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Hong Kong découvre de nouveaux cépages

 

La cave du restaurant Ming Court (deux étoiles Michelin), de l’hôtel Langham Court de Hong Kong, répertorie plus de 400 vins

En juin 2010, des professionnels du monde entier se sont retrouvés dans la vallée du Rhône pour assister au premier Symposium International du Grenache. L’objectif de cette réunion était de débattre autour du Grenache et de créer un projet pour le futur de ce cépage, l’un des cépages les plus répandus au monde. Les producteurs de la région avaient ainsi décidé de se regrouper sous la présidence de Steven Spurrier, expert en vin et éditeur du magazine Decanter, et de Michel Bettane, premier critique de vins français, co-auteur du Grand Guide des Vins de France.

« C’est probablement l’un des meilleurs vins pour accompagner un repas », déclare Eddie McDougall, viticulteur ausein de l’unique winery de Hong Kong, 8th Estate. Ce dernier est en train de mettre la touche finale au premier vin fait uniquement à partir d’un cépage de Grenache, et utilise des vignes de 90 ans d’âge – une occasion à ne pas manquer, assure-t-il. Positionné sur le haut du marché, ce vin qui accumule le sucre se marie donc très bien avec beaucoup de plats et soupes chinoises.

Changer les habitudes
La popularité croissante des vins du Nouveau Monde à Hong Kong est en train de susciter l’intérêt pour les cépages et leurs différentes caractéristiques. Ceux qui étaient à l’origine attirés par les vins français commencent aussi à chercher autre chose que le Bordeaux et à s’initier aux spécificités des cépages. « La plupart des gens peuvent lister leurs vins préférés pour chaque pays, observe Ross Chan, d’Asia Vintners Ltd. En tant que rebelle du vin, je compte introduire davantage de cépages et de mélanges sur le marché, car il y a de plus en plus d’amateurs qui sont fatigués de boire toujours le même vin. ». Tant Eddie McDougall de 8th Estate que M. Chan prévoient que ce seront les vrais amoureux du vin qui s’écarteront du chemin du Cabernet Sauvignon, du Shiraz et du Pinot Noir – déjà perçus comme des choix audacieux à Hong Kong – pour essayer du Grenache ou du Tempranillo. Mais les deux spécialistes se réjouissent de voir que le marché élargit son offre.

Au Langham Place de Hong Kong, un hôtel 5 étoiles de Kowloon, l’expert en vin, Zach Yu, supervise la réalisation de l’une des plus grandes caves de la ville. Elle référence actuellement plus de 400 vins, et Zach Yu est à la recherche d’une marque belge faite à partir de cerises plutôt que de raisins. La cave est aménagée au sein du Ming Court, le restaurant chinois (deux étoiles au guide Michelin) de l’hôtel, et propose un modèle différent du service traditionnel du sommelier. Les clients peuvent d’abord sélectionner leur vin, puis avoir un menu conçu sur-mesure pour accompagner celui-ci. « Nous devons attiser l’intérêt en essayant des nouveaux concepts, pour faire évoluer le choix des clients, très restreint à ce jour », assure Zach Yu, « d’autant plus que les chinois sont plus susceptibles de se laisser tenter par une bouteille hors de prix que les clients occidentaux. »

L’indispensable éducation
Les Chinois ont l’habitude d’opter pour des châteaux prestigieux, à l’instar de Lafite ou Haut Brion, et le but de Zach Yu est de faire évoluer cette inclinaison. Il n’a pas écarté les propositions risquées et a inscrit à la carte des vins un Pinotage premium par De Waal, d’Afrique du sud, proposé à environ 40 €. Pinotage est en général un choix mal reçu à Hong Kong car perçu comme bas de gamme. Le Malbec argentin, un autre cépage qui “monte”, sera parfait, selon lui, avec des plats chinois hivernaux. Kyoho, Lemberger et Carmenere sont d’autres cépages originaux rarement vus sur d’autres cartes. Zach Yu ne lésine pas sur les informations pour réussir son pari de séduire, et d’éviter la confusion, lors de la commande. A chaque vin sont associés un numéro de commande, une description, un prix, l’année de production, et surtout la note décernée par le Wine Spectator – accorder ces notes est très tendance à Hong Kong, où l’on est attentif au statut social. Alors que les vins du Nouveau Monde sont classés par cépage, Zach Yu liste toujours les vins européens par régions, et est même en train de réaliser un coffret de démonstration avec des échantillons des sols, car toute information est un bonus. « S’ils ne connaissent pas le cépage, peut-être sont-ils familiers avec le calcaire », sourit Zach Yu.

La région contre le cépage
Hervé Leroux a fondé Sino-Vantage Asia Ltd il y a plus d’une décennie, en se concentrant sur l’importation de vins français. Estimant que des événements comme la Journée Internationale du Grenache sont trop largement ciblés pour avoir un impact significatif, il pense que les consommateurs connaissent davantage les régions que les cépages, particulièrement lorsqu’il s’agit de vins européens. Le Français suit de très près les tendances du marché pour anticiper la prochaine mode. La multiplication des restaurants italiens milieu – haut de gamme a entraîné un intérêt pour les vins italiens et une soif de connaissances à leur sujet, et Sino-Vantage a introduit une sélection italienne pour s’adapter à ce qu’il perçoit comme une nouvelle envie. Mais le vin italien, comme beaucoup d’autres vins européens, s’est souvent avéré difficile à vendre à Hong Kong. Les régions sont nombreuses, souvent petites, l’approvisionnement irrégulier, les noms imprononçables, les labels compliqués. Toutefois, les Super Toscans ont eu un bon impact sur le marché, en élargissant le marché du vin au-delà des Barolo et des Barbaresco. Mais le vin doit offrir un bon rapport qualité-prix, être de grande qualité et raconter une histoire intéressante pour être bien vendu à Hong Kong, assure Hervé Leroux. « Le cépage fait certes partie de cette histoire, dit-il, mais pour nous, ce n’est pas la plus importante. Nous vendons du vin Gavi di Gavi d’Italie. Combien de personnes connaissent le cépage Cortese ? »

Au-delà de Bordeaux
Vendre des nouveaux vins demande du soin, voire de la dévotion, et des vendeurs expérimentés pour assurer leur succès. « Eduquer le consommateur est la clé », affirme Annabel Jackson, auteur, formatrice et consultante en vin et cuisine basée à Hong Kong. « Mettez une bouteille de vin en face de quelqu’un et expliquez-lui, alors il aimera », déclare-t-elle, en ajoutant que le facteur éducation est largement sous-exploité sur les salons professionnels, alors que les dégustations, voie d’apprentissage traditionnelle, sont trop souvent considérées comme « trop cérémonieuses. ». Les cépages présentant le plus fort potentiel sont ceux se mariant bien avec la cuisine chinoise, estime Annabel Jackson. Elle cite comme favoris les vins italiens présentant une « acidité décente », le Malbec, le Syrah, et les Pinot Noir d’Amérique du nord. « Une fois que vous êtes sortis du Bordeaux, assure-t-elle, le monde est à vous. »

Source : Hong Kong Trader

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Chine : le marché du vin s’ouvre aux liquoreux

Au premier semestre 2010, la Chine a surpassé l’Allemagne et les Etats-Unis pour devenir la première destination à l’export des vins de Bordeaux, en volume et en valeur. Deux appellations bordelaises majeures ne profitaient pas, jusque là, du relai de croissance que représente la demande chinoise : celles des vins liquoreux de Sauternes et de Sauternes-Barsac.

En effet, jusqu’au début du mois de septembre, la Chine n’autorisait pas l’importation de vins contenant plus de 250 mg/l. Cette limite, annonce l’OIV, vient d’être élevée à 400 mg/l pour les vins doux et le vins de fruits (les vins secs sont quant à eux toujours soumis à la limite de 250 mg/l). Il faut donc s’attendre à voir très vite flamber les prix du Château d’Yquem.

Au-delà de Sauternes et Barsac, l’ouverture du marché chinois aux vins liquoreux est une très bonne nouvelle pour l’ensemble des producteurs de ces vins rares, de l’Alsace au Jurançon en passant par la Loire… Ces vins représentent depuis plusieurs années un marché stable, sans heurts, mais en quête d’accélérateurs de croissance. On sait les succès rencontrés sur d’autres marchés asiatiques par les vins liquoreux en raison de leur beaux accords avec les gastronomies épicées, à l’exception des plus piquantes. Les vins blancs liquoreux pourraient en outre permettre d’accélérer le développement du marché de l’ensemble des vins blancs, en retard sur les rouges en Chine.

Source : OIV ; iDealwine

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Ils plaquent tout pour aller vendre du vin en Chine

Barbara et Frédéric Choux

Barbara et Frédéric Choux

Nous avons retrouvé cet article du Journal du Net daté de septembre 2007. Ce n’est certes pas une news de première fraicheur mais il est intéressant de noter que ce couple de pionniers de la distribution du vin français en Chine signalait déjà : “les opportunités pour le vin français sont incroyables” à une période ou les droits de douane n’avaient pas encore été abolis à Hong Kong. Par ailleurs, l’article fait état de prix de vente de 4,6 à 8,8 € avec une montée en gamme, il existe donc bien un marché entre “l’ultra premium” des ventes aux enchères et le vin à 1 € ! Peut être recevrons nous prochainement des nouvelles de Barbara et Frédéric Choux ?

“Avec mon épouse Barbara, nous avons toujours été passionnés par le vin” explique Frédéric. “J’ai fait toutes mes études dans le Bordelais”. Au bout de 8 ans dans l’audit financier à Paris, Frédéric plaque tout et décide de lancer son entreprise de distribution de vin. Le secteur étant totalement bouché en France, le couple part s’installer en Chine. “Ce pays nous semblait le marché le plus prometteur. Alors qu’en France on boit en moyenne 50 litres de vin par habitant, les Chinois n’en boivent pour l’instant que 0,45 litre !” justifie Frédéric.

Une implantation stratégique loin des mégalopoles
Ils choisissent un point de chute plutôt original : Dalian, une ville “moyenne” (7 millions d’habitants), à une heure d’avion à l’est de Pékin. “C’est un peu une “Côte d’Azur” chinoise” sourit Frédéric. Mais Dalian est surtout un endroit stratégique : c’est le troisième port de Chine. “Nous voulions éviter la concurrence frontale avec les grosses boîtes installées à Shanghaï ou Pékin”. Malgré leur implantation atypique, ces marchés sont facilement accessibles.

Miser sur la qualité
Les vins importés sont exclusivement français. “Nous avons plus de 40 vins à notre carte, soigneusement sélectionnés auprès de producteurs que nous connaissons personnellement” garantit Frédéric. Les bouteilles sont acheminées en Chine en bateau réfrigéré à 15°C pour conserver la qualité intacte. Si le couple a commencé à distribuer ses produits auprès de particuliers, le chiffre d’affaires est aujourd’hui réparti à peu près également entre la grande distribution (Carrefour et Auchan), l’hôtellerie restauration haut de gamme, les entreprises et les particuliers. “Le secteur corporate est particulièrement intéressant car on nous commande souvent de grandes quantités pour des banquets ou des cadeaux d’entreprise. Pour la fête nationale, qui a lieu le 1er octobre, nous devons par exemple livrer 900 bouteilles dans 23 villes différentes”. Les prix vont de 46 à 888 yuans (4,6 euros à 8,8 euros). C’est certes un peu cher pour le Chinois de base, mais pas pour la classe moyenne grandissante. “On remarque que les Chinois montent en gamme au fur et à mesure qu’ils apprennent à connaître le vin. Les gens nous posent des questions de plus en plus précises, et certains sont de vrais connaisseurs” atteste Frédéric.

De la promotion gratuite !
Il y a certes une forte concurrence, mais ses produits bénéficient indirectement de toutes les campagnes de promotion du vin en général. “Plus les Chinois connaîtront ce produit, et plus la consommation va augmenter”. Même le gouvernement leur facilite la tâche : il encourage les Chinois à se détourner de l’alcool de riz (qui titre 50° !), et à adopter des alcools meilleurs pour la santé.

Des routes en état pitoyable
Le gros problème reste la logistique. La Chine est un pays immense : “On doit acheminer des produits assez fragiles sur des routes parfois mal entretenues. Sur la côte est, ça va, mais dès qu’on va un peu à l’intérieur du pays, c’est une catastrophe”. Sans compter les tracasseries administratives lors du passage d’une province à une autre. “Toutes ces formalités prennent beaucoup de temps. On peut mettre 7 jours à envoyer une bouteille à l’autre bout de la Chine, alors que nos clients réclament des délais de livraison de plus en plus rapides” se plaint-il. Frédéric et Barbara n’ont pas encore eu le temps de profiter vraiment de leur vie chinoise. “En 3 ans, on n’a pris qu’une semaine de vacances” explique Frédéric. “Il faut tout le temps serrer des mains, distribuer des cartes de visite, organiser des dégustations…” Mais il voit l’avenir en rose : “les opportunités pour le vin français sont incroyables”.

Frédéric Choux : fondateur du site DCT Wines

Frédéric Choux - Fondateur de DCT Wines

Son profil   
Age : 33 ans (à l’époque de l’article ;-) )
En Chine depuis : octobre 2004
Création de l’entreprise : avril 2005
Effectifs : 22 personnes, dont 5 Français

Source : Le Journal du Net

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Champagne d’exception : cuvée spéciale année du Buffle.

En Chine, chaque année est marquée du sceau d’un animal. Cette année, nous entrons donc dans l’année du buffle. Pour cette raison, les champagnes Pommery ont concocté une cuvée Louise rosée 2000. Attention série limitée. Cette cuvée est la quintessence du savoir-faire œnologique du chef de cave des champagnes Pommery.

Ce très grand champagne trouve son équilibre dans l’assemblage de pinot noir d’Aÿ, chardonnays d’Avize et de cramant, soit rien moins que trois grands crus de la Champagne. Après un vieillissement dans les crayères Pommery, la cuvée Louise dévoile une robe aux teintes rose tendre pâle et légèrement ambré, signe d’une belle maturité et d’une grande délicatesse. On reconnaîtra un arôme de fraise des bois associés à des fruits blancs comme la pêche de vigne et la pomme.

Pour fêter l’année du buffle, la bouteille est présentée dans un coffret de bois laqué précieux – laque Chine rouge. Il n’en existe que 200 exemplaires.

Source : Trésors du Goût www.tresors-du-gout.fr

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Le boom du marché du vin à Hong Kong

Hong Kong est devenu le rêve des amateurs de vin et des investisseurs depuis l’abolition des taxes et des droits de douane : mon vol de Heathrow à Hong Kong est rempli de négociants ! Depuis que la Région Administrative Spéciale de Hong Kong a procédé à cette levée des taxes, les négociants et les maisons de ventes aux enchères britanniques se précipitent pour avoir leur part du gâteau et compenser ainsi la dépression britannique par la montée en pression asiatique.

Farr Vintners et Berry Bros & Rudd ont montré le chemin en appréhendant le potentiel du marché asiatique depuis plusieurs années. Deouis, Armit, Bordeaux Index, Fine & Rare Xines et Quintessentially Wine ont suivi en établissant leurs bureaux et points de vente à Hong Kong récoltant ainsi de substantiels bénéfices avec la Chine Continentale.

Le fait que les ventes aux enchères Bonham’s, Christie’s et Sotheby’s enregistrent d’excellents résultats sur Hong Kong n’est pas non plus une surprise : on estime que 40% des grands crus vendus à Londres sont ensuite rapatriés sur Hong Kong. Organisé en un temps record pour faire suite à la levée des taxes, la première édition du Salon International du Vin de Hong Kong (Hong Kong International Wine & Spirits Fair) qui s’est tenue l’année dernière a rencontré un vif succès avec des visiteurs en provenance de 55 pays. La prochaine édition s’annonce encore plus prometteuse avec, pour la première fois à Hong Kong, la version asiatique de l’International Wine and Spirit Competition et le festival « Wine and Dine »

« L’abolition des taxes a littéralement révolutionné le marché des grands crus » déclare Jamie Graham de Fine & Rare Wines qui ouvre son premier bureau à Hong Kong dès le mois prochain. « En temps que passerelle vers le reste de l’Asie, Hong Kong est très bien positionnée pour devenir la troisième plateforme mondiale du commerce du vin derrière Londres et New York. De fait, il y a tellement de consommateurs qui découvrent et investissent dans le vin que j’imagine assez volontiers Hong Kong passer en première position dans les années à venir » 

Un aperçu rapide des boutiques dans l’aéroport confirme cette prospective. A l’inverse des marques passe-partout et autres produits douteux que l’on voit à Heathrow ou Gatwick, les boutiques de l’aéroport de Hong Kong sont remplies de grands crus tels que Le Pin 1985, Château Haut-Brion 1989 ou encore Château Petrus 1998. Ah et aussi des magnums de Château Mouton-Rotschild que vous pouvez acquérir contre 12.000 € ! « L’importation des vins a augmenté de 88 % » affirme Wendy Cheung, secrétaire assistant du Commerce et du Développement Economique … « nous sommes le premier port franc des grandes économies pour ce qui concerne l’importation du vin et nous entendons bien capitaliser dessus ! Tandis que les ventes chutent en Europe, nous estimons qu’elles vont doubler en Asie pour atteindre 17 milliards de dollars en 2012 et 27 milliards en 2017. Cette croissance s’appuiera largement sur la Chine Continentale compte tenu de sa croissance économique, de l’augmentation progressive des salaires et de changements importants dans le style de vie, tous ces facteurs ont conduit à une augmentation de 360% de l’importation de vin depuis 2005 ». 

Le vin rouge est plus populaire que le blanc, cette couleur est de bon augure dans la culture chinoise et l’on ne compte plus les recherches médicales mettant en avant les qualités du vin rouge : un élément clé pour les Chinois pour lesquels la santé est quasi obsessionnelle.

« Quand nous avons commencé, il y a 10 ans, tous nos clients étaient des expatriés » affirme Nicholas Pegna, directeur général de Berry Bros. « Aujourd’hui, l’écrasante majorité est constituée de Chinois qui investissent massivement jusqu’à plus de 1,2 M€ par an pour certains. Le vin est considéré comme quelque chose de très chic et plein d’inspiration pour ces nouveaux consommateurs qui apprennent vraiment très vite. Ils aiment également offrir des cadeaux qui sont autant de symboles de leur statut et ils peuvent vraiment se le permettre si l’on considère que Hong Kong a la plus forte concentration de Rolls Royce au monde »

Au même titre que certains négociants britanniques réputés, des entreprises telles que Watson’s Wine Cellars ou Ponti Wine Cellars commercialisent des gammes étendues de crus classés. Bien d’autres boutiques existent dans les rues secondaires et moins prestigieuses de Kowloon, les gammes qu’elles proposent semblent tout aussi alléchantes sur le papier mais les bouteilles semblent douteuses, leur provenance et les conditions de stockage prêtent le flanc à la critique. A l’inverse, les négociants réputés garantissent les conditions de stockage de leurs vins grâce à des entrepôts dont la température est parfaitement contrôlée. Crown Wine Cellars a été jusqu’à reconvertir l’ancien dépôt de munitions de Hong Kong pour l’occasion. Certains vins sont même transportés directement des grands châteaux bordelais vers Hong Kong pour être vendus aux enchères et ensuite renvoyés au Royaume Uni par l’acheteur à toutes fins de stockage !

Avec cette exportation massive vers Hong Kong, la Chine, Taïwan et la Corée, les connaisseurs britanniques vont-ils être amenés à se serrer la ceinture même sur les vins vendus en primeur ? « Pas de panique » répond Pegna «  il est vrai que l’on a jamais vu autant de Grands Bordeaux ici mais c’est plus au détriment des Etats-Unis et du Japon que du Royaume Uni … et l’augmentation du prix des primeurs est plus liée aux châteaux eux-mêmes qu’à la demande croissante du marché asiatique ».

L’Asie n’a jamais été aussi encourageante pour les amateurs, Hong Kong va même jusqu’à promouvoir le vin pour ses effets bénéfiques sur le rythme cardiaque de chacun et sur le bien être général à l’inverse du Royaume Uni qui ne cesse de communiquer sur les risques du vin pour la santé tout en augmentant les taxes à des niveaux jamais enregistrés. Je ne suis pas loin d’émigrer …

Source : Jonathan Roy – www.telegraph.co.uk

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Une école du vin à Shanghaï

Une nouvelle école du vin, la première du genre en Chine, devrait ouvrir ses portes au début de l’année 2009 à Shanghaï.

Elle prendra place au quatrième étage de la Cité du Vin qui abrite déjà des restaurants gastronomiques, des boutiques de ventes, un club cigare, des lieux d’accueil pour VIP et d’exposition de bouteilles de grands crus. L’école du vin doit beaucoup à Mme Jia Peng, journaliste chinoise francophile, spécialisée dans le vin et le tourisme. Elle occupera 500 mètres carrés et comprendra trois salles de cours, des salles d’expositions et de réunions. Les vins français, les champagnes et les cognacs y occuperont une place prépondérante. Le but de cette école est de proposer à une clientèle d’amateurs grandissante des bases de connaissances et un apprentissage de la dégustation, nécessaires pour apprécier les grands crus.

La Chine représente aujourd’hui la plus forte progression de la planète en matière de consommation du vin. Elle serait de +34%, quand elle ne dépasse pas +5% en moyenne dans le reste du monde. Avec 200 millions de consommateurs potentiels, ce grand pays est aussi un réservoir considérable pour le vin, et l’école de Shanghaï, à laquelle s’intéressent plusieurs opérateurs français, tombe à pic pour faire connaître le vin à une nouvelle population d’amateurs.

Ce n’est pas un hasard si Shanghaï prépare aussi la tenue d’un SIAL, Salon International de l’Alimentation pour le mois de mai 2009. Et si douze distributeurs chinois sont attendus dans les vignobles de la Gascogne ces jours-ci. Ils représentent un groupe important d’importations de vins pour le sud de la Chine. Ils s’intéresseront particulièrement aux installations du Groupe Plaimont, et à l’acquisition de vins de pays du Condomois, et aux vins rouges de Madiran.

Source :

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Assortir les vins à la cuisine chinoise.

L’exploration de la cuisine chinoise est un triple bonheur pour les amateurs de vins et de gastronomie.

Premièrement, votre expérience culinaire peut s’adapter à tous les calendriers et à tous les budgets grâce à la multitude de restaurants qui existe : service complets, buffet à volonté ou repas à emporter.

Deuxièmement, la cuisine chinoise est principalement basée sur des ingrédients fraichement cuits, des herbes et des épices et très peu de matières grasses. Ces plats se marient bien avec les vins primeurs destinés à être consommés rapidement, il n’est pas nécessaire de dépenser une somme importante dans un cru vieilli en fût de chêne pour se faire plaisir.

Troisièmement, l’association des vins avec la cuisine chinoise est délicieuse.

Ce serait une erreur de recommander un vin en particulier avec la cuisine chinoise : après tout, peut-on le faire aux Etats-Unis avec des plats aussi différents qu’un steak façon Chicago ou un homard de Nouvelle-Angleterre ? Pour autant, comme avec toutes les autres cuisines, certains principes directeurs s’appliquent quant au choix des vins à marier avec la cuisine chinoise à commencer par la recherche de dénominateurs communs de saveur.

Les plats légers se marient avec des vins du même type tandis qu’un plat plus riche demandera un vin plus puissant. Les plats « braisés rouge » (red cooking) de Shanghai aux saveurs de soja et de terre s’associent bien à des cépages Syrah. Les plats cantonais, plus légers, tels que les fruits de mer cuits à la vapeur ou les volailles s’associent bien avec un vin blanc tel que le Tocai (Italie), le Grüner Vetliner (Autriche), l’Albarino ou encore le Riesling. Ces « dénominateurs communs » indicatifs s’appliquent pour tout sauf pour les plats salés, fumés ou épicés. Le poulet « Kung Pao » ou le canard fumé au thé de Sichuan se servent avec un vin sucré ou très fruité tels le Riesling, le Vouvray (France) ou un léger Pinot Noir aux fruits précoces.

N’oubliez pas l’aspect biochimique de Bacchus. Le vin rouge contient du tanin, un acide qui crée une certaine amertume au palais (le café noir en est aussi riche dans le domaine non vinicole). Cette astringence amère se transforme en sensations riches lorsque le tanin se mélange avec la graisse comme le steak associé au vin rouge ou la crème ajoutée au café. Gardez votre Napa Cab richement tannique ou votre Bordeaux premier cru pour les steaks américains. Si votre préférence va au rouge, choisissez alors des vins plus légers tels que le Pinot noir (Californie ou Oregon), un bon Beaujolais (France) ou encore un Malbec (Argentine).

La cuisine chinoise vous permet de partager tout un ensemble de plats pour deux ou vingt convives. Chaque invité apporte sa propre bouteille pour partager de nouvelles expériences. Voici une sélection de quelques crus intéressants : 

Riesling, « Kung Fu Girl », Charles Smith, spécialement produit pour la cuisine asiatique. Ce vin blanc est peu sucré, mais présente des caractéristiques intéressantes d’abricots, poires, citrons verts et de nombreuses minéralités. Le vignoble « Bonny Doon » est également connu pour son « Pacific Rim Riesling » aux saveurs de pêches et d’agrumes.

Le Pinot Noir, Block No. 45, un vin sec aux saveurs de cerises accentuées avec des épices brunes et des tanins soyeux, ce Pinot se marie bien avec le canard, le porc et des plats de fruits de mer plus riches.

Le Merlot Mandolin, presque sucré, avec des saveurs de baies et de cerises et des tanins doux, ce Merlot léger est préféré à des crus plus nobles lorsqu’il est jumelé avec de la viande telle que des travers de porc ou encore du bœuf avec la sauce de haricots noirs. 

Enfin, les vins pétillants se marient particulièrement bien avec tous les aliments. Un de mes meilleurs souvenirs reste l’association d’un Champagne Jean Laurent Blanc de Noirs (non millésimé, disponible en quantité limité chez Louis Glunz Wines) aux saveurs de fruits d’été avec 100% de Pinot noir à une queue de homard aux crabes farci dans un restaurant chinois de Paris. Vous pouvez également choisir un équivalent américain tel que le Chandon ou le Gruet plus facile à se procurer. Vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas inviter les vins pétillants aux festivités du Nouvel An Chinois, un quatrième bonheur en quelque sorte !

Source : Daily Herald pour China Wine Information Website

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Le Festival du Vin Fasia à Shanghai.

Fasia, le premier importateur de vins français et propriétaire de caves en Chine a lancé le premier festival du vin français à Shanghai en présentant le must de la civilisation occidentale. Les amateurs ont passé un excellent moment en rencontrant sur place de nombreux spécialistes et l’un des 50 premiers maitres sommelier du monde. Fantastique !

Les invités ont pu déguster une large gamme de vins français blancs et rouges avec les explications du maître sommelier. Sponsorisée par Jean Boireau et le Château de Pizay, la réception s’est faite autour de sushis, de fromage et pain français, de pâtisseries et autres douceurs. Neighbor Café Gourmet faisait également partie de la fête en proposant de délicieux burgers grillés. Bacchus n’aurait pas renié un tel évènement !

Source : China Wine Information Website

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Le Bureau du Tourisme de Hong Kong lance « l’Année de la Gastronomie et du Vin » pour attirer les touristes de la Chine Continentale.

Afin de maintenir les chiffres en progression du tourisme, Hong Kong a annoncé récemment le lancement de « l’Année de la Gastronomie et du Vin ». Le Bureau du Tourisme estime que le nombre de touristes en provenance de Chine Continentale devrait progresser de 4,1% pour atteindre 17,5 millions de visiteurs.

Durant cette nouvelle année, une promotion importante de cette opération va être effectuée dans 42 villes chinoises. En outre, le Bureau du Tourisme va investir 320 millions de dollars HK dans 18 régions touristiques dont la Chine Continentale, la Corée du Sud et les Philippines. Ce même organisme déclare que la récente abolition des taxes sur le vin et l’expertise culinaire de Hong Kong aura indiscutablement un effet attractif pour les touristes. En outre, de nombreux packages ont été prévus pour s’adresser à une clientèle variée ; familles, jeunes ou encore seniors.

En 2008, Hong Kong a reçu plus de 29,5 millions de touristes enregistrant ainsi une progression de 4,7% par rapport à l’année précédente avec une majorité de visiteurs (16,9 millions) en provenance de la Chine Continentale.

Source : China Hospitality News

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Hong Kong accueille le premier concours asiatique des vins et spiritueux.

La Chambre de Commerce et d’Industrie de Hong Kong (HKTDC : Hong Kong Trade Development Council) a annoncé, en présence d’un panel d’experts réputés, sa décision d’accueillir pour la première fois sur le continent asiatique l’International Wine and Spirit Competition (IWSC) dans le cadre du prochain Salon International des Vins et des Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine & Spirits Fair). Ce concours mettra l’accent sur les accords entre les vins et la cuisine asiatique et sera également l’occasion de décerner le titre du « Meilleur Vin de Chine ». 

Raymond Yip, directeur exécutif adjoint du HKTDC, déclare, « Suite à la levée des taxes par le gouvernement de Hong Kong début 2008, le HKTDC a organisé la première Hong Kong International Wine Fair en août dernier. Cet évènement a été un immense succès, nous souhaitons renforcer les relations commerciales entre visiteurs et fournisseurs et l’International Wine & Spirit Competition (HKIWSC) s’inscrit dans cette démarche. Nous sommes donc très heureux d’accueillir ce premier concours asiatique des vins et spiritueux lors de notre prochain salon, rebaptisé Hong Kong International Wine & Spirits Fair (Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong), en novembre prochain ».

« Nous sommes également ravis que l’International Wine & Spirit Competition qui fait autorité depuis 40 ans ait accepté l’invitation du HKTDC pour l’organisation du premier concours du nom sur le territoire asiatique. Un tel évènement ne peut que renforcer l’intérêt des visiteurs professionnels et des médias du monde entier » a par ailleurs, ajouté Raymond Yip, « ce sera indiscutablement l’un des temps forts de l’édition 2009 avec différentes activités telles que dégustations, séminaires, conférences et sélection des meilleurs crus, autant de valeur et de prestige pour le HK International Wine & Spirits Fair ».

L’édition 2008 a attiré 240 exposants de 25 pays, 8.758 visiteurs professionnels de 55 pays et 10. 096 visiteurs grand public le dernier jour.

Ce premier Concours International des Vins et Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine & Spirit Competition) prévoit d’ailleurs une étroite collaboration avec l’IWSC à Londres, le leader incontesté quant à l’organisation de ce type d’évènement.

De son côté, Allen Gibbons, directeur exécutif de l’IWSC a déclaré : « Nous sommes très excités par le potentiel du marché asiatique, la collaboration avec un partenaire aussi prestigieux que le HKTDC nous permettra de mettre en place le meilleur guide possible pour l’assortiment des vins avec la cuisine asiatique »

Différentes récompenses seront données, les juges devront identifier les meilleurs vins pour accompagner des plats chinois traditionnels tels que l’ormier braisé, le canard de Pékin, le dim sum cantonnais ou encore le poulet Kung Pao. La direction du jugement sera confiée à Simon Tam, premier expert mondial du jumelage des vins avec la cuisine asiatique et président de l’International Wine Centre. ( http://www.exporterduvinenasie.com/?p=9 )

Selon Simon Tam, « L’industrie vinicole est en plein essor sur le marché chinois, les amateurs sont de plus en plus avertis et les Chinois sont très sensibles aux différentes saveurs. La demande d’information sur les accords entre les vins et les plats asiatiques n’a jamais été aussi élevée. Ce concours sera certainement l’occasion d’attirer l’attention des producteurs de vin du monde entier qui pourront saisir l’occasion de répondre à la demande des consommateurs ».

Le trophée du « Meilleur Vin de Chine » sera également décerné lors de cette compétition, une première mondiale qui vise à représenter l’industrie locale et donner une image complète d’authentiques saveurs asiatiques.

Le jury sera composé d’experts asiatiques en provenance de Chine, Japon, Corée, Singapour et Taïwan dont le Dr. Tony Jordan en tant premier juge de tête international et Debra Meiburg, premier Maître du Vin en Asie et directeur général du concours. Les vins seront jugés par pays, région, variété et style et les trophées refléteront la sensibilité des asiatiques en la matière.

Les résultats du concours serviront de guide pour les consommateurs asiatiques, de plus la sélection sera suffisamment large pour proposer aux consommateurs un assortiment complet des meilleurs vins du monde et leur permettre de répondre à toutes les occasions et situations. Les résultats seront annoncés lors de la cérémonie d’ouverture du Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong (Hong Kong International Wine Fair) qui se tiendra du 4 au 6 novembre 2009 au Centre des Congrès et des Expositions de Hong Kong.

Le site web du Hong Kong International Wine & Spirits Competition : www.asiasbestwinesandspirits.com

Source: HKTDC

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