Ils plaquent tout pour aller vendre du vin en Chine
Nous avons retrouvé cet article du Journal du Net daté de septembre 2007. Ce n’est certes pas une news de première fraicheur mais il est intéressant de noter que ce couple de pionniers de la distribution du vin français en Chine signalait déjà : “les opportunités pour le vin français sont incroyables” à une période ou les droits de douane n’avaient pas encore été abolis à Hong Kong. Par ailleurs, l’article fait état de prix de vente de 4,6 à 8,8 € avec une montée en gamme, il existe donc bien un marché entre “l’ultra premium” des ventes aux enchères et le vin à 1 € ! Peut être recevrons nous prochainement des nouvelles de Barbara et Frédéric Choux ?
“Avec mon épouse Barbara, nous avons toujours été passionnés par le vin” explique Frédéric. “J’ai fait toutes mes études dans le Bordelais”. Au bout de 8 ans dans l’audit financier à Paris, Frédéric plaque tout et décide de lancer son entreprise de distribution de vin. Le secteur étant totalement bouché en France, le couple part s’installer en Chine. “Ce pays nous semblait le marché le plus prometteur. Alors qu’en France on boit en moyenne 50 litres de vin par habitant, les Chinois n’en boivent pour l’instant que 0,45 litre !” justifie Frédéric.
Une implantation stratégique loin des mégalopoles
Ils choisissent un point de chute plutôt original : Dalian, une ville “moyenne” (7 millions d’habitants), à une heure d’avion à l’est de Pékin. “C’est un peu une “Côte d’Azur” chinoise” sourit Frédéric. Mais Dalian est surtout un endroit stratégique : c’est le troisième port de Chine. “Nous voulions éviter la concurrence frontale avec les grosses boîtes installées à Shanghaï ou Pékin”. Malgré leur implantation atypique, ces marchés sont facilement accessibles.
Miser sur la qualité
Les vins importés sont exclusivement français. “Nous avons plus de 40 vins à notre carte, soigneusement sélectionnés auprès de producteurs que nous connaissons personnellement” garantit Frédéric. Les bouteilles sont acheminées en Chine en bateau réfrigéré à 15°C pour conserver la qualité intacte. Si le couple a commencé à distribuer ses produits auprès de particuliers, le chiffre d’affaires est aujourd’hui réparti à peu près également entre la grande distribution (Carrefour et Auchan), l’hôtellerie restauration haut de gamme, les entreprises et les particuliers. “Le secteur corporate est particulièrement intéressant car on nous commande souvent de grandes quantités pour des banquets ou des cadeaux d’entreprise. Pour la fête nationale, qui a lieu le 1er octobre, nous devons par exemple livrer 900 bouteilles dans 23 villes différentes”. Les prix vont de 46 à 888 yuans (4,6 euros à 8,8 euros). C’est certes un peu cher pour le Chinois de base, mais pas pour la classe moyenne grandissante. “On remarque que les Chinois montent en gamme au fur et à mesure qu’ils apprennent à connaître le vin. Les gens nous posent des questions de plus en plus précises, et certains sont de vrais connaisseurs” atteste Frédéric.
De la promotion gratuite !
Il y a certes une forte concurrence, mais ses produits bénéficient indirectement de toutes les campagnes de promotion du vin en général. “Plus les Chinois connaîtront ce produit, et plus la consommation va augmenter”. Même le gouvernement leur facilite la tâche : il encourage les Chinois à se détourner de l’alcool de riz (qui titre 50° !), et à adopter des alcools meilleurs pour la santé.
Des routes en état pitoyable
Le gros problème reste la logistique. La Chine est un pays immense : “On doit acheminer des produits assez fragiles sur des routes parfois mal entretenues. Sur la côte est, ça va, mais dès qu’on va un peu à l’intérieur du pays, c’est une catastrophe”. Sans compter les tracasseries administratives lors du passage d’une province à une autre. “Toutes ces formalités prennent beaucoup de temps. On peut mettre 7 jours à envoyer une bouteille à l’autre bout de la Chine, alors que nos clients réclament des délais de livraison de plus en plus rapides” se plaint-il. Frédéric et Barbara n’ont pas encore eu le temps de profiter vraiment de leur vie chinoise. “En 3 ans, on n’a pris qu’une semaine de vacances” explique Frédéric. “Il faut tout le temps serrer des mains, distribuer des cartes de visite, organiser des dégustations…” Mais il voit l’avenir en rose : “les opportunités pour le vin français sont incroyables”.
Age : 33 ans (à l’époque de l’article ;-))
En Chine depuis : octobre 2004
Création de l’entreprise : avril 2005
Effectifs : 22 personnes, dont 5 Français
Source : Le Journal du Net




Au même titre que certains négociants britanniques réputés, des entreprises telles que Watson’s Wine Cellars ou Ponti Wine Cellars commercialisent des gammes étendues de crus classés. Bien d’autres boutiques existent dans les rues secondaires et moins prestigieuses de Kowloon, les gammes qu’elles proposent semblent tout aussi alléchantes sur le papier mais les bouteilles semblent douteuses, leur provenance et les conditions de stockage prêtent le flanc à la critique. A l’inverse, les négociants réputés garantissent les conditions de stockage de leurs vins grâce à des entrepôts dont la température est parfaitement contrôlée. Crown Wine Cellars a été jusqu’à reconvertir l’ancien dépôt de munitions de Hong Kong pour l’occasion. Certains vins sont même transportés directement des grands châteaux bordelais vers Hong Kong pour être vendus aux enchères et ensuite renvoyés au Royaume Uni par l’acheteur à toutes fins de stockage !

