sur tous les vins, pouvez-vous nous donner quelques explications ?
Il y a plusieurs raisons au fait que la baisse du prix n’a pas été très spectaculaire (bien que Berry Bros & Rudd ait appliqué une réduction du prix de 22% sur les vins depuis la levée des taxes). Bien des négociants ont un stock historique qu’ils doivent revendre avant que la réduction sur les prix ne se fasse sentir, par ailleurs, la fluctuation de la parité monétaire n’a pas été à l’avantage de tout le monde. Enfin, certains restaurants n’ont pas été en mesure de répercuter cette baisse ne serait ce que pour compenser la hausse d’autres produits. Nous n’avons pas assez de recul pour juger les effets de cette décision gouvernementale mais cela aura indiscutablement un effet positif à long terme et sur Hong Kong qui a toutes les chances de se positionner comme l’un des acteurs importants du marché international du vin.

Source : Finance Asia

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Vignerons indépendants : un salon affable et accessible

Organisé par les Vignerons Indépendants, le Salon du Vin s’est tenu à Paris (Porte de Versailles) du 28 novembre au 1er décembre dernier. Cet évènement, qui rassemble plus de 1.000 exposants, est avant tout destiné au grand public dans un environnement « cash and carry ». L’occasion de déguster toutes les cuvées sur place mais aussi de rencontrer les vignerons, chacun raconte avec ses mots son histoire, son vin et son métier.

Ernest Hemingway disait « le vin est une des choses les plus civilisées du monde et l’un des produits de la terre qui ait porté au plus haut degré la perfection ». Le temps passe mais l’industrie du vin français affiche de plus en plus son attachement aux techniques de vinification traditionnelles, la volonté d’offrir de meilleurs produits à un consommateur exigeant va de pair avec la tendance générale « bio » et développement durable. Visiter le Salon du Vin, c’est aussi se rappeler l’extraordinaire variété du terroir français qui s’offre aux amateurs du monde entier et qui va bien au-delà du triptyque Bordeaux, Bourgogne, Champagne.

                      

Bon nombre d’exposants nous ont fait part de leur volonté d’exporter. « Nous travaillons avec la Chine, le Japon et les Etats-Unis » nous dit le patron de « Château les Bertrands », « le marché européen stagne tandis que la Chine, l’Inde et la Russie offrent de nouveaux débouchés. 60% de notre production est vendue sur le marché français, le reste est exporté ».

 

A contrario, l’exportation vers les marchés émergents reste beaucoup plus modeste pour les domaines viticoles de 7 à 10 hectares compte tenu de volumes de production limités comme le confirme Florence Corre des Vignerons Indépendants : « Outre la capacité à produire avec des volumes suffisants, il y a un problème de segmentation du marché sur lequel un important travail doit être fourni en amont. Nous devons appréhender les circuits de distribution et déterminer avec nos adhérents lesquels sont les plus à mêmes de se positionner sur ces marchés ». A suivre donc …

 

Vivavin

 

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Hong Kong se positionne comme la plate forme d’échanges du vin sur le marché asiatique

Lors d’un déjeuner à la Chambre de Commerce de Vancouver la semaine dernière, Mme Rita Lau, ministre du Commerce et du Développement Economique de la Région Administrative Spéciale de Hong Kong, a dévoilé son plan d’action pour la promotion de l’industrie du vin. De nombreuses interrogations se posent compte tenu de la crise économique dont les effets se font également sentir en Asie.  

En effet, quel rôle Hong Kong est-il susceptible de jouer sur la scène mondiale du vin ? Dans les années 80, la Chine s’est aventurée sur ce marché en important avec l’aide de partenaires français du vin en vrac considéré comme bien médiocre par la plupart des amateurs.

Mais le génie de Hong Kong tient beaucoup plus au commerce qu’à la production. Il y a moins d’un an, le gouvernement hongkongais et l’industrie du commerce du vin étudiait ensemble les perspectives du marché asiatique. La valeur des vins importés en Asie (hors Japon) devrait atteindre 1,5 milliards de dollars US par an d’ici 2017 dont 870 millions pour la Chinel’engouement pour les grands crus par une riche élite s’est développé de manière significative. Hong Kong ne s’est évidemment pas arrêté pas en si bon chemin et a clairement affirmé sa volonté de devenir LA plate forme d’échanges du vin sur le marché asiatique, la machine culturelle qui associe le business et le gouvernement est donc en marche.

En février dernier, le gouvernement a aboli les taxes d’importation qui étaient jusqu’alors de 40% procurant ainsi un avantage certain à Hong Kong face à Singapour et Tokyo, les négociants et distributeurs du monde entier se sont mis à suivre la situation de près et nombre d’entre eux se sont installés sur place. Le fait est que lorsque vous affrétez du Château Lafite 1982 pour 3.200 dollars la bouteille, une économie de 1.300 dollars sur les taxes d’importation est loin d’être négligeable. L’exportation vers Hong Kong est devenue une activité particulièrement lucrative pour les distributeurs « premium » de Londres et de New York.

Compte tenu du climat tropical de Hong Kong, le stockage du vin est également devenu une préoccupation de premier ordre … même les abris creusés par les militaires britanniques lors de l’occupation japonaise ont été reconvertis à toutes fins utiles. Face à l’augmentation du nombre de points de vente, le gouvernement hongkongais est particulièrement attentif à la bonne conservation du vin importé et pratique des contrôles douaniers réguliers sur la température et le taux d’humidité. Enfin, on ne peut passer sous silence le premier Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine & Spirits Fair) organisée en août dernier qui a attiré 8, 800 acheteurs de 55 pays différents

Mais la véritable preuve du succès hongkongais sur ce marché est le résultat des ventes aux enchères. Cependant, l’enthousiasme des riches amateurs a été freiné par la crise économique même si les résultats ont été bons. La vente aux enchères, menée par Zachys en octobre dernier, a atteint 5,2 millions de dollars pour 871 lots, un score non négligeable mais 400.000 dollars en deçà des estimations avec 15% de lots qui n’ont pas trouvé preneur. Acker Merrall & Condit, un autre commissaire priseur spécialisé dans le vin, a connu une expérience similaire mi-novembre : 90 % des 950 lots de vins et champagnes ont été vendus pour 6,7 millions de dollars mais de nombreuses enchères se sont situé 20 % en dessous des estimations, un contraste par rapport à la vente inaugurale menée en mai dernier par Acker Merrall & Condit qui rapporta 8,2 milliards de dollars après une véritable flambée des enchères.

Quoi qu’il en soit, il reste peu de doute quant au fait que Hong Kong soit en passe de devenir l’acteur majeur du marché asiatique du vin. Il suffit pour s’en convaincre de voir que Macao, également région administrative spéciale chinoise et particulièrement envieuse du succès de Hong Kong, a décidé de suivre la décision de sa rivale en abolissant également les taxes d’importation sur le vin.

Source : Vancouver Sun

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Le Grand Tasting : Le festival des meilleurs vins – 21 et 22 novembre 2008

« Le Grand Tasting, c’est un festival du vin comme il existe des festivals de musique ou de cinéma » … dixit Michel Bettane et Thierry Desseauve, organisateurs de l’évènement. Durant le Sial, nous rencontrons leur attachée de presse sur le stand de la Revue Vinicole Internationale et sommes invités à venir nous rendre compte sur place.

Nous ne commenterons pas nos expériences gustatives (menées avec modération !), l’humilité prévaut face à certains visiteurs et aux organisateurs. Que peut-on dire alors du « Grand Tasting » ? Et bien, c’est avant tout un salon du vin chic sans être snob, une expression du bon goût avec un parfum d’authenticité (l’intelligentsia aristocratique et autoproclamée du vin aurait elle laissé ses mauvaises habitudes à l’entrée du salon ?). Le temps s’est arrêté au « Grand Tasting » dans un Carrousel du Louvre pourtant bien rempli à cette occasion … « Chacun savoure tous les instants de sa visite tant sur le registre gustatif que celui de la rencontre humaine avec les vignerons, ou celui de l’esthétisme » dixit Le Livre du Dégustateur du « Grand Tasting ».

Une rencontre avec Thierry Desseauve, ne fait que confirmer cette impression : nous parlons du marché asiatique du vin mais la conversation dérive vite sur l’émotion sincère qu’il a ressenti lors de la présentation et dégustation « Master Class de prestige – Verticale de Château Yquem » qui vient de se terminer. Certes le vignoble s’y prête mais l’on comprend qu’il s’est bel et bien passé quelque chose de magique et d’intemporel. Dès lors, une poursuite de l’entretien sur les arcanes du marché asiatique paraît bien futile … la disponibilité n’est manifestement pas l’une des moindres qualités de Thierry Desseauve, nous prendrons rendez-vous ultérieurement.

Bettane et Desseauve (qui publient le guide éponyme) présentent lors du « Grand Tasting » une sélection exceptionnelle de producteurs (300 vignerons sur 4.000 m²) représentatifs du meilleur dans leur appellation à tous les prix. Jeunes vignerons, stars des vignobles, domaines et maisons de référence se côtoient dans deux espaces différents, l’espace dégustation et les tables-rencontres. Mieux encore, il est possible de participer aux Master Class, Master Class de prestige, Ateliers Gourmets ou de confronter ses connaissances au concours du « Maître du Vin 2008 » sans débourser des droits d’inscription prohibitifs.

« Qu’importe que le producteur soit petit vigneron ou capitaine d’industrie, qu’il ait suivi à la lettre les préceptes d’une école de pensée où qu’il soit libre-penseur, seul le vin compte » affirme Thierry Desseauve sur le site www.bettanedesseauve.com … une déclaration qui ressemble fort à une profession de foi, les allées du « Grand Tasting » en témoignent.

Vinasia

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Des opportunités pour les producteurs de vins français sur fond de crise économique

En cette période de crise, les producteurs de vins français trouvent de nouveaux relais de croissance via Hong Kong, point d’entrée vers le marché de la Chine continentale.

Jean-Jacques Beraud – propriétaire d’un vignoble bicentenaire à Bordeaux, Château La Brande – déclare que l’ouverture vers le marché asiatique du vin a permis de compenser les pertes enregistrées par ailleurs. « Il est trop tôt pour estimer l’impact de la crise économique sur notre secteur mais nos stocks sont principalement exportés vers l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique et le Japon, nous devons donc explorer de nouveaux marchés » précise Jean-Jacques Beraud dont le vignoble est une affaire familiale depuis 13 générations. Une participation à la première édition du Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine & Spirits Fair) en août dernier a engendré de nombreux contacts et Château La Brande a enregistré une commande qui sera livrée sur Pékin d’ici quelques semaines. Jean-Jacques Beraud annonce que le packaging sera adapté en fonction des besoins du marché: « aucun changement n’est prévu dans la vinification qui est établie selon des critères naturels et traditionnels mais l’étiquetage et les bouteilles ont été modifiés pour s’adapter aux goûts des consommateurs ».

Un autre producteur français, Laurent Godeau du Château Peyfaures, s’inquiète également des effets négatifs de la crise : « Fort heureusement, l’abolition des taxes à Hong Kong absorbe les coûts. Nous avons rencontré un importateur hongkongais il y a quatre ans et ceci nous a permis d’entrer sur le marché de Hong Kong et de la Chine continentale qui sont clairement ceux qui accusent le meilleur taux de croissance ». La production moyenne est de 60.000 bouteilles par an dont 30 % sont exportées vers Hong Kong et la Chine continentale.

Source : South China Morning Post

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Le vin, vecteur de convivialité dans les entreprises

Simon Tam a ouvert fin 2007 son deuxième International Wine Centre (IWC) à Shanghai en Chine. Etabli à Hong Kong en 1999, l’IWC répondait à une demande de différentes entreprises et de l’industrie hôtelière, lesquelles souhaitaient, face à une offre pléthorique dans le domaine du vin, disposer de conseils objectifs et indépendants. Selon Simon Tam, né à Hong Kong, élevé en Australie, consultant et critique, l’univers du vin est devenu une passerelle entre les différentes cultures de l’est et de l’ouest.

« Il y avait clairement une opportunité pour l’enseignement du vin » déclare Simon Tam « la maturité du marché hongkongais en terme de consommation a amené de nombreuses sociétés à réfléchir à l’importance du vin dans leur culture corporate. Les sociétés ne veulent plus servir les habituels ailerons de requin lors des banquets et même le traditionnel parcours de golf ne rencontre plus les faveurs des managers. Les séances de dégustation offrent une alternative qui permet de partager des expériences avec leurs clients et de s’affranchir des barrières culturelles ».

Une croissance rapide
Les clients de l’International Wine Center sont répartis de manière égale : 50%  proviennent de l’industrie hôtelière tandis que les 50% restants sont issus de différentes entreprises privées. Les deux secteurs croissent dans des proportions identiques selon Simon Tam. Une grande partie de la demande émane des bureaux hongkongais d’entreprises multinationales qui souhaitent former le staff chinois à l’art et la culture des vins du monde occidental

Le modèle économique d’IWC a été dupliqué à Macao en 2008. Simon Tam affirme que le succès rencontré par les sessions IWC est principalement lié à la qualité de l’information prodiguée, à son indépendance et au fait que l’entreprise croit à la possibilité de lier des relations amicales et conviviales avec ses clients.

« Nous vendons notre temps et notre expertise, nous ne vendons pas du vin » affirme Simon Tam qui a été récompensé du titre de meilleur consultant par Wine Business International (dont le siège est en Angleterre) « Je suis sans pitié quand il s’agit de critiquer un vin dont le prix est excessif et qui ne délivre pas la qualité que l’on est en droit d’attendre dans ce créneau, je peux tout autant faire les éloges d’un bon produit distribué en supermarché ».

La courbe d’apprentissage
International Wine Centre s’adresse aussi bien au particulier qui souhaite des conseils pour la gestion de sa cave ou le choix d’un vin en fonction d’un évènement qu’aux hôteliers qui veulent connaître les accords majeurs entre les mets et vins. IWC peut également dispenser de précieux conseils pour les entreprises étrangères qui souhaitent s’implanter sur le marché chinois. « Hong Kong est particulièrement riche en enseignement, c’est là que j’ai compris l’état d’esprit des chinois et leur relation avec la nourriture ainsi que leurs goûts » précise Simon Tam. Cette ville s’impose également comme centre stratégique du vin en raison de sa réactivité naturelle aux tendances des marchés, Simon Tam souligne : « le marché ici est très orienté vers le consommateur, et l’environnement est très entrepreneurial en matière de business. La réactivité des interlocuteurs est extrêmement importante pour une ville qui est réputée comme la vitrine asiatique du business international ».
 
Simon Tam, fondateur d’International Wine Centre, forme les consommateurs chinois à tout ce qui touche le vin et son environnement.

Source : Hong Kong Trader

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