Comments Comments Off

Chine:les vins audois marchent au super

Val d’Orbieu. Le groupement viticole régional est le premier à vendre dans les stations services.Alors qu’en France la vente de vin dans les stations services revient sur le devant de la scène, en Chine elle explose littéralement prenant même une dimension inattendue. Dernièrement les responsables de la plus grande entreprise chinoise d’essence (Sinopec), en situation de quasi monopole, ont été, à l’invitation de Val d’Orbieu, de la Fédération régional des caves coopératives dirigée par Olivier Rives, reçus en région. Objet de leur visite : passer la vitesse supérieure au niveau des commandes de vins Sud de France et se former au marketing et force de vente de la marque.

Le business a commencé en 2008 dans la province du Hunan ou un accord a permis aux vins audois adhérant à la marque d’être distribués dans les stations services du groupe. Il faut savoir que le prix de vente dans les stations service est aussi, voire plus compétitif, que ceux achetés en grande surface chinoise. Au total en 2008 ce sont 600 stations services chinoises qui ont vendu à raison de 3 bouteilles par jour des vins audois provenant essentiellement de Val d’Orbieu.

En 2009 les commandes devaient dépasser les 30 containers, les responsables de Sinopec ayant décidé de référencer un Fitou de Mont Tauch pour le distribuer dans leur station. L’objectif du directeur exécutif du groupe, You Jian, est d’étendre la commercialisation des vins de la marque ombrelle à l’ensemble des stations services soit 1500 à travers la Chine. Et ce ne sont pas les moyens qui manquent : en 2008 Sinopec a réalisé un profit de près de 3 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires de 165 milliards d’euros.

Pour attirer le chaland Sinopec communique à l’intérieur de ses stations sur la belle image de notre région à travers notamment le château de Carcassonne et vante les mérites et bienfaits, notamment pour la santé, des vins Sud de France. Les vendeurs sont, de plus, intéressés sur la vente de chaque bouteille. Ainsi le directeur exécutif et les 6 meilleurs vendeurs du groupe ont été reçus à Sud de France Export pour un briefing sur la marque, ses objectifs et enjeux afin d’aller encore plus loin en matière de communication et de promotion. L’enjeu est de taille, le groupe Sinopec dispose d’autres moyens de distribution que les stations service et pourrait ouvrir ses réseaux à l’ensemble des provinces de la Chine, soit un marché gigantesque pour nos entreprises régionales qui pourront bientôt se targuer de faire le plein (de commandes) à la pompe au pays de l’empire du milieu…
Source : La Depêche.fr

  • Share/Save/Bookmark
Comments 0

Hong Kong ou la volonté de devenir le « hub » asiatique du vin

Hong Kong est indiscutablement en passe de devenir la plateforme asiatique de commerce et de distribution du vin depuis que les taxes d’importation ont été supprimées en février dernier. Avec un chiffre global qui a atteint 370 millions de dollars US en 2008, l’importation de vin a augmenté d’environ 80 % par rapport à l’année précédente.

Afin d’encourager le commerce, la Région Administrative Spéciale de Hong Kong a décide d’abolir totalement les taxes d’importation sur le vin en février 2008, lesquelles s’établissaient précédemment à 40%. Delwine (NDLR : Delhi Wine Club) a été l’un des premiers au monde à rendre compte et faire l’éloge d’une telle décision en prévoyant que Hong Kong deviendrait rapidement un « hub » pour le marché asiatique du vin compte tenu de sa proximité avec la Chine et de l’influence grandissante de l’Australie et de la Nouvelle Zélande. D’un seul coup, ils ont devancé Singapour qui aurait pu se positionner comme un sérieux concurrent. Mais la politique d’importation obscure et incompréhensible de Singapour empêche de réexporter confortablement vers les pays voisins. Même Macau a suivi rapidement les traces de Hong Kong en abolissant également les droits de douane sur l’importation du vin. 

Les Etats-Unis semblent être les grands bénéficiaires de cette situation. Les données communiquées par la Chambre de Commerce des USA font état de 500% d’augmentation des exportations vers Hong Kong de février 2008 à février 2009. La valeur des exportations a ainsi atteint 18 millions de dollars US en 2008 soit le double de l’année précédente selon un rapport de l’industrie vinicole.  « Hong Kong est devenu l’un des trois premiers marchés d’exportation pour les vins américains » a déclaré Eric Pope, directeur régional du California Wine Institute, lors d’un déjeuner à l’Institut Culinaire d’Amérique à Napa Valley. Cette entrevue a été l’occasion pour John Tsang, Secrétaire d’Etat aux Finances de Hong Kong, d’affirmer la volonté de Hong Kong de se positionner comme la première plateforme asiatique de commerce et de distribution du vin.

Eric était en Inde en décembre dernier pour conduire une mission de 9 producteurs venus promouvoir leurs  vins californiens. Il a également participé au IFE India 2008 (NDLR : International Food, Drink and Hospitality Exhibition) en animant une conférence sur les vins californiens organisée par l’Indian Wine Academy. Le gouvernement de Tsang a décidé de lever toutes les taxes l’année dernière. Ce dernier a par ailleurs signalé que cette décision de renoncer à cette source de revenus était motivée par la volonté de promouvoir le commerce et créer de nombreux emplois dans les ventes, le stockage et la logistique. « A terme, nous avons l’intention de devenir la première plateforme mondiale de commerce et de distribution du vin » a-t-il également annoncé en ajoutant que leur vision était de réexporter le vin vers d’autres régions et d’en assurer la promotion à travers toute l’Asie. Les services douaniers de Hong Kong auraient passé des accords avec de nombreux services juridiques d’autres pays afin d’échanger des informations sur la contrefaçon. Tsang a revendiqué le fait qu’aucun cas de contrefaçon de vin n’a été enregistré au cours des dernières années.

Il a également annoncé qu’un système d’accréditation de caves était en cours afin d’établir de nouveaux standards en matière de stockage du vin, une grande première pour l’industrie ! Comme les importateurs indiens ne manqueront pas de l’apprécier, c’est un point supplémentaire à porter au crédit de Hong Kong. L’importation directe de Hong Kong prendra bientôt tout son sens puisque l’on y trouvera aisément en un seul point les vins de tous les pays du monde.  Par ailleurs, pas moins de dix ventes aux enchères se sont tenues l’année dernière sur Hong Kong (les premières de ce type depuis dix ans) dont deux organisées par des maisons de vente basées aux Etats-Unis. L’une d’entre elles a atteint 8,2 millions de dollars US comme reporté par Delwine. Le Hong Kong Trade Development Council a organisé la première édition du Salon International du Vin et des Spiritueux de Hong Kong (Hong Kong International Wine & Spirits Fair) l’année dernière, la prochaine édition aura lieu du 4 au 6 novembre prochain.

Source : Indian Wine Academy

  • Share/Save/Bookmark
Comments 0

Vinexpo 2009 : la montée en puissance de la Chine ne cesse de se confirmer

Les chiffres du marché chinois du vin donnent le tournis. Alors que la croissance annuelle mondiale moyenne se situe à 1,4%, celle de la Chine atteint 15% . L’Empire du Milieu est le 9ème consommateur de vin au monde, avec 804,8 millions de bouteilles ; la barre du milliard devrait être franchie en 2009. La consommation a augmenté de 61% entre 2003 et 2007, augmentation prévue de 36% d’ici 2012, 1,242 milliard de bouteilles vendues d’ici 2012, 256% de croissance des importations de vins français depuis 2003, la Chine dans le top 10 des pays producteurs de vin, avec une consommation totale en hausse de plus de 51%. Dans ce tourbillon, la France, fournisseur leader, bénéficie largement de cette progression continue avec 2,374 millions de caisses vendues en 2007. Les vins australiens et italiens en profitent également, avec une plus forte progression depuis 2003.

Bordelais cette année, le salon annuel de Vinexpo s’est tenu à Hong Kong en 2008 où il se tiendra à nouveau en 2010. Le salon mondial des vins et spiritueux est donc particulièrement bien positionné pour suivre ce marché. Les taux de fréquentation des visiteurs en provenance d’Asie continuent à progresser et la crise ne semble pas devoir influer cette tendance. De Hong Kong en 2008 (+28,8 % de fréquentation des visiteurs asiatiques) à Bordeaux en 2009, la fréquentation des visiteurs professionnels en provenance d’Asie devrait continuer à progresser.

Source : Vinexpo & Vitisphère

  • Share/Save/Bookmark
Comments 2

Shanghai : une bonne adresse pour les vins du Languedoc

Un an après son ouverture, la Maison du Languedoc-Roussillon à Shanghai, ouverte par le conseil régional, tire un premier bilan de son action : l’action de ses équipes dans l’assistance aux entreprises régionales a permis de faciliter la commercialisation de 1,3 M de bouteilles. Grâce aux contrats passés avec des distributeurs, ce chiffre devrait doubler cette année. Yiran Liu, directrice de l’anrenne de Shanghai, constate que la tendance n’est plus à l’exportation de vins d’entrée de gamme à 1,50 € la bouteille. L’année dernière, 60% des containers comportaient des vins positionnés entre 2 et 5 €et le reste entre 3 et 7 €. Autre précision : les consommateurs chinois privilégient les vins médaillés ! La distribution des vins “Sud de France” se fait sur Shanghai mais aussi sur Guangzhou, Shenzen et Pékin, mais aussi dans les provinces du Sichouan, du Shadong, du Hubeï et du Hunan.

Source : VSB La Lettre

  • Share/Save/Bookmark
Comments 1

Le boom du marché du vin à Hong Kong

Hong Kong est devenu le rêve des amateurs de vin et des investisseurs depuis l’abolition des taxes et des droits de douane : mon vol de Heathrow à Hong Kong est rempli de négociants ! Depuis que la Région Administrative Spéciale de Hong Kong a procédé à cette levée des taxes, les négociants et les maisons de ventes aux enchères britanniques se précipitent pour avoir leur part du gâteau et compenser ainsi la dépression britannique par la montée en pression asiatique.

Farr Vintners et Berry Bros & Rudd ont montré le chemin en appréhendant le potentiel du marché asiatique depuis plusieurs années. Deouis, Armit, Bordeaux Index, Fine & Rare Xines et Quintessentially Wine ont suivi en établissant leurs bureaux et points de vente à Hong Kong récoltant ainsi de substantiels bénéfices avec la Chine Continentale.

Le fait que les ventes aux enchères Bonham’s, Christie’s et Sotheby’s enregistrent d’excellents résultats sur Hong Kong n’est pas non plus une surprise : on estime que 40% des grands crus vendus à Londres sont ensuite rapatriés sur Hong Kong. Organisé en un temps record pour faire suite à la levée des taxes, la première édition du Salon International du Vin de Hong Kong (Hong Kong International Wine & Spirits Fair) qui s’est tenue l’année dernière a rencontré un vif succès avec des visiteurs en provenance de 55 pays. La prochaine édition s’annonce encore plus prometteuse avec, pour la première fois à Hong Kong, la version asiatique de l’International Wine and Spirit Competition et le festival « Wine and Dine »

« L’abolition des taxes a littéralement révolutionné le marché des grands crus » déclare Jamie Graham de Fine & Rare Wines qui ouvre son premier bureau à Hong Kong dès le mois prochain. « En temps que passerelle vers le reste de l’Asie, Hong Kong est très bien positionnée pour devenir la troisième plateforme mondiale du commerce du vin derrière Londres et New York. De fait, il y a tellement de consommateurs qui découvrent et investissent dans le vin que j’imagine assez volontiers Hong Kong passer en première position dans les années à venir » 

Un aperçu rapide des boutiques dans l’aéroport confirme cette prospective. A l’inverse des marques passe-partout et autres produits douteux que l’on voit à Heathrow ou Gatwick, les boutiques de l’aéroport de Hong Kong sont remplies de grands crus tels que Le Pin 1985, Château Haut-Brion 1989 ou encore Château Petrus 1998. Ah et aussi des magnums de Château Mouton-Rotschild que vous pouvez acquérir contre 12.000 € ! « L’importation des vins a augmenté de 88 % » affirme Wendy Cheung, secrétaire assistant du Commerce et du Développement Economique … « nous sommes le premier port franc des grandes économies pour ce qui concerne l’importation du vin et nous entendons bien capitaliser dessus ! Tandis que les ventes chutent en Europe, nous estimons qu’elles vont doubler en Asie pour atteindre 17 milliards de dollars en 2012 et 27 milliards en 2017. Cette croissance s’appuiera largement sur la Chine Continentale compte tenu de sa croissance économique, de l’augmentation progressive des salaires et de changements importants dans le style de vie, tous ces facteurs ont conduit à une augmentation de 360% de l’importation de vin depuis 2005 ». 

Le vin rouge est plus populaire que le blanc, cette couleur est de bon augure dans la culture chinoise et l’on ne compte plus les recherches médicales mettant en avant les qualités du vin rouge : un élément clé pour les Chinois pour lesquels la santé est quasi obsessionnelle.

« Quand nous avons commencé, il y a 10 ans, tous nos clients étaient des expatriés » affirme Nicholas Pegna, directeur général de Berry Bros. « Aujourd’hui, l’écrasante majorité est constituée de Chinois qui investissent massivement jusqu’à plus de 1,2 M€ par an pour certains. Le vin est considéré comme quelque chose de très chic et plein d’inspiration pour ces nouveaux consommateurs qui apprennent vraiment très vite. Ils aiment également offrir des cadeaux qui sont autant de symboles de leur statut et ils peuvent vraiment se le permettre si l’on considère que Hong Kong a la plus forte concentration de Rolls Royce au monde »

Au même titre que certains négociants britanniques réputés, des entreprises telles que Watson’s Wine Cellars ou Ponti Wine Cellars commercialisent des gammes étendues de crus classés. Bien d’autres boutiques existent dans les rues secondaires et moins prestigieuses de Kowloon, les gammes qu’elles proposent semblent tout aussi alléchantes sur le papier mais les bouteilles semblent douteuses, leur provenance et les conditions de stockage prêtent le flanc à la critique. A l’inverse, les négociants réputés garantissent les conditions de stockage de leurs vins grâce à des entrepôts dont la température est parfaitement contrôlée. Crown Wine Cellars a été jusqu’à reconvertir l’ancien dépôt de munitions de Hong Kong pour l’occasion. Certains vins sont même transportés directement des grands châteaux bordelais vers Hong Kong pour être vendus aux enchères et ensuite renvoyés au Royaume Uni par l’acheteur à toutes fins de stockage !

Avec cette exportation massive vers Hong Kong, la Chine, Taïwan et la Corée, les connaisseurs britanniques vont-ils être amenés à se serrer la ceinture même sur les vins vendus en primeur ? « Pas de panique » répond Pegna «  il est vrai que l’on a jamais vu autant de Grands Bordeaux ici mais c’est plus au détriment des Etats-Unis et du Japon que du Royaume Uni … et l’augmentation du prix des primeurs est plus liée aux châteaux eux-mêmes qu’à la demande croissante du marché asiatique ».

L’Asie n’a jamais été aussi encourageante pour les amateurs, Hong Kong va même jusqu’à promouvoir le vin pour ses effets bénéfiques sur le rythme cardiaque de chacun et sur le bien être général à l’inverse du Royaume Uni qui ne cesse de communiquer sur les risques du vin pour la santé tout en augmentant les taxes à des niveaux jamais enregistrés. Je ne suis pas loin d’émigrer …

Source : Jonathan Roy – www.telegraph.co.uk

  • Share/Save/Bookmark
Comments 0

Vins et Spiritueux : le millésime 2005 bordelais sauve l’export français

La Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux (FEVS) a présenté ce matin son bilan de l’année 2008, qui s’est soldée par 9,31 Milliards d’Euros d’export, confirmant le statut de second secteur exportateur excédentaire français, derrière l’aéronautique mais largement devant la Pharmacie et l’Automobile. Les vins et spiritueux représentent 89% de l’excédent agroalimentaire français. Une performance robuste mais cependant en baisse de 0,3% par rapport à 2007, et fruit d’une tendance contrastée. La Fédération a en effet noté une dégradation de la situation en fin d’année, conséquence de la crise.

Par spécialités, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les exportateur s de vins traditionnels, dits “tranquilles”, enregistrent une croissance de 4,7% en valeur à 4,36 MdsE. Mais cette croissance est un trompe-l’oeil, puisqu’en volumes, la baisse ressort à -10,5% à 131 millions de caisses. La branche a bénéficié des expéditions des grands crus du millésime 2005 de Bordeaux qui avaient été largement valorisés, puisque 2005 avait été déclarée année exceptionnelle pour le vignoble. D’ailleurs le Bordelais est la seule région à afficher une croissance en valeur (hors vins de tables, +7% à 397 ME), sur une progression de 21,9% à 1,687 MdE. La Bourgogne voit ses exports reculer de 11,7% à 620 ME et les Côtes-du-Rhône enregistrent un reflux de 5,1% à 267 ME. Les autres vignobles sont également en baisse entre 2007 et 2008 en valeur.

Le Champagne a connu une année difficile, après les records de 2007. Il chute de 6,3% à l’exportation à 2,21 MdsE. Enfin les Spiritueux fléchissent en volume (-3,8%) et en valeur (-3,5%) à 2,55 MdsE, en particulier à cause du fléchissement du Cognac (-2%) après des années de croissance.

Même affaibli, le champion de l’export reste le Champagne, qui représente 24% de la valeur totale, devant le Cognac (18%), rattrapé en 2008 par le Bordeaux (18% également), et les vins de table et de pays (10%). Le principal client de la France à l’export demeurent les Etats-Unis (malgré une chute de 12,8% en valeur en 2008, à 1,73 MdE), devant la Grande-Bretagne (-2,7%, 1,52 MdE), l’Allemagne (+8,9% à 806 ME), la Belgique (-7,1% à 639,51 ME) et le Japon (+1%, à 476,75 ME). “Les prix moyens ont augmenté en 2008 pour la quasi totalité des catégories de vins et spiritueux, en raison du double phénomène de l’effet de change défavorable de l’Euro qui a poussé mécaniquement les prix à la hausse, mais parallèlement par la recherche continue de création de valeur à l’export, confirmant ainsi la premiumisation grandissante des marchés, malgré un contexte économique moins favorable”, commente la FEVS. Le marché asiatique confirme sont statut de “débouché incontournable” pour les exportations françaises, avec Singapour (+13,5% à 470 ME), ancré dans le top 10 et qualifié de “plaque tournante régionale”, tandis que la “Grande Chine” (Chine, Singapour, Hong Kong, Taiwan, Macao) devient globalement le 3ème débouché de la filière, avec 941 ME de ventes (+11%).

Le président de la FEVS, Claude de Jouvencel, est plutôt pessimiste pour l’année qui vient de démarrer, puisqu’il souligne “la nette dégradation de nos résultats sur le dernier trimestre 2008 ne fait que préfigurer la situation attendue en 2009″.

Source : Challenges et Finance Plus

  • Share/Save/Bookmark
Comments 1

Frédéric Beerens : Hong Kong, centre de l’Asie

Frédéric Beerens est le «Monsieur Asie » du champagne Gosset et du cognac Frapin. Fort de son expérience dans cette partie du monde, il nous explique, sans langue de bois, les rouages de ce marché, dans ses bons comme dans ses mauvais côtés…

R. V. I. : En tant que représentant de deux prestigieuses marques françaises en Asie, quel regard portez-vous sur l’élan asiatique de cette dernière décennie ?

Frédéric Beerens : La région est principalement tirée par la Chine où le cognac et le champagne ont encore de belles perspectives. Le champagne peut encore progresser dans tous les pays d’Asie, sauf peut-être au Japon où il a atteint le plafond. Dans ce même pays, les ventes de cognac sont désespérantes et personne ne sait comment redresser ce marché qui était si florissant. On n’a jamais vendu autant de cognac que lorsque le VSOP était à 12 000 yens et le XO à 40 000 ! Dès lors qu’ils coûtent respectivement 2 500 et 8 000, on n’en vend plus ! L’image est vieillissante. Dans la plupart des bars que fréquentent les jeunes, on trouve des centaines de whiskies, vodkas, liqueurs… et une bouteille de cognac ! Les Cognaçais n’ont peut-être pas saisi leur chance en évitant les millésimes et les indications d’âges simples ! Cette arrogance leur a coûté le marché taïwanais, où les malts font un malheur. L’atteste la réflexion des importateurs aujourd’hui : « Vous nous vendez un cognac 20 ans d’âge au même prix qu’un XO dont vous nous disiez qu’il avait 30 ans ! »

R. V. I. : Quelles sont, selon vous, les orientations du marché en Asie dans les années à venir ? Observe-t-on des tendances selon les pays, selon les critères sociaux ou autres ?

F. B. : En Chine, la consommation d’alcool et de vins importés ne représente qu’une toute petite part. Il faut que ce marché se développe naturellement au niveau du goût en proposant, au début, des produits davantage sucrés. N’oublions pas qu’au Japon, il y a 25 ans, les tendances étaient pour les vins doux d’Allemagne et les rosés d’Anjou. Pour le champagne, cela prendra du temps en Chine, mais il y a trois problèmes : les Chinois n’aiment pas le blanc, ni le sec, ni les bulles. Mais ça va évoluer. Imaginons que les femmes se mettent à aimer le champagne comme ça a été le cas au Japon ! Pour Gosset, nous adoptons une stratégie d’attente en Chine, ce qui signifie que nous laissons les grandes marques faire le travail de base.De notre côté, nous mettons l’accent sur la haute gastronomie, les hôtels, et sur les caves à vins. La restauration indépendante se développe énormément et c’est notre chance. Les marchés évoluent, le consommateur cherche autre chose que « les étiquettes ». Donnons comme exemple l’Australie, un marché dont je m’occupe aussi, où nous avons fait de belles percées en axant sur le haut de gamme. Lorsque j’y passe dix jours, je n’entends plus parler des grandes marques et ça fait du bien. Côté cognac, il se vend en Chine surtout dans trois secteurs : il y a le marché de la nuit (night-clubs, karaokés), le marché cadeau (fête de la Lune, Nouvel An chinois), puis les restaurants et les banquets. Pas les bars ni les pubs ! Enfin, le Chinois ne boit pas chez lui. Toutefois le marché cadeau fonctionne, mais il est risqué. Il faut inclure en plus de la bouteille des cadeaux tels des verres, des miniatures ou autres. Ainsi, si la présentation n’est pas bien étudiée, on risque de se retrouver avec un grand stock de coffrets qu’il est impossible d’écouler l’année suivante.

R. V. I. : On parle souvent de la difficulté à commercer avec les Chinois. Qu’en est-il réellement ? Sont-ils fiables ? Quelles sont les précautions à prendre ?

F. B. : La Chine est de plus en plus ouverte, on y fait des affaires comme ailleurs. Mais il faut être réaliste, le temps des joint-ventures est fini. Elles se sont souvent traduites en « joint-adventures » ! Au passage, soulignons quand même que les grands importateurs de vins et spiritueux en Chine sont souvent plus flexibles que ceux du Japon. Aux USA, j’ai connu dans toutes les sociétés où j’ai travaillé de grandes difficultés de règlement avec des procès coûteux. Jamais en Chine ! Concernant la corruption, elle est toujours là mais les autorités essayent de la combattre avec beaucoup plus de rigueur qu’aux Philippines, en Indonésie ou en Thaïlande par exemple. Et puis, on ne peut pas supprimer du jour au lendemain la contrebande. Le plus grand problème est l’imitation des carafes, et même Frapin y a été confronté.

R. V. I. : Vous êtes posté à Hongkong, marié à une Hongkongaise, est-ce un plus pour appréhender ce marché, cette culture asiatique ?

F. B. : Hongkong est vraiment le centre de l’Asie. On s’y installe facilement, on est près de tout, mais ça coûte cher. Mon épouse m’aide beaucoup sur des marchés comme la Chine et Taiwan et nous voyageons régulièrement ensemble. C’est un plus.

R. V. I. : Après Hongkong, c’est Macao qui devient un port franc en matière de vins. Y a-t’il concurrence entre ces deux zones ?

F. B. : Macao, après des décennies sans véritable progrès et une image douteuse, a surtout explosé à cause de ses nouvelles licences de casinos qui la mettent au niveau de Las Vegas. Mais les hôtels sont vides en semaine, et durant les week-ends ça commence à se calmer. On se demande s’ils ne vont pas trop vite. Macao a besoin de développer des activités de salons, d’expositions, de conférences, de voyages incentive. Mais maintenant, qui souhaite emmener ses employés dans un centre de jeux, de massages et de prostitution ? Pour l’instant, ce sont les Chinois de Chine, c’est tout. Un de nos concurrents y a ouvert un bar à champagne mais on y boit surtout de la bière ! Bref, Hongkong a peu à craindre de Macao… et Macao de Hongkong tant que cette dernière n’a pas de casinos… En revanche, Singapour pourrait poser des problèmes à Macao dès l’ouverture de nouveaux casinos…

 

 

Source : La Revue Vinicole Internationale

  • Share/Save/Bookmark
Comments 0

Vins : + 12,5 % pour Jeanjean en 2008

Le groupe Jeanjean voit son chiffre d’affaires progresser de + 12,5 % sur l’année 2008 à 174,4 millions d’euros. L’entreprise languedocienne s’attend également à dépasser largement son résultat opérationnel de 2007 (1,7 million d’euros). La direction du groupe explique ces performances par la conjonction de plusieurs facteurs, parmi lesquels : « la pertinence de [sa] stratégie d’implantation dans toutes les régions viticoles du Sud de la France, la montée en gamme de [ses] produits. Le tout associé à la mutualisation des forces de vente et au redéploiement de [ses] réseaux de distribution. »

L’activité de Jeanjean a progressé de + 13,8 % en France et de + 10,2% à l’export via de nouveaux débouchés comme la Chine, où l’activité à été multipliée par trois, et les Etats-Unis (+ 24%). Le Groupe est implanté dans le Languedoc avec la société Jeanjean, à Châteauneuf du Pape avec Ogier et le Clos de L’Oratoire, en Provence avec la maison Gassier, à Cahors avec Rigal, en Roussillon avec Cazès et à Saint-Emilion via le négoce Antoine Moueix.

Source : www.rayons-boissons.com

  • Share/Save/Bookmark
Comments 0

Un Chinois achète pour 46.423 euros de vin à Roissy

ll s’agit d’une vente record. Le passager chinois a acheté plusieurs grands crus dont deux bouteilles de Bourgogne et plusieurs Bordeaux.

Les boutiques de l’aéroport de Roissy se sont frottées les mains, mercredi 24 décembre, après le passage d’un passager chinois qui a acheté pour 46.423 euros de vin.
Peu avant de prendre son avion pour Pékin, prévu à 18h55, le passager chinois a acheté plusieurs grands crus dont deux bouteilles de Bourgogne, un La Tâche 1991 et un Romanée Conti 2002, plusieurs Bordeaux dont un Lafite Rothschild 1947, un Pétrus 1986, un Certan 1982, un Château Margaux 1982 et un Château Latour 1976, a précisé Aéroports de Paris (ADP).
“La vente s’est déroulée en deux fois: un premier achat de 43.083 euros, puis le passager est revenu après quelques minutes de réflexion et a acheté trois autres bouteilles pour la somme de 3.340 euros”, a expliqué Lynda Chong, vendeuse dans la boutique du terminal 2E, citée dans un communiqué.
Le précédent record remonte au 20 mars 2007. Un autre passager chinois avait dépensé la somme de 23.000 euros dans une boutique du Terminal 2C de l’aéroport de Roissy, en achetant également plusieurs grands crus français.

Source : Challenges

  • Share/Save/Bookmark
Comments 0

GRM : un virage vers l’export.

Développement, investissements, campagne de communication : GRM sort du silence pour se positionner comme l’un des négociants majeurs de la place de Bordeaux. Avec 14 millions de cols par an, l’export se devait d’être envisagé sérieusement.

GRM a été créée en 1970 par Jacques Guiraud, Marcel Marbot, courtiers en vins, et Jean Raymond, comptable. À l’époque, l’entreprise était spécialisée dans le vrac. La première évolution importante date de 1988, année où GRM est reprise par les fils des fondateurs : Frédéric Guiraud, François Raymond et Pierre Marbot.

Afin d’améliorer l’image de l’entreprise, Bertrand Ravache, actionnaire majoritaire depuis un an, a décidé de valoriser son savoir-faire par le faire savoir en demandant à l’agence I.D Vins de  plancher sur son image. Un nouveau logo a été créé cette année et une campagne grand public est prévue pour fin 2009. Autre signe de modernité : la refonte du site internet, qui devrait être opérationnel en janvier.

Inexistant au niveau de l’image, GRM était absent de Vinexpo Asie-Pacifique pour ne pas être noyé dans la masse, mais c’était l’une des quelques sociétés françaises présentes au récent Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine & Spirits Fair). Un choix que Christelle Lentignac-Ravache, responsable marketing et communication, ne regrette pas : « Nous y sommes allés au culot, explique-t-elle, avec un stand ad-minima. Nous avons repris contact avec des importateurs chinois rencontrés ici dans le cadre d’une mission économique organisée par la Chambre de Commerce. Nous avons signé plusieurs contrats, une première commande de 30.000 bouteilles est partie, d’autres containers vont suivre. »

L’équipe GRM lors du Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine Fair).

La stratégie export passe par l’arrivée de Leila Boulanger, qui a créé le service en avril dernier. Elle vient du textile, ne connaissait rien au vin mais son tonus et sa volonté de relever le challenge, sans a priori, commencent à donner des résultats. Un recrutement est en cours pour le grand export, et des contacts ont été pris avec un importateur américain lors de la London Wine Fair, où GRM était venue en simple visiteuse. Déjà présente en Belgique, en Allemagne, en Polynésie, l’entreprise veut développer ses parts de marché, avec notamment la création d’un bib spécial export qui sortira début 2009, sous un nom de marque encore à l’étude.

Source : Revue Vinicole Internationale

  • Share/Save/Bookmark
« Articles plus récentsArticles plus anciens »