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La Chine se met au vin, mais surtout au vin chinois

Si la Chine reste le premier marché mondial pour la bière, elle consomme aussi de plus en plus de vin, une aubaine pour les principaux pays producteurs désireux d’y exporter malgré l’exotisme des habitudes culinaires locales. Les Chinois partent de très bas puisqu’ils boivent en moyenne seulement un demi-litre de vin par an, contre 51 litres pour un Français. Mais si la consommation hexagonale s’effrite doucement, la demande moyenne chinoise pourrait doubler d’ici 2013.

Le pays est déjà entré l’an dernier dans le peloton de tête des dix plus gros pays consommateurs de vin en volume. La production chinoise ne cesse également de progresser, une partie croissante du raisin réservé à la table étant maintenant destiné à la cuve. Pour autant, l’Organisation internationale de la vigne et du vin souligne que l’ouverture du marché chinois reste faible en raison d’une “tendance à l’auto-approvisionnement.”

“Comme nous, les Chinois sont chauvins, quand on ne connaît pas un produit, on préfère commencer par boire un vin de son pays, de sa propre production”, explique Robert Beynat, directeur général de Vinexpo, qui organisera son salon annuel en mai prochain à Hong Kong. “Plus les Chinois planteront de vignes, plus ils produiront de vin, plus ils en boiront et plus ils en importeront”, insiste-t-il. “Les Chinois ne seront jamais autosuffisants, et même s’ils le sont, le consommateur de vin est un ‘buveur d’étiquette’, il aime bien la diversité.”

La Chine, dont la demande annuelle de vin devrait dépasser le milliard de bouteilles d’ici deux ans, a néanmoins des exigences qui lui sont propres. Les Chinois préfèrent ainsi les vins étrangers dont le nom est facile à prononcer dans leur langue et ils boivent essentiellement du vin rouge car ils aiment cette couleur, associée à la chance, au romantisme et à la richesse.De plus, la consommation de vin est toujours un phénomène très urbain, cantonné aux deux-tiers au restaurant.

Canard laqué et Karaoké
Les grands exportateurs ne voient pas l’augmentation de la production chinoise comme une menace, d’autant que celle-ci reste largement dominée par les vins de table et laisse pour l’heure le champ libre aux grands crus étrangers, notamment français. Certains professionnels estiment même qu’ils ont intérêt à aider la Chine à développer son vignoble pour préparer leur propre avenir. “J’encourage mon importateur à investir dans la vigne”, confie Jean-Claude Mas, un producteur et négociant qui a commencé il y a deux ans à commercialiser en Chine sa gamme de vins du Languedoc. “ll y a plusieurs marchés pour les vins importés, il y a les vins d’image et d’étiquette et donc Bordeaux reste une référence avec les grands noms de châteaux, après il y a les vins alimentaires qui servent à fournir les karaokés, donc les vins les moins chers possibles”, indique le créateur de la marque “Arrogant Frog”, qui se positionne entre ces deux extrêmes.

Rémy Cointreau possède depuis 1980 une co-entreprise en Chine avec le producteur Dynasty, tandis que le groupe Castel, premier producteur français de vin et propriétaire de la chaîne de cavistes Nicolas, est présent sur place depuis plus de dix ans à travers un partenariat avec le leader chinois Changyu. Castel estime que la Chine pourrait devenir son premier marché à l’export devant la Grande-Bretagne dès cette année.

L’investissement chinois dans la vigne française existe aussi mais est bien plus rare. “Cela reste des cas isolés, ce n’est pas une tendance de fond”, précise Benoit Lechenaut, gérant d’Agrifrance, une filiale de BNP Paribas spécialisée dans la vente de foncier rural. En juin 2009, dans le Bordelais, la holding chinoise A&A International a pris le contrôle de Château Richelieu, dont la production est exportée à 90%. Début 2008, également à Bordeaux, Longhai International Trading Co a acheté Château Latour-Laguens. Parmi les objectifs de Longhai, faire du domaine un lieu de grand standing où des Chinois fortunés pourront organiser de somptueux banquets de mariage.

“En matière de vin, la France et le Bordeaux sont de véritables marques, et les Chinois aiment bien les marques”, explique Patrice Klug, président de MK Finance, qui a travaillé sur la vente de Château Richelieu. “Le grand défi aujourd’hui est d’éduquer le palais chinois entre ce qu’il a l’habitude de manger et le vin”, résume Robert Beynat, qui a créé dans ce but une véritable académie où interviennent des experts et des chefs.

Source : Le Point.fr

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2009 : l’importation de Bordeaux progresse de 62% en Chine.

L’année 2009 n’a pas été bonne pour le Bordeaux, le plus prestigieux des vignobles français a enregistré une baisse significative de son activité export à un niveau équivalent à celui enregistré il y a trois ans. Selon les données diffusées sur Paris, le Royaume Uni et les USA ont radicalement diminué leurs achats à l’inverse du Japon et de la Chine ou le nombre de consommateurs augmente sans cesse. Bernard Fages, président du syndicat des Bordeaux et Bordeaux supérieurs, déclare que l’exportation a chuté de 16% en moyenne entre le 1e juillet 2008 et le 30 juin 2009 comme cela a été vu en Allemagne et en Belgique qui sont des importateurs historiques. Les exportations vers les USA et le Royaume Uni ont chuté respectivement de 23% et 25% à l’inverse de la Chine qui enregistre une croissance de 62%.

Source : ANSAmed

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Bettane & Desseauve : 1e édition du Grand Tasting Hong Kong.

En complément de la 4e édition du « Grand Tasting Paris » qui aura lieu au Carrousel du Louvre les 4 et 5 décembre prochains, Bettane & Desseauve annonce son premier développement international avec la création du « Grand Tasting Hong Kong » du 4 au 6 novembre 2009 au cœur de la 2e édition de la « Hong Kong International Wine & Spirits Fair ».

La spécificité du Grand Tasting Paris est de réunir des domaines qui ont tous en commun d’avoir été sélectionnés par le guide Bettane & Desseauve. Ce concept unique offre aux visiteurs une garantie d’homogénéité quant à la qualité des vins présentés. C’est cette même exigence qui donne à l’évènement sa légitimité de salon des grands vins européens en France comme à l’étranger. Ce même concept va être décliné sur Hong Kong par Bettane & Desseauve sous la forme d’un pavillon Grand Tasting au sein du Salon International des Vins et Spiritueux de Hong Kong (Hong Kong International Wine & Spirits Fair).

Mais au-delà du regroupement des exposants français sous un même label de qualité, Bettane & Desseauve prévoit également une rencontre privilégiée avec tous les acteurs du marché asiatique du vin à travers des sessions de dégustation, des Master Class, des déjeuners « business matching » et même un dîner de gala organisé pour la circonstance. La promotion et l’organisation de cet évènement sera faite en France et à Hong Kong grâce à un accord pris avec Simon Tam, l’une des personnalités les plus influentes sur le marché asiatique du vin. Outre ses fonctions de directeur de l’Independent Wine Centre (Shanghai, Hong Kong et Macau), Simon Tam écrit dans de nombreux journaux et quotidiens dont le South China Morning Post et a été nommé « meilleur consultant » du marché asiatique par Wine Business International en juin 2007.

Thierry Desseauve déclare « Le Grand Tasting Hong Kong est la première étape du développement de nos activités sur le continent asiatique, à titre d’exemple, l’intégralité des notes et des commentaires édités dans le Grand Guide des Vins de France depuis son origine sera prochainement disponible en ligne en chinois traditionnel et simplifié ». De fait, l’ambition de Michel Bettane et Thierry Desseauve est de renforcer leur image de portes paroles des grands vins européens en dehors de nos frontières. « Nous avons été approchés par une entreprise taïwanaise spécialisée dans les contenus académiques qui souhaitait publier nos notes et commentaires pour répondre à l’intérêt croissant des amateurs asiatiques. L’accord a été rapidement trouvé et la mise en ligne du contenu s’effectuera courant octobre soit juste avant le Grand Tasting Hong Kong. Il est capital que les vins français prennent la place qui leur revient sur ce marché » renchérit Thierry Desseauve.  

Journalistes de métier, Michel Bettane et Thierry Desseauve livrent les suppléments vins « clefs en main » de grands magazines tels que Le Monde, Le Monde 2, L’Express ou encore Le Journal du Dimanche. Ils viennent par ailleurs de prendre en charge toute la partie dégustation de « Terres de Vins » dont le premier numéro sortira en septembre. Michel Bettane et Thierry Desseauve sont sans aucun doute les dégustateurs les plus légitimes pour parler de l’excellence française et européenne dans le monde, Robert Parker n’a-t-il pas déclaré que : « Michel Bettane est le plus grand critique européen » ?

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Assurance prospection Coface : un levier pour l’export

Pour faire suite au billet précédent, il nous parait opportun de reprendre quelques informations relatives à l’assurance prospection Coface tant ce dispositif est à la fois simple et intéressant.

Concrètement, l’assurance prospection Coface s’adresse à toute entreprise française dont le C.A. est inférieur ou égal à 500 millions d’euros dans le cadre d’une démarche d’exportation. L’assurance prospection participe à la prise en charge des frais de prospection à l’export s’ils ne sont pas amortis par un niveau suffisant de ventes (indemnité généralement égale à 65% du solde). L’entreprise assurée dispose à la fois d’un soutien financier et d’une assurance contre la perte subie en cas d’échec commercial (dans ce contexte, le solde des remboursements reste acquis).

Pendant la période de garantie (durée variable de 1 à 4 ans), la Coface verse une indemnité à l’expiration de chaque exercice (l’entreprise peut même disposer d’une avance sous certaines conditions) en tenant compte des dépenses engagées, dans la limite du budget de dépenses garanti, et des recettes réalisées pendant l’exercice considéré. Pendant la période d’amortissement, l’assuré reverse chaque année un pourcentage de ses recettes réalisées dans la zone concernée. Dans tous les cas, l’assuré ne reverse jamais plus que l’indemnité versée.

L’assurance prospection Coface couvre l’ensemble des frais engagés par l’entreprise pour sa démarche export soit : location et aménagement d’un stand sur un salon, études de marché, déplacements à l’étranger, salaires des salariés pendant leurs déplacements, frais de fonctionnement d’un bureau ou d’une filiale commerciale, publicité, création d’un site Internet etc… Toutes les informations sont disponibles sur http://www.coface.fr/dmt/rubg_act/index_dernouv.htm et la  demande de garantie peut également se faire en ligne.

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Les français à l’export ou quand les enveloppes nationales ne sont pas utilisées !

Même si le dynamisme de certains acteurs de la filière vitivinicole mérite d’être souligné, force est de reconnaitre que le réflexe export n’est pas encore acquis pas le plus grand nombre. Si l’on sait que les vins du Nouveau Monde appartiennent pour la plupart à des consortiums géants qui disposent de solides moyens en matière de promotion, que dire alors des producteurs italiens ou espagnols dont la volonté s’affirme jour après jour ?

Au-delà de quelques problèmes culturels, ce ne sont pourtant pas les moyens qui manquent malgré ce que tout un chacun pourrait éventuellement affirmer pour justifier sa démarche timide à l’export. Volontariat International à l’Etranger (VIE) par Ubifrance, assurance prospection par Coface ou encore OCM par Viniflhor, combien de producteurs connaissent vraiment les aides dispensées à la filière ? Et l’on ne peut même pas dire que les démarches soient compliquées … ce serait trop facile !

Dans un récent communiqué, Vitisphère rapportait l’inquiétude de Marianne Fischer Boehl qui s’inquiétait de la très faible consommation des fonds accordés aux états membres au titre de l’enveloppe nationale dans le cadre de l’OCM. « A fin mai, c’est-à dire à la mi- parcours de la première année de la réforme, les états membres n’ont en moyenne dépensé que 20% de leur enveloppe nationale. Certains n’ont encore rien dépensé » s’est alarmé la commissaire européenne chargée de l’agriculture et du développement rural. Et d’ajouter : « A ceux qui ne sont pas encore dans les starting blocks, je dis lacez vite vos chaussures de course et partez. C’est à tous les acteurs du secteur de faire des projets pour utiliser au mieux ces fonds. Et je pense essentiellement aux programmes de promotion. Alors creusez vous pour trouver plus d’idées pour utiliser cet argent »

Vinexpo Bordeaux n’a fait que confirmer que les marchés asiatiques seraient les premiers à redémarrer, ceux qui se positionnent dès maintenant seront indiscutablement les premiers servis. Certains l’ont déjà compris et enregistrent des débuts prometteurs, quant aux autres … ils ne pourront pas dire qu’ils n’avaient pas été prévenus. A moins que l’on ne continue à penser que la supériorité du vin français est tellement évidente que les acheteurs asiatiques vont naturellement venir à nous ! Mais il est largement permis d’en douter …

Sources : www.exporterduvinenasie.com et Vitisphère

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La montée en puissance de la Chine ne cesse de se confirmer

Les chiffres du marché chinois du vin donnent le tournis. Alors que la croissance annuelle mondiale moyenne se situe à 1,4%, celle de la Chine atteint 15% . L’Empire du Milieu est le 9ème consommateur de vin au monde, avec 804,8 millions de bouteilles ; la barre du milliard devrait être franchie en 2009. La consommation a augmenté de 61% entre 2003 et 2007, augmentation prévue de 36% d’ici 2012, 1,242 milliard de bouteilles vendues d’ici 2012, 256% de croissance des importations de vins français depuis 2003, la Chine dans le top 10 des pays producteurs de vin, avec une consommation totale en hausse de plus de 51%. Dans ce tourbillon, la France, fournisseur leader, bénéficie largement de cette progression continue avec 2,374 millions de caisses vendues en 2007. Les vins australiens et italiens en profitent également, avec une plus forte progression depuis 2003.

Source : Vinexpo et Vitisphère

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Chine:les vins audois marchent au super

Val d’Orbieu. Le groupement viticole régional est le premier à vendre dans les stations services.Alors qu’en France la vente de vin dans les stations services revient sur le devant de la scène, en Chine elle explose littéralement prenant même une dimension inattendue. Dernièrement les responsables de la plus grande entreprise chinoise d’essence (Sinopec), en situation de quasi monopole, ont été, à l’invitation de Val d’Orbieu, de la Fédération régional des caves coopératives dirigée par Olivier Rives, reçus en région. Objet de leur visite : passer la vitesse supérieure au niveau des commandes de vins Sud de France et se former au marketing et force de vente de la marque.

Le business a commencé en 2008 dans la province du Hunan ou un accord a permis aux vins audois adhérant à la marque d’être distribués dans les stations services du groupe. Il faut savoir que le prix de vente dans les stations service est aussi, voire plus compétitif, que ceux achetés en grande surface chinoise. Au total en 2008 ce sont 600 stations services chinoises qui ont vendu à raison de 3 bouteilles par jour des vins audois provenant essentiellement de Val d’Orbieu.

En 2009 les commandes devaient dépasser les 30 containers, les responsables de Sinopec ayant décidé de référencer un Fitou de Mont Tauch pour le distribuer dans leur station. L’objectif du directeur exécutif du groupe, You Jian, est d’étendre la commercialisation des vins de la marque ombrelle à l’ensemble des stations services soit 1500 à travers la Chine. Et ce ne sont pas les moyens qui manquent : en 2008 Sinopec a réalisé un profit de près de 3 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires de 165 milliards d’euros.

Pour attirer le chaland Sinopec communique à l’intérieur de ses stations sur la belle image de notre région à travers notamment le château de Carcassonne et vante les mérites et bienfaits, notamment pour la santé, des vins Sud de France. Les vendeurs sont, de plus, intéressés sur la vente de chaque bouteille. Ainsi le directeur exécutif et les 6 meilleurs vendeurs du groupe ont été reçus à Sud de France Export pour un briefing sur la marque, ses objectifs et enjeux afin d’aller encore plus loin en matière de communication et de promotion. L’enjeu est de taille, le groupe Sinopec dispose d’autres moyens de distribution que les stations service et pourrait ouvrir ses réseaux à l’ensemble des provinces de la Chine, soit un marché gigantesque pour nos entreprises régionales qui pourront bientôt se targuer de faire le plein (de commandes) à la pompe au pays de l’empire du milieu…
Source : La Depêche.fr

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Hong Kong ou la volonté de devenir le « hub » asiatique du vin

Hong Kong est indiscutablement en passe de devenir la plateforme asiatique de commerce et de distribution du vin depuis que les taxes d’importation ont été supprimées en février dernier. Avec un chiffre global qui a atteint 370 millions de dollars US en 2008, l’importation de vin a augmenté d’environ 80 % par rapport à l’année précédente.

Afin d’encourager le commerce, la Région Administrative Spéciale de Hong Kong a décide d’abolir totalement les taxes d’importation sur le vin en février 2008, lesquelles s’établissaient précédemment à 40%. Delwine (NDLR : Delhi Wine Club) a été l’un des premiers au monde à rendre compte et faire l’éloge d’une telle décision en prévoyant que Hong Kong deviendrait rapidement un « hub » pour le marché asiatique du vin compte tenu de sa proximité avec la Chine et de l’influence grandissante de l’Australie et de la Nouvelle Zélande. D’un seul coup, ils ont devancé Singapour qui aurait pu se positionner comme un sérieux concurrent. Mais la politique d’importation obscure et incompréhensible de Singapour empêche de réexporter confortablement vers les pays voisins. Même Macau a suivi rapidement les traces de Hong Kong en abolissant également les droits de douane sur l’importation du vin. 

Les Etats-Unis semblent être les grands bénéficiaires de cette situation. Les données communiquées par la Chambre de Commerce des USA font état de 500% d’augmentation des exportations vers Hong Kong de février 2008 à février 2009. La valeur des exportations a ainsi atteint 18 millions de dollars US en 2008 soit le double de l’année précédente selon un rapport de l’industrie vinicole.  « Hong Kong est devenu l’un des trois premiers marchés d’exportation pour les vins américains » a déclaré Eric Pope, directeur régional du California Wine Institute, lors d’un déjeuner à l’Institut Culinaire d’Amérique à Napa Valley. Cette entrevue a été l’occasion pour John Tsang, Secrétaire d’Etat aux Finances de Hong Kong, d’affirmer la volonté de Hong Kong de se positionner comme la première plateforme asiatique de commerce et de distribution du vin.

Eric était en Inde en décembre dernier pour conduire une mission de 9 producteurs venus promouvoir leurs  vins californiens. Il a également participé au IFE India 2008 (NDLR : International Food, Drink and Hospitality Exhibition) en animant une conférence sur les vins californiens organisée par l’Indian Wine Academy. Le gouvernement de Tsang a décidé de lever toutes les taxes l’année dernière. Ce dernier a par ailleurs signalé que cette décision de renoncer à cette source de revenus était motivée par la volonté de promouvoir le commerce et créer de nombreux emplois dans les ventes, le stockage et la logistique. « A terme, nous avons l’intention de devenir la première plateforme mondiale de commerce et de distribution du vin » a-t-il également annoncé en ajoutant que leur vision était de réexporter le vin vers d’autres régions et d’en assurer la promotion à travers toute l’Asie. Les services douaniers de Hong Kong auraient passé des accords avec de nombreux services juridiques d’autres pays afin d’échanger des informations sur la contrefaçon. Tsang a revendiqué le fait qu’aucun cas de contrefaçon de vin n’a été enregistré au cours des dernières années.

Il a également annoncé qu’un système d’accréditation de caves était en cours afin d’établir de nouveaux standards en matière de stockage du vin, une grande première pour l’industrie ! Comme les importateurs indiens ne manqueront pas de l’apprécier, c’est un point supplémentaire à porter au crédit de Hong Kong. L’importation directe de Hong Kong prendra bientôt tout son sens puisque l’on y trouvera aisément en un seul point les vins de tous les pays du monde.  Par ailleurs, pas moins de dix ventes aux enchères se sont tenues l’année dernière sur Hong Kong (les premières de ce type depuis dix ans) dont deux organisées par des maisons de vente basées aux Etats-Unis. L’une d’entre elles a atteint 8,2 millions de dollars US comme reporté par Delwine. Le Hong Kong Trade Development Council a organisé la première édition du Salon International du Vin et des Spiritueux de Hong Kong (Hong Kong International Wine & Spirits Fair) l’année dernière, la prochaine édition aura lieu du 4 au 6 novembre prochain.

Source : Indian Wine Academy

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Vinexpo 2009 : la montée en puissance de la Chine ne cesse de se confirmer

Les chiffres du marché chinois du vin donnent le tournis. Alors que la croissance annuelle mondiale moyenne se situe à 1,4%, celle de la Chine atteint 15% . L’Empire du Milieu est le 9ème consommateur de vin au monde, avec 804,8 millions de bouteilles ; la barre du milliard devrait être franchie en 2009. La consommation a augmenté de 61% entre 2003 et 2007, augmentation prévue de 36% d’ici 2012, 1,242 milliard de bouteilles vendues d’ici 2012, 256% de croissance des importations de vins français depuis 2003, la Chine dans le top 10 des pays producteurs de vin, avec une consommation totale en hausse de plus de 51%. Dans ce tourbillon, la France, fournisseur leader, bénéficie largement de cette progression continue avec 2,374 millions de caisses vendues en 2007. Les vins australiens et italiens en profitent également, avec une plus forte progression depuis 2003.

Bordelais cette année, le salon annuel de Vinexpo s’est tenu à Hong Kong en 2008 où il se tiendra à nouveau en 2010. Le salon mondial des vins et spiritueux est donc particulièrement bien positionné pour suivre ce marché. Les taux de fréquentation des visiteurs en provenance d’Asie continuent à progresser et la crise ne semble pas devoir influer cette tendance. De Hong Kong en 2008 (+28,8 % de fréquentation des visiteurs asiatiques) à Bordeaux en 2009, la fréquentation des visiteurs professionnels en provenance d’Asie devrait continuer à progresser.

Source : Vinexpo & Vitisphère

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Shanghai : une bonne adresse pour les vins du Languedoc

Un an après son ouverture, la Maison du Languedoc-Roussillon à Shanghai, ouverte par le conseil régional, tire un premier bilan de son action : l’action de ses équipes dans l’assistance aux entreprises régionales a permis de faciliter la commercialisation de 1,3 M de bouteilles. Grâce aux contrats passés avec des distributeurs, ce chiffre devrait doubler cette année. Yiran Liu, directrice de l’anrenne de Shanghai, constate que la tendance n’est plus à l’exportation de vins d’entrée de gamme à 1,50 € la bouteille. L’année dernière, 60% des containers comportaient des vins positionnés entre 2 et 5 €et le reste entre 3 et 7 €. Autre précision : les consommateurs chinois privilégient les vins médaillés ! La distribution des vins “Sud de France” se fait sur Shanghai mais aussi sur Guangzhou, Shenzen et Pékin, mais aussi dans les provinces du Sichouan, du Shadong, du Hubeï et du Hunan.

Source : VSB La Lettre

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