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Incidence prévisible de la dépréciation de l’euro sur les échanges internationaux de vin

L’euro, qui valait 1,49 dollar au début de décembre 2009, a connu une chute très rapide : le 8 juin 2010, il était passé sous la «barre» de 1,20 dollars (1,19). C’est ce même jour que – symboliquement – Airbus obtenait un contrat de 11,5 milliards de dollars pour une commande des Emirats, ce qui symbolisait le regain de compétitivité des entreprises de la zone euro. Si, dans celle-ci, l’Allemagne est adepte de la politique de l’euro fort, d’autres pays ressentent l’incidence bénéfique pour leur commerce de la dépréciation de cette monnaie sur les exportations hors de la zone monétaire. Elles ont progressé en valeur de plus de 10 % dans le premier trimestre de 2010, pour atteindre 125 milliards d’euros en mars. Ce résultat tient, certes, en partie à la reprise de l’activité commerciale, mais en partie aussi à la dépréciation de l’euro. L’incidence de cette dépréciation devrait être notable sur les échanges de vins entre la zone euro et le « reste du monde ».

Les pays de cette zone ont, sur le plan vinicole, une grande importance : 94 % du potentiel vinicole et 79 % du volume de la consommation dans l’Union européenne, 60 % du potentiel de production et 50 % de la consommation dans le monde.La forte baisse de l’euro par rapport aux grandes monnaies mondiales devrait donc en 2010 influer sur les échanges des pays de la zone.

Source : Vitisphère

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La demande chinoise entraine la croissance mondiale du marché du vin

La Chine est en passe de devenir le 7e marché mondial de consommation du vin en 2013 selon une étude Vinexpo, organisateur du salon Vinexpo Asie Pacifique. Les chinois consommeront environ 1,2 milliard de bouteilles de vins en 2013 soit une augmentation de 32% par rapport à 2009. L’année dernière, la Chine était le 8e marché mondial derrière le podium composé de l’Italie, la France et les USA. Les vins importés représentent 11,8 % du marché avec la France comme premier fournisseur dont la part de marché devrait atteindre 15,8 % en 2013.

Source : AFP, Vinexpo

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La Chine se met au vin, mais surtout au vin chinois

Si la Chine reste le premier marché mondial pour la bière, elle consomme aussi de plus en plus de vin, une aubaine pour les principaux pays producteurs désireux d’y exporter malgré l’exotisme des habitudes culinaires locales. Les Chinois partent de très bas puisqu’ils boivent en moyenne seulement un demi-litre de vin par an, contre 51 litres pour un Français. Mais si la consommation hexagonale s’effrite doucement, la demande moyenne chinoise pourrait doubler d’ici 2013.

Le pays est déjà entré l’an dernier dans le peloton de tête des dix plus gros pays consommateurs de vin en volume. La production chinoise ne cesse également de progresser, une partie croissante du raisin réservé à la table étant maintenant destiné à la cuve. Pour autant, l’Organisation internationale de la vigne et du vin souligne que l’ouverture du marché chinois reste faible en raison d’une “tendance à l’auto-approvisionnement.”

“Comme nous, les Chinois sont chauvins, quand on ne connaît pas un produit, on préfère commencer par boire un vin de son pays, de sa propre production”, explique Robert Beynat, directeur général de Vinexpo, qui organisera son salon annuel en mai prochain à Hong Kong. “Plus les Chinois planteront de vignes, plus ils produiront de vin, plus ils en boiront et plus ils en importeront”, insiste-t-il. “Les Chinois ne seront jamais autosuffisants, et même s’ils le sont, le consommateur de vin est un ‘buveur d’étiquette’, il aime bien la diversité.”

La Chine, dont la demande annuelle de vin devrait dépasser le milliard de bouteilles d’ici deux ans, a néanmoins des exigences qui lui sont propres. Les Chinois préfèrent ainsi les vins étrangers dont le nom est facile à prononcer dans leur langue et ils boivent essentiellement du vin rouge car ils aiment cette couleur, associée à la chance, au romantisme et à la richesse.De plus, la consommation de vin est toujours un phénomène très urbain, cantonné aux deux-tiers au restaurant.

Canard laqué et Karaoké
Les grands exportateurs ne voient pas l’augmentation de la production chinoise comme une menace, d’autant que celle-ci reste largement dominée par les vins de table et laisse pour l’heure le champ libre aux grands crus étrangers, notamment français. Certains professionnels estiment même qu’ils ont intérêt à aider la Chine à développer son vignoble pour préparer leur propre avenir. “J’encourage mon importateur à investir dans la vigne”, confie Jean-Claude Mas, un producteur et négociant qui a commencé il y a deux ans à commercialiser en Chine sa gamme de vins du Languedoc. “ll y a plusieurs marchés pour les vins importés, il y a les vins d’image et d’étiquette et donc Bordeaux reste une référence avec les grands noms de châteaux, après il y a les vins alimentaires qui servent à fournir les karaokés, donc les vins les moins chers possibles”, indique le créateur de la marque “Arrogant Frog”, qui se positionne entre ces deux extrêmes.

Rémy Cointreau possède depuis 1980 une co-entreprise en Chine avec le producteur Dynasty, tandis que le groupe Castel, premier producteur français de vin et propriétaire de la chaîne de cavistes Nicolas, est présent sur place depuis plus de dix ans à travers un partenariat avec le leader chinois Changyu. Castel estime que la Chine pourrait devenir son premier marché à l’export devant la Grande-Bretagne dès cette année.

L’investissement chinois dans la vigne française existe aussi mais est bien plus rare. “Cela reste des cas isolés, ce n’est pas une tendance de fond”, précise Benoit Lechenaut, gérant d’Agrifrance, une filiale de BNP Paribas spécialisée dans la vente de foncier rural. En juin 2009, dans le Bordelais, la holding chinoise A&A International a pris le contrôle de Château Richelieu, dont la production est exportée à 90%. Début 2008, également à Bordeaux, Longhai International Trading Co a acheté Château Latour-Laguens. Parmi les objectifs de Longhai, faire du domaine un lieu de grand standing où des Chinois fortunés pourront organiser de somptueux banquets de mariage.

“En matière de vin, la France et le Bordeaux sont de véritables marques, et les Chinois aiment bien les marques”, explique Patrice Klug, président de MK Finance, qui a travaillé sur la vente de Château Richelieu. “Le grand défi aujourd’hui est d’éduquer le palais chinois entre ce qu’il a l’habitude de manger et le vin”, résume Robert Beynat, qui a créé dans ce but une véritable académie où interviennent des experts et des chefs.

Source : Le Point.fr

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2009 : l’importation de Bordeaux progresse de 62% en Chine.

L’année 2009 n’a pas été bonne pour le Bordeaux, le plus prestigieux des vignobles français a enregistré une baisse significative de son activité export à un niveau équivalent à celui enregistré il y a trois ans. Selon les données diffusées sur Paris, le Royaume Uni et les USA ont radicalement diminué leurs achats à l’inverse du Japon et de la Chine ou le nombre de consommateurs augmente sans cesse. Bernard Fages, président du syndicat des Bordeaux et Bordeaux supérieurs, déclare que l’exportation a chuté de 16% en moyenne entre le 1e juillet 2008 et le 30 juin 2009 comme cela a été vu en Allemagne et en Belgique qui sont des importateurs historiques. Les exportations vers les USA et le Royaume Uni ont chuté respectivement de 23% et 25% à l’inverse de la Chine qui enregistre une croissance de 62%.

Source : ANSAmed

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Bordeaux : Le prix des grands crus repart à la hausse

Sous l’effet de la demande, notamment d’acheteurs chinois , les prix des grands crus bordelais, qui s’étaient tassés lors de la vente en primeur en mai dernier, repartent à la hausse.

Ainsi la caisse de Château Latour 2008, qui se négociait 1850 € lors de sa mise en marché en mai dernier, se revend deux mois plus tard près du double. Même envolée des prix pour le Château Rothschild 2008 commercialisé à 2 280 € la caisse en primeur et qui se négocie aujourd’hui à 4 100 €. “Le marché du vin a été très tendu au début de l’année du fait de la crise. Mais la Chine a probablement été moins touchée que d’autres pays et il y a une progression importante du nombre de Chinois très riches, qui raffolent de grands noms comme cLatour et Laffite”, commente Simon Berry, le PDG du distributeur de vins Berry Bros & Ruddy. Une tendance que confirme la société de cotations Liv-ex, qui observe un retournement de tendance après la chute des prix observée depuis mi-2008. L’index des prix des 100 meilleurs vins sur le marché a progressé de 4,5% depuis le début de l’année.

Source : Telegraph.co.uk

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Hong Kong ou la volonté de devenir le « hub » asiatique du vin

Hong Kong est indiscutablement en passe de devenir la plateforme asiatique de commerce et de distribution du vin depuis que les taxes d’importation ont été supprimées en février dernier. Avec un chiffre global qui a atteint 370 millions de dollars US en 2008, l’importation de vin a augmenté d’environ 80 % par rapport à l’année précédente.

Afin d’encourager le commerce, la Région Administrative Spéciale de Hong Kong a décide d’abolir totalement les taxes d’importation sur le vin en février 2008, lesquelles s’établissaient précédemment à 40%. Delwine (NDLR : Delhi Wine Club) a été l’un des premiers au monde à rendre compte et faire l’éloge d’une telle décision en prévoyant que Hong Kong deviendrait rapidement un « hub » pour le marché asiatique du vin compte tenu de sa proximité avec la Chine et de l’influence grandissante de l’Australie et de la Nouvelle Zélande. D’un seul coup, ils ont devancé Singapour qui aurait pu se positionner comme un sérieux concurrent. Mais la politique d’importation obscure et incompréhensible de Singapour empêche de réexporter confortablement vers les pays voisins. Même Macau a suivi rapidement les traces de Hong Kong en abolissant également les droits de douane sur l’importation du vin. 

Les Etats-Unis semblent être les grands bénéficiaires de cette situation. Les données communiquées par la Chambre de Commerce des USA font état de 500% d’augmentation des exportations vers Hong Kong de février 2008 à février 2009. La valeur des exportations a ainsi atteint 18 millions de dollars US en 2008 soit le double de l’année précédente selon un rapport de l’industrie vinicole.  « Hong Kong est devenu l’un des trois premiers marchés d’exportation pour les vins américains » a déclaré Eric Pope, directeur régional du California Wine Institute, lors d’un déjeuner à l’Institut Culinaire d’Amérique à Napa Valley. Cette entrevue a été l’occasion pour John Tsang, Secrétaire d’Etat aux Finances de Hong Kong, d’affirmer la volonté de Hong Kong de se positionner comme la première plateforme asiatique de commerce et de distribution du vin.

Eric était en Inde en décembre dernier pour conduire une mission de 9 producteurs venus promouvoir leurs  vins californiens. Il a également participé au IFE India 2008 (NDLR : International Food, Drink and Hospitality Exhibition) en animant une conférence sur les vins californiens organisée par l’Indian Wine Academy. Le gouvernement de Tsang a décidé de lever toutes les taxes l’année dernière. Ce dernier a par ailleurs signalé que cette décision de renoncer à cette source de revenus était motivée par la volonté de promouvoir le commerce et créer de nombreux emplois dans les ventes, le stockage et la logistique. « A terme, nous avons l’intention de devenir la première plateforme mondiale de commerce et de distribution du vin » a-t-il également annoncé en ajoutant que leur vision était de réexporter le vin vers d’autres régions et d’en assurer la promotion à travers toute l’Asie. Les services douaniers de Hong Kong auraient passé des accords avec de nombreux services juridiques d’autres pays afin d’échanger des informations sur la contrefaçon. Tsang a revendiqué le fait qu’aucun cas de contrefaçon de vin n’a été enregistré au cours des dernières années.

Il a également annoncé qu’un système d’accréditation de caves était en cours afin d’établir de nouveaux standards en matière de stockage du vin, une grande première pour l’industrie ! Comme les importateurs indiens ne manqueront pas de l’apprécier, c’est un point supplémentaire à porter au crédit de Hong Kong. L’importation directe de Hong Kong prendra bientôt tout son sens puisque l’on y trouvera aisément en un seul point les vins de tous les pays du monde.  Par ailleurs, pas moins de dix ventes aux enchères se sont tenues l’année dernière sur Hong Kong (les premières de ce type depuis dix ans) dont deux organisées par des maisons de vente basées aux Etats-Unis. L’une d’entre elles a atteint 8,2 millions de dollars US comme reporté par Delwine. Le Hong Kong Trade Development Council a organisé la première édition du Salon International du Vin et des Spiritueux de Hong Kong (Hong Kong International Wine & Spirits Fair) l’année dernière, la prochaine édition aura lieu du 4 au 6 novembre prochain.

Source : Indian Wine Academy

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2008 : 26% de progression des ventes de vin sur Hong Kong.

Selon les dernières statistiques, Hong Kong a vendu plus de 8,5 millions de bouteilles en 2008 soit une progression de 26 %. La valeur des ventes a atteint 490 M de dollars HK (HKD) soit environ la moitié des ventes de bière. Le prix des vins a baissé d’environ 7 % et ce, plus particulièrement pour les grands crus qui enregistrent une chute d’environ 22 %. L’Australie et la France restent les fournisseurs les plus importants mais les importations de Nouvelle Zélande et du Chili ont augmenté de manière sensible. L’augmentation des ventes s’est ressentie sur toutes les familles : rouge, blanc, vin pétillant et rosé.

Source : www.wines-info.com

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Vinexpo 2009 : la montée en puissance de la Chine ne cesse de se confirmer

Les chiffres du marché chinois du vin donnent le tournis. Alors que la croissance annuelle mondiale moyenne se situe à 1,4%, celle de la Chine atteint 15% . L’Empire du Milieu est le 9ème consommateur de vin au monde, avec 804,8 millions de bouteilles ; la barre du milliard devrait être franchie en 2009. La consommation a augmenté de 61% entre 2003 et 2007, augmentation prévue de 36% d’ici 2012, 1,242 milliard de bouteilles vendues d’ici 2012, 256% de croissance des importations de vins français depuis 2003, la Chine dans le top 10 des pays producteurs de vin, avec une consommation totale en hausse de plus de 51%. Dans ce tourbillon, la France, fournisseur leader, bénéficie largement de cette progression continue avec 2,374 millions de caisses vendues en 2007. Les vins australiens et italiens en profitent également, avec une plus forte progression depuis 2003.

Bordelais cette année, le salon annuel de Vinexpo s’est tenu à Hong Kong en 2008 où il se tiendra à nouveau en 2010. Le salon mondial des vins et spiritueux est donc particulièrement bien positionné pour suivre ce marché. Les taux de fréquentation des visiteurs en provenance d’Asie continuent à progresser et la crise ne semble pas devoir influer cette tendance. De Hong Kong en 2008 (+28,8 % de fréquentation des visiteurs asiatiques) à Bordeaux en 2009, la fréquentation des visiteurs professionnels en provenance d’Asie devrait continuer à progresser.

Source : Vinexpo & Vitisphère

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4. Les stratégies mises en oeuvre

Quatrième chapitre de cette étude commanditée par le Département Recherche du Hong Kong Trade Development Council auprès d’Actrium Solutions (HK). Ce document, en langue anglaise, sur la distribution et le commerce du vin à Hong Kong et en Chine est l’un des plus complets qui soit disponible gracieusement. Compte tenu de son intérêt , www.exporterduvinenasie.com a décidé de le traduire et d’en faire profiter les lecteurs qui ne parlent pas la langue de Shakespeare. Les différents chapitres seront publiés au fur et à mesure sur ce blog, restez connecté pour vous tenir informé des dernières publications.

L’intensification des efforts marketing
Pour les producteurs comme pour les marchands, l’organisation de sessions de dégustation reste le premier moyen de toucher les clients. Indépendamment de ces sessions qui ont lieu à intervalles réguliers, les salons professionnels offrent la possibilité de planifier l’activité commerciale pour l’année à venir. En Europe, les trois évènements de référence sont l’International Wine & Spirits Fair (LIWSF) de Londres, le salon Prowein de Düsseldorf et Vinexpo Bordeaux. Cette dernière manifestation tient par ailleurs une édition Asie Pacifique biennale, la dernière ayant eu lieu à Hong Kong en mai 2008. Ces relations suivies ont permis à Hong Kong de favoriser le commerce du vin sur cette région et de rester sur le devant de la scène internationale en tant que plateforme de distribution.

Par ailleurs, la Chambre de Commerce et d’Industrie (HKTDC) a organise le premier Salon International du Vin et des Spiritueux de Hong Kong (Hong Kong International Wine & Spirits Fair) en août 2008 conjointement au salon Food Expo. Cette première édition a accueilli des distributeurs, cavistes, producteurs et négociants ainsi que nombre de fournisseurs proposant des services liés à l’industrie du vin. Les exposants et visiteurs se sont majoritairement déplacés de Hong Kong et d’Asie mais aussi du monde entier. Avec cet évènement, le Hong Kong Trade Development Council s’est inscrit dans la logique de Hong Kong visant à créer une plateforme d’affaires et permettre aux exposants et visiteurs d’explorer les nombreuses opportunités offertes par la Chine et le marché asiatique.

La consolidation de la formation.
La connaissance est la base de toute nouvelle industrie et ceci est d’autant plus exact sur un domaine pointu tel que le négoce du vin. Sans une formation adéquate sur tous les aspects de ce marché, aucune fondation solide et durable ne peut être envisagée. La formation ouvre de nouveaux horizons de carrière pour de nombreuses personnes et ce quel que soit leur niveau de qualification. Une nouvelle catégorie de personnel qualifié à même de proposer ses services est nécessaire non seulement sur Hong Kong mais aussi en Chine continentale et dans les autres économies asiatiques. Les spécialisations sont diverses : sommeliers, journalistes, logisticiens, viticulteurs, professionnels du marketing et consultants spécialisés. A ce jour, l’organisme de référence est le UK’s Wine and Spirit Education Trust (WSET) dont la réputation précède toutes les offres du marché.

A Hong Kong, seul un organisme de formation propose le diplôme WSET tandis que huit autres offrent la possibilité de suivre ces mêmes cours jusqu’à un niveau assez élevé pour les amateurs de vin. Ces sessions de formation, principalement destinées aux consommateurs, leur apprennent à goûter et acheter. Ceci étant, une vraie marge de croissance existe pour les formations destinées aux professionnels du négoce, aux acheteurs ou encore aux sommeliers. A ce jour, une seule personne, certifiée par le « Court of Master Sommeliers », est à même de prodiguer un enseignement de haut niveau sur le continent asiatique. Le manque d’experts à même de dispenser des formations de haut niveau en accord avec les goûts asiatiques est donc criant, et ce, plus particulièrement pour tout ce qui concerne les ateliers et cours visant à accréditer les professionnels du négoce. 

Le développement des outils pour l’investissement.
Le succès de Londres est en grande partie lié au fait que la cité britannique est le quartier général de nombreux fonds d’investissements et de maisons de vente aux enchères liés à l’industrie du vin et, plus important encore, du London International Vintners Exchange (LivEx). En tant que plateforme de distribution et de commerce vin (WTDC), Hong Kong doit encourager le développement de tous les outils  afin de proposer une alternative aux investisseurs de Hong Kong et d’Asie. Ces outils comprennent : a) les fonds d’investissements proposés par des banques privées ou des fonds privés, b) les ventes par négociants de vins en primeur, c) les ventes aux enchères de grands crus et vins fins pour les acheteurs locaux étrangers. 

Bien que ces investissements soient encore peu courants, les fonds et l’achat en primeur offrent la possibilité d’investir sans trop de risque et procure une diversification intéressante du portefeuille de l’investisseur avec des perspectives de gain intéressantes. Selon les statistiques 2007, l’index LivEx 100 offre à lui tout seul des perspectives de 43% de gain sur 12 mois tandis que le FTSE 100 ou encore le S&P 500 n’offrent respectivement que 5 et 4,9% pour la même période (NDLR : ces estimations ont été effectuées avant la crise, néanmoins, le succès rencontré par les récentes ventes aux enchères sur Hong Kong tend à prouver que cet investissement est encore l’un de ceux qui se tient le mieux dans le contexte économique actuel). Avec de telles prévisions de retour, l’investissement dans ce domaine est une option particulièrement intéressante. Les fonds d’investissements dans le domaine du vin fonctionnent de manière traditionnelle avec un plancher minima de l’ordre de 100.000 € tandis que certains atteignent 5.000.000 €. Les « futurs » vins permettent à certains investisseurs de commencer à des niveaux plus raisonnables (à partir de 5.000 €) et apprécier la progression de leur portefeuille.

La clientèle asiatique souhaite plus que jamais disposer d’outils alternatifs pour gérer la croissance de son patrimoine. De fait, les fonds d’investissements internationaux dirigés par des établissements étrangers ont d’ores et déjà établi de solides bases en Asie. La disponibilité et la connaissance progressive de ces fonds conduira à un transfert important de ces activités sur Hong Kong dans un délai assez court.

Source : Hong Kong Trade Development Council
Prochain chapitre : Les bénéfices économiques

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3.(suite) Hong Kong, future plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin ?

Suite du troisième chapitre de cette étude commanditée par le Département Recherche du Hong Kong Trade Development Council auprès d’Actrium Solutions (HK). Ce document, en langue anglaise, sur la distribution et le commerce du vin à Hong Kong et en Chine est l’un des plus complets qui soit disponible gracieusement. Compte tenu de son intérêt , www.exporterduvinenasie.com a décidé de le traduire et d’en faire profiter les lecteurs qui ne parlent pas la langue de Shakespeare. Les différents chapitres seront publiés au fur et à mesure sur ce blog, restez connecté pour vous tenir informé des dernières publications.

Les faiblesses de Hong Kong
De prime abord, Hong Kong semble disposer de tous les ingrédients pour devenir la plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin. Cependant, les autres concurrents asiatiques à ce titre ne doivent pas être sous estimés. De fait, Hong Kong pourrait éventuellement échouer dans sa mission de conquête du marché si des moyens adéquats ne sont pas mis en place pour s’affranchir de quelques obstacles.

1. Bref historique dans le commerce du vin comparé à Londres.
Hong Kong dispose d’un pool significatif de négociants, lesquels disposent d’une solide connaissance du vin et de sa distribution sur un plan international. Toutefois, cette expérience du marché du vin fin reste embryonnaire comparée à celle de Londres en la matière. En effet, la cité britannique dispose d’une expertise multiséculaire et d’un exceptionnel tissu relationnel avec les producteurs et les négociants du monde entier. Dans le monde viticole, Londres fait clairement autorité en termes d’évaluation, de formation et reste la référence en matière d’indexation du cours des vins. De fait, la réputation de Londres ne s’est pas faite du jour au lendemain …

2. Le premier avantage pris par Singapour.
Au début de ce siècle, Hong Kong a essayé de s’imposer comme plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin mais l’éclatement de la bulle Internet en 2000 et l’épidémie de grippe aviaire en 2003 ont sérieusement freiné son développement économique en la matière. Singapour a tiré avantage de cette situation sans réelle concurrence sur le marché asiatique et bénéficie maintenant d’une solide réputation. Par ailleurs, Singapour peut également capitaliser sur le salon Wine for Asia qui n’en est pas à son coup d’essai, Hong Kong a donc affaire à fort parti.

3. Une expertise limitée dans le domaine du vin.
La distribution du vin est une industrie aux multiples facettes et son succès dépend de nombreux secteurs adjacents. Hong Kong doit apprendre à coordonner de multiples activités : hôtellerie, restauration, logistique et stockage sans parler des séminaires, conventions et autres salons ou de tous les autres services qui gravitent autour de l’industrie viticole. Singapour a, depuis longtemps, reconnu le besoin de former une génération d’experts du vin pour soutenir le développement régional de cette industrie. Depuis plus de dix ans, le Centre d’Education et de Formation de l’Association Hôtelière de Singapour (Singapore Hotel Association Training and Education Centre) développe des programmes spécifiques destinés au secteur hôtelier et à tous les services de premier rang. Singapour dispose donc d’une main d’œuvre expérimentée pour tout ce qui touche de près ou de loin le commerce du vin, Hong Kong ne peut pas en dire autant dans l’immédiat. De fait les fondations ne sont pas encore suffisamment établies pour soutenir le développement de Hong Kong même si les choses bougent très rapidement. Hong Kong a clairement besoin d’experts en logistique, d’œnologues, de consultants, de formateurs, de sommeliers, de viticulteurs sans parler de main d’œuvre de premier rang.

Le positionnement de Hong Kong
Après avoir étudié les forces en présence et évalué les avantages et les inconvénients de Hong Kong, il est clair que son positionnement doit être différent de Singapour et ne pas se limiter à la logistique. Hong Kong doit s’orienter principalement sur le commerce, le marketing et l’investissement, secteurs qui enregistrent les plus fortes valeurs ajoutées et pour lesquels Hong Kong dispose de solides atouts. Hong Kong a toutes les chances de prendre une position de leader à condition de respecter les trois points suivants :

1. Un centre de commerce et d’investissement.
Une connaissance du vin qui s’améliore de jour en jour, un système financier particulièrement bien établi, une libre circulation de l’information et des biens … Hong Kong dispose d’une image flatteuse en tant que place mondiale de l’économie libre. Ceci est un avantage non négligeable pour se positionner en tant que plateforme asiatique de distribution et de commerce du vin.

2. Un centre d’exposition et de marketing.
Le nombre significatif de professionnels du marketing, le niveau de connaissance de certains experts et la remarquable expérience de Hong Kong en matière d’organisation de salons professionnels sont autant d’atouts pour relever ce challenge.

3. Un centre de stockage et de distribution.
La position géographique privilégiée de Hong Kong, son aéroport ultra moderne, ses infrastructures de transport adaptées, ses procédures douanières simplifiées et l’efficacité globale de son management comptent également parmi les points forts de la cité.

Source : Hong Kong Trade Development Council
Prochain chapitre : Les stratégies mises en oeuvre

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