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Hong Kong découvre de nouveaux cépages

 

La cave du restaurant Ming Court (deux étoiles Michelin), de l’hôtel Langham Court de Hong Kong, répertorie plus de 400 vins

En juin 2010, des professionnels du monde entier se sont retrouvés dans la vallée du Rhône pour assister au premier Symposium International du Grenache. L’objectif de cette réunion était de débattre autour du Grenache et de créer un projet pour le futur de ce cépage, l’un des cépages les plus répandus au monde. Les producteurs de la région avaient ainsi décidé de se regrouper sous la présidence de Steven Spurrier, expert en vin et éditeur du magazine Decanter, et de Michel Bettane, premier critique de vins français, co-auteur du Grand Guide des Vins de France.

« C’est probablement l’un des meilleurs vins pour accompagner un repas », déclare Eddie McDougall, viticulteur ausein de l’unique winery de Hong Kong, 8th Estate. Ce dernier est en train de mettre la touche finale au premier vin fait uniquement à partir d’un cépage de Grenache, et utilise des vignes de 90 ans d’âge – une occasion à ne pas manquer, assure-t-il. Positionné sur le haut du marché, ce vin qui accumule le sucre se marie donc très bien avec beaucoup de plats et soupes chinoises.

Changer les habitudes
La popularité croissante des vins du Nouveau Monde à Hong Kong est en train de susciter l’intérêt pour les cépages et leurs différentes caractéristiques. Ceux qui étaient à l’origine attirés par les vins français commencent aussi à chercher autre chose que le Bordeaux et à s’initier aux spécificités des cépages. « La plupart des gens peuvent lister leurs vins préférés pour chaque pays, observe Ross Chan, d’Asia Vintners Ltd. En tant que rebelle du vin, je compte introduire davantage de cépages et de mélanges sur le marché, car il y a de plus en plus d’amateurs qui sont fatigués de boire toujours le même vin. ». Tant Eddie McDougall de 8th Estate que M. Chan prévoient que ce seront les vrais amoureux du vin qui s’écarteront du chemin du Cabernet Sauvignon, du Shiraz et du Pinot Noir – déjà perçus comme des choix audacieux à Hong Kong – pour essayer du Grenache ou du Tempranillo. Mais les deux spécialistes se réjouissent de voir que le marché élargit son offre.

Au Langham Place de Hong Kong, un hôtel 5 étoiles de Kowloon, l’expert en vin, Zach Yu, supervise la réalisation de l’une des plus grandes caves de la ville. Elle référence actuellement plus de 400 vins, et Zach Yu est à la recherche d’une marque belge faite à partir de cerises plutôt que de raisins. La cave est aménagée au sein du Ming Court, le restaurant chinois (deux étoiles au guide Michelin) de l’hôtel, et propose un modèle différent du service traditionnel du sommelier. Les clients peuvent d’abord sélectionner leur vin, puis avoir un menu conçu sur-mesure pour accompagner celui-ci. « Nous devons attiser l’intérêt en essayant des nouveaux concepts, pour faire évoluer le choix des clients, très restreint à ce jour », assure Zach Yu, « d’autant plus que les chinois sont plus susceptibles de se laisser tenter par une bouteille hors de prix que les clients occidentaux. »

L’indispensable éducation
Les Chinois ont l’habitude d’opter pour des châteaux prestigieux, à l’instar de Lafite ou Haut Brion, et le but de Zach Yu est de faire évoluer cette inclinaison. Il n’a pas écarté les propositions risquées et a inscrit à la carte des vins un Pinotage premium par De Waal, d’Afrique du sud, proposé à environ 40 €. Pinotage est en général un choix mal reçu à Hong Kong car perçu comme bas de gamme. Le Malbec argentin, un autre cépage qui “monte”, sera parfait, selon lui, avec des plats chinois hivernaux. Kyoho, Lemberger et Carmenere sont d’autres cépages originaux rarement vus sur d’autres cartes. Zach Yu ne lésine pas sur les informations pour réussir son pari de séduire, et d’éviter la confusion, lors de la commande. A chaque vin sont associés un numéro de commande, une description, un prix, l’année de production, et surtout la note décernée par le Wine Spectator – accorder ces notes est très tendance à Hong Kong, où l’on est attentif au statut social. Alors que les vins du Nouveau Monde sont classés par cépage, Zach Yu liste toujours les vins européens par régions, et est même en train de réaliser un coffret de démonstration avec des échantillons des sols, car toute information est un bonus. « S’ils ne connaissent pas le cépage, peut-être sont-ils familiers avec le calcaire », sourit Zach Yu.

La région contre le cépage
Hervé Leroux a fondé Sino-Vantage Asia Ltd il y a plus d’une décennie, en se concentrant sur l’importation de vins français. Estimant que des événements comme la Journée Internationale du Grenache sont trop largement ciblés pour avoir un impact significatif, il pense que les consommateurs connaissent davantage les régions que les cépages, particulièrement lorsqu’il s’agit de vins européens. Le Français suit de très près les tendances du marché pour anticiper la prochaine mode. La multiplication des restaurants italiens milieu – haut de gamme a entraîné un intérêt pour les vins italiens et une soif de connaissances à leur sujet, et Sino-Vantage a introduit une sélection italienne pour s’adapter à ce qu’il perçoit comme une nouvelle envie. Mais le vin italien, comme beaucoup d’autres vins européens, s’est souvent avéré difficile à vendre à Hong Kong. Les régions sont nombreuses, souvent petites, l’approvisionnement irrégulier, les noms imprononçables, les labels compliqués. Toutefois, les Super Toscans ont eu un bon impact sur le marché, en élargissant le marché du vin au-delà des Barolo et des Barbaresco. Mais le vin doit offrir un bon rapport qualité-prix, être de grande qualité et raconter une histoire intéressante pour être bien vendu à Hong Kong, assure Hervé Leroux. « Le cépage fait certes partie de cette histoire, dit-il, mais pour nous, ce n’est pas la plus importante. Nous vendons du vin Gavi di Gavi d’Italie. Combien de personnes connaissent le cépage Cortese ? »

Au-delà de Bordeaux
Vendre des nouveaux vins demande du soin, voire de la dévotion, et des vendeurs expérimentés pour assurer leur succès. « Eduquer le consommateur est la clé », affirme Annabel Jackson, auteur, formatrice et consultante en vin et cuisine basée à Hong Kong. « Mettez une bouteille de vin en face de quelqu’un et expliquez-lui, alors il aimera », déclare-t-elle, en ajoutant que le facteur éducation est largement sous-exploité sur les salons professionnels, alors que les dégustations, voie d’apprentissage traditionnelle, sont trop souvent considérées comme « trop cérémonieuses. ». Les cépages présentant le plus fort potentiel sont ceux se mariant bien avec la cuisine chinoise, estime Annabel Jackson. Elle cite comme favoris les vins italiens présentant une « acidité décente », le Malbec, le Syrah, et les Pinot Noir d’Amérique du nord. « Une fois que vous êtes sortis du Bordeaux, assure-t-elle, le monde est à vous. »

Source : Hong Kong Trader

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Bettane & Desseauve : 1e édition du Grand Tasting Hong Kong.

En complément de la 4e édition du « Grand Tasting Paris » qui aura lieu au Carrousel du Louvre les 4 et 5 décembre prochains, Bettane & Desseauve annonce son premier développement international avec la création du « Grand Tasting Hong Kong » du 4 au 6 novembre 2009 au cœur de la 2e édition de la « Hong Kong International Wine & Spirits Fair ».

La spécificité du Grand Tasting Paris est de réunir des domaines qui ont tous en commun d’avoir été sélectionnés par le guide Bettane & Desseauve. Ce concept unique offre aux visiteurs une garantie d’homogénéité quant à la qualité des vins présentés. C’est cette même exigence qui donne à l’évènement sa légitimité de salon des grands vins européens en France comme à l’étranger. Ce même concept va être décliné sur Hong Kong par Bettane & Desseauve sous la forme d’un pavillon Grand Tasting au sein du Salon International des Vins et Spiritueux de Hong Kong (Hong Kong International Wine & Spirits Fair).

Mais au-delà du regroupement des exposants français sous un même label de qualité, Bettane & Desseauve prévoit également une rencontre privilégiée avec tous les acteurs du marché asiatique du vin à travers des sessions de dégustation, des Master Class, des déjeuners « business matching » et même un dîner de gala organisé pour la circonstance. La promotion et l’organisation de cet évènement sera faite en France et à Hong Kong grâce à un accord pris avec Simon Tam, l’une des personnalités les plus influentes sur le marché asiatique du vin. Outre ses fonctions de directeur de l’Independent Wine Centre (Shanghai, Hong Kong et Macau), Simon Tam écrit dans de nombreux journaux et quotidiens dont le South China Morning Post et a été nommé « meilleur consultant » du marché asiatique par Wine Business International en juin 2007.

Thierry Desseauve déclare « Le Grand Tasting Hong Kong est la première étape du développement de nos activités sur le continent asiatique, à titre d’exemple, l’intégralité des notes et des commentaires édités dans le Grand Guide des Vins de France depuis son origine sera prochainement disponible en ligne en chinois traditionnel et simplifié ». De fait, l’ambition de Michel Bettane et Thierry Desseauve est de renforcer leur image de portes paroles des grands vins européens en dehors de nos frontières. « Nous avons été approchés par une entreprise taïwanaise spécialisée dans les contenus académiques qui souhaitait publier nos notes et commentaires pour répondre à l’intérêt croissant des amateurs asiatiques. L’accord a été rapidement trouvé et la mise en ligne du contenu s’effectuera courant octobre soit juste avant le Grand Tasting Hong Kong. Il est capital que les vins français prennent la place qui leur revient sur ce marché » renchérit Thierry Desseauve.  

Journalistes de métier, Michel Bettane et Thierry Desseauve livrent les suppléments vins « clefs en main » de grands magazines tels que Le Monde, Le Monde 2, L’Express ou encore Le Journal du Dimanche. Ils viennent par ailleurs de prendre en charge toute la partie dégustation de « Terres de Vins » dont le premier numéro sortira en septembre. Michel Bettane et Thierry Desseauve sont sans aucun doute les dégustateurs les plus légitimes pour parler de l’excellence française et européenne dans le monde, Robert Parker n’a-t-il pas déclaré que : « Michel Bettane est le plus grand critique européen » ?

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Les français à l’export ou quand les enveloppes nationales ne sont pas utilisées !

Même si le dynamisme de certains acteurs de la filière vitivinicole mérite d’être souligné, force est de reconnaitre que le réflexe export n’est pas encore acquis pas le plus grand nombre. Si l’on sait que les vins du Nouveau Monde appartiennent pour la plupart à des consortiums géants qui disposent de solides moyens en matière de promotion, que dire alors des producteurs italiens ou espagnols dont la volonté s’affirme jour après jour ?

Au-delà de quelques problèmes culturels, ce ne sont pourtant pas les moyens qui manquent malgré ce que tout un chacun pourrait éventuellement affirmer pour justifier sa démarche timide à l’export. Volontariat International à l’Etranger (VIE) par Ubifrance, assurance prospection par Coface ou encore OCM par Viniflhor, combien de producteurs connaissent vraiment les aides dispensées à la filière ? Et l’on ne peut même pas dire que les démarches soient compliquées … ce serait trop facile !

Dans un récent communiqué, Vitisphère rapportait l’inquiétude de Marianne Fischer Boehl qui s’inquiétait de la très faible consommation des fonds accordés aux états membres au titre de l’enveloppe nationale dans le cadre de l’OCM. « A fin mai, c’est-à dire à la mi- parcours de la première année de la réforme, les états membres n’ont en moyenne dépensé que 20% de leur enveloppe nationale. Certains n’ont encore rien dépensé » s’est alarmé la commissaire européenne chargée de l’agriculture et du développement rural. Et d’ajouter : « A ceux qui ne sont pas encore dans les starting blocks, je dis lacez vite vos chaussures de course et partez. C’est à tous les acteurs du secteur de faire des projets pour utiliser au mieux ces fonds. Et je pense essentiellement aux programmes de promotion. Alors creusez vous pour trouver plus d’idées pour utiliser cet argent »

Vinexpo Bordeaux n’a fait que confirmer que les marchés asiatiques seraient les premiers à redémarrer, ceux qui se positionnent dès maintenant seront indiscutablement les premiers servis. Certains l’ont déjà compris et enregistrent des débuts prometteurs, quant aux autres … ils ne pourront pas dire qu’ils n’avaient pas été prévenus. A moins que l’on ne continue à penser que la supériorité du vin français est tellement évidente que les acheteurs asiatiques vont naturellement venir à nous ! Mais il est largement permis d’en douter …

Sources : www.exporterduvinenasie.com et Vitisphère

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Château Lafite veut produire un “cru d’exception” en Chine

Les domaines Barons de Rothschild (DBR), propriétaires du prestigieux Château Lafite, viennent d’annoncer leur intention de produire un grand cru en Chine dans la péninsule du Shandong (est).

Le vignoble de 25 hectares en coteaux, situé près de la ville de Penglai, sera développé avec le groupe public chinois CITIC. “De toutes les régions chinoises prospectées par les techniciens de DBR (Lafite), cette péninsule s’est révélée être la plus prometteuse à la production d’un grand vin, tant du point de vue climatique que géologique”, précise le communiqué diffusé par le groupe. “Je suis très heureux de développer un projet viticole dans un pays dont l’intérêt pour les grands vins va chaque année croissant. Participer à la création d’un cru d’exception chinois est une aventure particulièrement passionnante”, a déclaré le responsable des Domaines Barons de Rothschild (Lafite), le Baron Eric de Rothschild. La région de Penglai, parfois surnommée le “Bordelais chinois” car elle se situe à peu près à la même latitude que Bordeaux, a connu ces dernières années un développement de sa viticulture, grâce à l’arrivée de groupes étrangers. Une récente étude publiée par Vinexpo annonce que la Chine est entrée en 2008 dans le club de dix premiers consommateurs de vin et devrait devenir l’un des premiers producteurs mondiaux de vin au cours des 50 prochaines années. En 2008, 90% des vins consommés en Chine étaient des vins locaux. Outre le Château Lafite Rothschild, les Domaines Barons de Rothschild (Lafite) gèrent en France de prestigieux domaines, comme le Château l’Evangile, le Château Rieussec et le Château Duhart-Milon à Bordeaux ou le Château d’Aussières en Languedoc. Ils sont également présents au Chili et en Argentine.

Source : Vitisphère

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Ils plaquent tout pour aller vendre du vin en Chine

Barbara et Frédéric Choux

Barbara et Frédéric Choux

Nous avons retrouvé cet article du Journal du Net daté de septembre 2007. Ce n’est certes pas une news de première fraicheur mais il est intéressant de noter que ce couple de pionniers de la distribution du vin français en Chine signalait déjà : “les opportunités pour le vin français sont incroyables” à une période ou les droits de douane n’avaient pas encore été abolis à Hong Kong. Par ailleurs, l’article fait état de prix de vente de 4,6 à 8,8 € avec une montée en gamme, il existe donc bien un marché entre “l’ultra premium” des ventes aux enchères et le vin à 1 € ! Peut être recevrons nous prochainement des nouvelles de Barbara et Frédéric Choux ?

“Avec mon épouse Barbara, nous avons toujours été passionnés par le vin” explique Frédéric. “J’ai fait toutes mes études dans le Bordelais”. Au bout de 8 ans dans l’audit financier à Paris, Frédéric plaque tout et décide de lancer son entreprise de distribution de vin. Le secteur étant totalement bouché en France, le couple part s’installer en Chine. “Ce pays nous semblait le marché le plus prometteur. Alors qu’en France on boit en moyenne 50 litres de vin par habitant, les Chinois n’en boivent pour l’instant que 0,45 litre !” justifie Frédéric.

Une implantation stratégique loin des mégalopoles
Ils choisissent un point de chute plutôt original : Dalian, une ville “moyenne” (7 millions d’habitants), à une heure d’avion à l’est de Pékin. “C’est un peu une “Côte d’Azur” chinoise” sourit Frédéric. Mais Dalian est surtout un endroit stratégique : c’est le troisième port de Chine. “Nous voulions éviter la concurrence frontale avec les grosses boîtes installées à Shanghaï ou Pékin”. Malgré leur implantation atypique, ces marchés sont facilement accessibles.

Miser sur la qualité
Les vins importés sont exclusivement français. “Nous avons plus de 40 vins à notre carte, soigneusement sélectionnés auprès de producteurs que nous connaissons personnellement” garantit Frédéric. Les bouteilles sont acheminées en Chine en bateau réfrigéré à 15°C pour conserver la qualité intacte. Si le couple a commencé à distribuer ses produits auprès de particuliers, le chiffre d’affaires est aujourd’hui réparti à peu près également entre la grande distribution (Carrefour et Auchan), l’hôtellerie restauration haut de gamme, les entreprises et les particuliers. “Le secteur corporate est particulièrement intéressant car on nous commande souvent de grandes quantités pour des banquets ou des cadeaux d’entreprise. Pour la fête nationale, qui a lieu le 1er octobre, nous devons par exemple livrer 900 bouteilles dans 23 villes différentes”. Les prix vont de 46 à 888 yuans (4,6 euros à 8,8 euros). C’est certes un peu cher pour le Chinois de base, mais pas pour la classe moyenne grandissante. “On remarque que les Chinois montent en gamme au fur et à mesure qu’ils apprennent à connaître le vin. Les gens nous posent des questions de plus en plus précises, et certains sont de vrais connaisseurs” atteste Frédéric.

De la promotion gratuite !
Il y a certes une forte concurrence, mais ses produits bénéficient indirectement de toutes les campagnes de promotion du vin en général. “Plus les Chinois connaîtront ce produit, et plus la consommation va augmenter”. Même le gouvernement leur facilite la tâche : il encourage les Chinois à se détourner de l’alcool de riz (qui titre 50° !), et à adopter des alcools meilleurs pour la santé.

Des routes en état pitoyable
Le gros problème reste la logistique. La Chine est un pays immense : “On doit acheminer des produits assez fragiles sur des routes parfois mal entretenues. Sur la côte est, ça va, mais dès qu’on va un peu à l’intérieur du pays, c’est une catastrophe”. Sans compter les tracasseries administratives lors du passage d’une province à une autre. “Toutes ces formalités prennent beaucoup de temps. On peut mettre 7 jours à envoyer une bouteille à l’autre bout de la Chine, alors que nos clients réclament des délais de livraison de plus en plus rapides” se plaint-il. Frédéric et Barbara n’ont pas encore eu le temps de profiter vraiment de leur vie chinoise. “En 3 ans, on n’a pris qu’une semaine de vacances” explique Frédéric. “Il faut tout le temps serrer des mains, distribuer des cartes de visite, organiser des dégustations…” Mais il voit l’avenir en rose : “les opportunités pour le vin français sont incroyables”.

Frédéric Choux : fondateur du site DCT Wines

Frédéric Choux - Fondateur de DCT Wines

Son profil   
Age : 33 ans (à l’époque de l’article ;-) )
En Chine depuis : octobre 2004
Création de l’entreprise : avril 2005
Effectifs : 22 personnes, dont 5 Français

Source : Le Journal du Net

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Champagne d’exception : cuvée spéciale année du Buffle.

En Chine, chaque année est marquée du sceau d’un animal. Cette année, nous entrons donc dans l’année du buffle. Pour cette raison, les champagnes Pommery ont concocté une cuvée Louise rosée 2000. Attention série limitée. Cette cuvée est la quintessence du savoir-faire œnologique du chef de cave des champagnes Pommery.

Ce très grand champagne trouve son équilibre dans l’assemblage de pinot noir d’Aÿ, chardonnays d’Avize et de cramant, soit rien moins que trois grands crus de la Champagne. Après un vieillissement dans les crayères Pommery, la cuvée Louise dévoile une robe aux teintes rose tendre pâle et légèrement ambré, signe d’une belle maturité et d’une grande délicatesse. On reconnaîtra un arôme de fraise des bois associés à des fruits blancs comme la pêche de vigne et la pomme.

Pour fêter l’année du buffle, la bouteille est présentée dans un coffret de bois laqué précieux – laque Chine rouge. Il n’en existe que 200 exemplaires.

Source : Trésors du Goût www.tresors-du-gout.fr

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Frédéric Beerens : Hong Kong, centre de l’Asie

Frédéric Beerens est le «Monsieur Asie » du champagne Gosset et du cognac Frapin. Fort de son expérience dans cette partie du monde, il nous explique, sans langue de bois, les rouages de ce marché, dans ses bons comme dans ses mauvais côtés…

R. V. I. : En tant que représentant de deux prestigieuses marques françaises en Asie, quel regard portez-vous sur l’élan asiatique de cette dernière décennie ?

Frédéric Beerens : La région est principalement tirée par la Chine où le cognac et le champagne ont encore de belles perspectives. Le champagne peut encore progresser dans tous les pays d’Asie, sauf peut-être au Japon où il a atteint le plafond. Dans ce même pays, les ventes de cognac sont désespérantes et personne ne sait comment redresser ce marché qui était si florissant. On n’a jamais vendu autant de cognac que lorsque le VSOP était à 12 000 yens et le XO à 40 000 ! Dès lors qu’ils coûtent respectivement 2 500 et 8 000, on n’en vend plus ! L’image est vieillissante. Dans la plupart des bars que fréquentent les jeunes, on trouve des centaines de whiskies, vodkas, liqueurs… et une bouteille de cognac ! Les Cognaçais n’ont peut-être pas saisi leur chance en évitant les millésimes et les indications d’âges simples ! Cette arrogance leur a coûté le marché taïwanais, où les malts font un malheur. L’atteste la réflexion des importateurs aujourd’hui : « Vous nous vendez un cognac 20 ans d’âge au même prix qu’un XO dont vous nous disiez qu’il avait 30 ans ! »

R. V. I. : Quelles sont, selon vous, les orientations du marché en Asie dans les années à venir ? Observe-t-on des tendances selon les pays, selon les critères sociaux ou autres ?

F. B. : En Chine, la consommation d’alcool et de vins importés ne représente qu’une toute petite part. Il faut que ce marché se développe naturellement au niveau du goût en proposant, au début, des produits davantage sucrés. N’oublions pas qu’au Japon, il y a 25 ans, les tendances étaient pour les vins doux d’Allemagne et les rosés d’Anjou. Pour le champagne, cela prendra du temps en Chine, mais il y a trois problèmes : les Chinois n’aiment pas le blanc, ni le sec, ni les bulles. Mais ça va évoluer. Imaginons que les femmes se mettent à aimer le champagne comme ça a été le cas au Japon ! Pour Gosset, nous adoptons une stratégie d’attente en Chine, ce qui signifie que nous laissons les grandes marques faire le travail de base.De notre côté, nous mettons l’accent sur la haute gastronomie, les hôtels, et sur les caves à vins. La restauration indépendante se développe énormément et c’est notre chance. Les marchés évoluent, le consommateur cherche autre chose que « les étiquettes ». Donnons comme exemple l’Australie, un marché dont je m’occupe aussi, où nous avons fait de belles percées en axant sur le haut de gamme. Lorsque j’y passe dix jours, je n’entends plus parler des grandes marques et ça fait du bien. Côté cognac, il se vend en Chine surtout dans trois secteurs : il y a le marché de la nuit (night-clubs, karaokés), le marché cadeau (fête de la Lune, Nouvel An chinois), puis les restaurants et les banquets. Pas les bars ni les pubs ! Enfin, le Chinois ne boit pas chez lui. Toutefois le marché cadeau fonctionne, mais il est risqué. Il faut inclure en plus de la bouteille des cadeaux tels des verres, des miniatures ou autres. Ainsi, si la présentation n’est pas bien étudiée, on risque de se retrouver avec un grand stock de coffrets qu’il est impossible d’écouler l’année suivante.

R. V. I. : On parle souvent de la difficulté à commercer avec les Chinois. Qu’en est-il réellement ? Sont-ils fiables ? Quelles sont les précautions à prendre ?

F. B. : La Chine est de plus en plus ouverte, on y fait des affaires comme ailleurs. Mais il faut être réaliste, le temps des joint-ventures est fini. Elles se sont souvent traduites en « joint-adventures » ! Au passage, soulignons quand même que les grands importateurs de vins et spiritueux en Chine sont souvent plus flexibles que ceux du Japon. Aux USA, j’ai connu dans toutes les sociétés où j’ai travaillé de grandes difficultés de règlement avec des procès coûteux. Jamais en Chine ! Concernant la corruption, elle est toujours là mais les autorités essayent de la combattre avec beaucoup plus de rigueur qu’aux Philippines, en Indonésie ou en Thaïlande par exemple. Et puis, on ne peut pas supprimer du jour au lendemain la contrebande. Le plus grand problème est l’imitation des carafes, et même Frapin y a été confronté.

R. V. I. : Vous êtes posté à Hongkong, marié à une Hongkongaise, est-ce un plus pour appréhender ce marché, cette culture asiatique ?

F. B. : Hongkong est vraiment le centre de l’Asie. On s’y installe facilement, on est près de tout, mais ça coûte cher. Mon épouse m’aide beaucoup sur des marchés comme la Chine et Taiwan et nous voyageons régulièrement ensemble. C’est un plus.

R. V. I. : Après Hongkong, c’est Macao qui devient un port franc en matière de vins. Y a-t’il concurrence entre ces deux zones ?

F. B. : Macao, après des décennies sans véritable progrès et une image douteuse, a surtout explosé à cause de ses nouvelles licences de casinos qui la mettent au niveau de Las Vegas. Mais les hôtels sont vides en semaine, et durant les week-ends ça commence à se calmer. On se demande s’ils ne vont pas trop vite. Macao a besoin de développer des activités de salons, d’expositions, de conférences, de voyages incentive. Mais maintenant, qui souhaite emmener ses employés dans un centre de jeux, de massages et de prostitution ? Pour l’instant, ce sont les Chinois de Chine, c’est tout. Un de nos concurrents y a ouvert un bar à champagne mais on y boit surtout de la bière ! Bref, Hongkong a peu à craindre de Macao… et Macao de Hongkong tant que cette dernière n’a pas de casinos… En revanche, Singapour pourrait poser des problèmes à Macao dès l’ouverture de nouveaux casinos…

 

 

Source : La Revue Vinicole Internationale

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GRM : un virage vers l’export.

Développement, investissements, campagne de communication : GRM sort du silence pour se positionner comme l’un des négociants majeurs de la place de Bordeaux. Avec 14 millions de cols par an, l’export se devait d’être envisagé sérieusement.

GRM a été créée en 1970 par Jacques Guiraud, Marcel Marbot, courtiers en vins, et Jean Raymond, comptable. À l’époque, l’entreprise était spécialisée dans le vrac. La première évolution importante date de 1988, année où GRM est reprise par les fils des fondateurs : Frédéric Guiraud, François Raymond et Pierre Marbot.

Afin d’améliorer l’image de l’entreprise, Bertrand Ravache, actionnaire majoritaire depuis un an, a décidé de valoriser son savoir-faire par le faire savoir en demandant à l’agence I.D Vins de  plancher sur son image. Un nouveau logo a été créé cette année et une campagne grand public est prévue pour fin 2009. Autre signe de modernité : la refonte du site internet, qui devrait être opérationnel en janvier.

Inexistant au niveau de l’image, GRM était absent de Vinexpo Asie-Pacifique pour ne pas être noyé dans la masse, mais c’était l’une des quelques sociétés françaises présentes au récent Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine & Spirits Fair). Un choix que Christelle Lentignac-Ravache, responsable marketing et communication, ne regrette pas : « Nous y sommes allés au culot, explique-t-elle, avec un stand ad-minima. Nous avons repris contact avec des importateurs chinois rencontrés ici dans le cadre d’une mission économique organisée par la Chambre de Commerce. Nous avons signé plusieurs contrats, une première commande de 30.000 bouteilles est partie, d’autres containers vont suivre. »

L’équipe GRM lors du Salon International des Vins & Spiritueux de Hong Kong (HK International Wine Fair).

La stratégie export passe par l’arrivée de Leila Boulanger, qui a créé le service en avril dernier. Elle vient du textile, ne connaissait rien au vin mais son tonus et sa volonté de relever le challenge, sans a priori, commencent à donner des résultats. Un recrutement est en cours pour le grand export, et des contacts ont été pris avec un importateur américain lors de la London Wine Fair, où GRM était venue en simple visiteuse. Déjà présente en Belgique, en Allemagne, en Polynésie, l’entreprise veut développer ses parts de marché, avec notamment la création d’un bib spécial export qui sortira début 2009, sous un nom de marque encore à l’étude.

Source : Revue Vinicole Internationale

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